Yves Martin (écrivain)

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Yves Martin
Description de cette image, également commentée ci-après
Yves Martin par Paul Cendron (1994).
Naissance
Villeurbanne, Rhône
Décès (à 62 ans)
Saint-Ouen-l'Aumône, Val-d'Oise
Activité principale
Poète, nouvelliste, romancier
Auteur
Langue d’écriture Français

Yves Martin (né à Villeurbanne le , mort à Saint-Ouen-l'Aumône le ) est un poète, nouvelliste et romancier français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de militaire, Yves Martin voit le jour dans un quartier populaire de Villeurbanne en 1936. Peu après sa naissance, sa famille quitte la région lyonnaise pour s’installer à Paris et y tenir un commerce de mode. En 1940, le jeune Yves est envoyé en Bourgogne, chez son grand-père, où il est amené à participer aux travaux des champs. Cette parenthèse heureuse restera dans sa mémoire, comme en témoigne Le Partisan, son premier livre.

Revenu en ville, il fréquente, plutôt à contrecœur, une école de notariat. Il devient clerc de notaire, à Paris, et le reste pendant vingt-quatre ans. Il vit ensuite d’une bourse de la Caisse des lettres[1].

Peu engagé, sceptique de nature, il suit les événements de son temps, tels ceux de mai 68, en spectateur.

Cinéphile passionné, Yves Martin fréquente assidûment les salles de quartier. Il s’y rend à pied, ces déplacements répétés étant à l’origine de sa réputation de grand marcheur. Il devient un spécialiste du cinéma et, singulièrement, du cinéma pornographique qu’il considère comme un genre à part entière. Au début des années 60, il crée avec Bertrand Tavernier et Bernard Martinand le ciné-club « Nickel Odéon ». Il publie Le Cinéma français 1946-1966 (1998) et Les Rois ambulants sur le cinéma pornographique.

Il découvre la poésie vers l’âge de 16 ans. Interrogé sur les auteurs l’ayant marqué, il cite le nom de Rainer Maria Rilke.

Dans un entretien avec Marc Villard [2], publié en 1995, Yves Martin avance que le troisième millénaire ne sera pas « défavorable à la poésie ». Il n’aura pas l’occasion de s’en assurer puisqu’il décède des suites d'une longue maladie le 6 septembre 1999[3].

Yves Martin est enterré au cimetière de Passy[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le Partisan, poème-roman, Chambelland, 1964 (réédition : La Table Ronde, 1996)
  • Biographies (poésie), Chambelland, 1966
  • Poèmes courts suivis d'un long (poésie), Chambelland, 1969
  • Le Marcheur, Chambelland, 1972 (réédition : La Table Ronde, 1996)
  • Je fais bouillir mon vin (poésie), Chambelland, 1978
  • Je rêverai encore (nouvelles), Lausanne, Alfred Eibel, 1978
  • Un peu d’électricité sous un grand masque noir, nouvelles, Le Cherche midi, 1979
  • De la rue elle crie (poésie), Chambelland, Le Pont de l'Épée, 1982
  • L'Enfant démesuré (nouvelles), Le Tout sur le tout, 1983
  • M. William (poésie), Chambelland, Le Pont de l’épée, 1985
  • Assez ivre pour être vivant, La Bartavelle, 1987
  • Retour contre soi, Le Dilettante, 1987
  • Visions d'Anvers, proses, Le Tout sur le tout, 1987
  • Je n’ai jamais su choisir, La Bartavelle, 1990
  • La mort est méconnaissable, Table rase, Écrits des forges, 1990 (réédition, Écrits des forges, Le Castor astral, 1997)
  • Testament zéro, nouvelles, La Bartavelle, 1990
  • L’Hôpital vole, La Bartavelle, 1992
  • Gris bonheur, Charlieu, La Bartavelle, 1992
  • Le Nymphéa et le Confetti, proses sur des peintures de Christian Zeimert, éditions Voix-Richard Meier, 1992
  • Vigneux-sur-Seine ou le flâneur n’est jamais perdant, proses, Ville de Vigneux-sur-Seine, 1992
  • Les Surprises perpétuelles du poisson-girafe, avec Didier Chenu, Passeport 92-93, Fragments éditions, 1993
  • Le Bouton d'or (récits), le Milieu du jour, 1993
  • Le Pommier, Guy Chambelland, 1993
  • Mes prisonnières, proses, Zulma, 1994
  • Les Rois ambulants, Zulma, 1996
  • Manège des mélancolies : poésies inédites 1960-1990, La Table Ronde, 1996 avec une préf. de Dominique Joubert
  • État des lieux : ce que vous auriez pu deviner, L'Esprit des Péninsules, 1997, coll. "L'Alambic" Eric Dussert.
  • Premier automne ému depuis longtemps, La Bartavelle, 1998
  • Le Cinéma français 1946-1966, Méréal, 1998
  • Un jeune homme au fil des vagues, Méréal, 1998
  • Il faut savoir me remettre à ma place (récits), Le Cherche midi, 1999
  • L'Ensoleillement des solitudes (ill. Christer Strömholm), Coromandel Express, 1999
  • Aux amis, Éric Dussert, 2000 (imp. Jean Le Mauve).
  • Quelques pas ensemble (récits poétiques), Monum, Éd. du Patrimoine, 2002

Collectifs[modifier | modifier le code]

  • Mes Turgescences, sans lieu, ni date, sans mention d'éditeur.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yves Martin, piéton et poète. « Le chant de quelqu’un qui est seul dans la ville », Raphaël Sorin, Le Monde, 25 novembre 1983.
  2. Yves Martin : rêver en cinémascope (entretien avec Marc Villard).
  3. Yves Martin, Alfred Eibel, Le Monde, 8 septembre 1999.
  4. Les obsèques auront lieu le vendredi 10 septembre à 11 heures au cimetière de Passy (...). Le Carnet de Libération, 9/09/1999.