Ébal Ier de Challant

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Ébal ou Iblet Ier de Challant (italianisé en Ebalo I di Challant) surnommé Ebal le Grand (Magno ou le Gran Viscomte) (mort à Challant en 1323). Noble valdôtain de la Maison de Challant qui fut le dernier vicomte d’Aoste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Godefroi Ier de Challant vicomte d’Aoste et de Béatrice de Genève. À la suite de la mort de son père en 1265 puis de celle de son oncle paternel Aymon (III), décédé en 1277 sans héritier male, il hérite de la vicomté d’Aoste et des fiefs de Challant, Graines, Ussel, Fénis et Saint-Marcel.

Il épouse en première noce Alasia de Montjovet, de laquelle il reçoit en dot le 25 novembre 1261 les fiefs de Chenal, Saint-Vincent et une partie de Montjovet.

L’activité d’Ebal le Grand couvre une cinquantaine d’années. Bien qu’il serve fidèlement le comte Amédée V de Savoie, il demeure toutefois proche des marquis de Montferrat qui sont les grands rivaux de la Maison de Savoie en Piémont. C’est ainsi qu’en 1280, il intervient pour obtenir la libération de Guillaume VII de Montferrat. Il gardera toujours des contacts amicaux avec cette seigneurie rivale des comtes de Savoie en Piémont. En 1297, Jean Ier de Montferrat le créera même Lieutenant-Général du Montferrat. Ce dernier n'hésite pas à le nommer « carissimum consanguineum meum » [1]

En 1281, il conclut un accord de défense avec les nobles et les bourgeois de la Ville d’Aoste et en 1300 il fait de larges concessions au couvent de Verrès. En 1310 il accorde des franchises aux habitants de Saint-Vincent.

Le 25 septembre 1295 il renonce avec son fils aîné à la charge de vicomte d’Aoste, possédée par sa famille depuis le début du XIe siècle, en faveur de la Maison de Savoie. Il reçoit en échange les terres de la seigneurie de Montjovet qu’il ne contrôlait pas encore. Depuis cette époque la Maison de Savoie exerça exclusivement le souveraineté dans la Vallée d’Aoste, mais comme le comte de Savoie n’y résidait pas, il la fait administrer par son représentant désigné sous le titre de bailli ou podestat.

Après la mort d’Ebal le Grand une querelle éclate entre ses héritiers. Par son testament du 23 mai 1323 il avait en effet divisé ses possessions entre ses fils : Pierre, Jean, Boniface et Jacques et ses deux petits-fils : Ebal II et Aymon, nés de son aîné Godefroi II, mort quelques années auparavant.

Le conflit dure jusqu’en 1337 et ne se termine que lorsque les fils d’Ebal concèdent aux deux petits-fils les fiefs d’Ussel et de Saint-Marcel à Ebal II et le fief de Fénis à Aymon.

Unions et postérité[modifier | modifier le code]

  1. Alasia de Montjovet, fille de Philippe de Montjovet
  2. Catherine de Clermont, fille de Godefroi de Clermont en Savoie

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Aimé-Pierre Frutaz Fonti per la storia della Valle d'Aosta Ed di Storia e Letteratura, Rome (1966).Réédition en 1997 (ISBN 8886523335) p. 58.

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Alessandro Barbero Valle d'Aosta medievale Liguori Editore, Naples (2000) (ISBN 8820731622).
  • (fr) Abbé Joseph-Marie Henry, Histoire populaire religieuse et civile de la Vallée d’Aoste. Imprimerie Marguerettaz, Aoste (1929) réédition en 1967 , p. 147-148.