William H. McRaven

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William H. McRaven
Photographie de William H. McRaven au rang d'amiral.
Photographie de William H. McRaven au rang d'amiral.

Naissance (61 ans)
Pinehurst, Caroline du Nord
Drapeau des États-Unis États-Unis
Origine Américain
Allégeance Drapeau des États-Unis États-Unis
Arme United States Navy
Grade amiral
Années de service 1977-
Conflits
Commandement
Distinctions Defense Distinguished Service Medal
Defense Superior Service Medal
Legion of Merit

William H. McRaven, né le à Pinehurst en Caroline du Nord, est un amiral américain étant à la tête du United States Special Operations Command depuis le . Il avait auparavant dirigé, de à , le commandement des opérations spéciales en Europe (Special Operations Command Europe), une composante du commandement des forces des États-Unis en Europe, et le Joint Special Operations Command du au .

McRaven a également occupé de nombreux postes au sein de l'institution militaire et au niveau interarmées, il a été entre autres commandant de la SEAL Team 3 ou commodore du Naval Special Warfare Group One[1].

McRaven est aussi connu pour avoir supervisé avec succès l'opération Neptune's Spear qui a abouti à la mort d'Oussama ben Laden en 2011.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et éducation[modifier | modifier le code]

William Harry McRaven est né le à Pinehurst en Caroline du Nord. Il a deux sœurs aînées et son père, Claude McRaven, était pilote durant la Seconde Guerre mondiale[2].

Inscrit à l'université du Texas à Austin où il a obtenu un diplôme en journalisme en 1977[3], McRaven s'était dans le même temps engagé dans le Reserve Officers Training Corps (ROTC) de la Navy et avait épousé Georgeann Brady, qu'il avait rencontré à l'université[2].

À l'âge de 36 ans, McRaven est parti étudier à la Naval Postgraduate School où il a écrit un traité de plus de 600 pages intitulé « La Théorie des opérations spéciales » (The Theory of Special Operations). Son ouvrage se consacre notamment à l'explication du concept de « supériorité relative » qui postule qu'une petite force d'attaque peut défaire une position bien mieux défendue et beaucoup plus grande[1],[4].

Carrière[modifier | modifier le code]

En 2011, l'insigne à quatre étoiles est accroché à l'uniforme de McRaven par sa femme et par le secrétaire à la Défense Leon Panetta.

En 1982, McRaven a été intégré à l'équipe antiterroriste de Richard Marcinko (en) mais ce dernier l'a renvoyé de son groupe du fait de son opposition constante à l'attitude de son chef : Marcinko explique ainsi que McRaven « était un gars brillant mais il n'aimait pas mon style impoli et grossier ». Malgré le frein que ce renvoi aurait pu être pour sa carrière, McRaven a rapidement été intégré à la SEAL Team 4 et c'est à partir de ce moment que sa carrière a pris son envol[4].

Le McRaven, alors capitaine dans les SEAL, dirigeait un exercice de saut en parachute près de San Diego quand un incident avec le soldat qui sautait devant lui a entravé sa propre chute. Malgré le choc, McRaven a réussi à ouvrir son parachute mais, comme il le raconte dans un entretien, « une partie du parachute s'est enroulée autour d'une jambe, et les élévateurs autour de l'autre [...]. La mauvaise nouvelle c'est que quand il s'est ouvert, il m'a fendu en deux comme un casse-noix » lui cassant le dos et le bassin[5]. Peu après son accident, l'administration Bush a recruté McRaven afin qu'il contribue à l'élaboration de la doctrine antiterroriste des États-Unis. À ce poste, il a pu développer une de ses principales idées en expliquant que la lutte contre le terrorisme doit se jouer, certes, dans le domaine militaire mais également dans les domaines de l'économie, de la diplomatie, de la loi et du renseignement[6].

McRaven a été nommé à la tête du Special Operations Command Europe (SOCEUR), qu'il a dirigé entre et . Durant la même période, il a occupé le tout nouveau poste de directeur du centre de coordination des opérations spéciales de l'OTAN dont l'objectif était d'améliorer les capacités et l’interopérabilité des forces spéciales de l'OTAN. Il est actuellement à la tête du United States Special Operations Command[1].

Opération Neptune's Spear[modifier | modifier le code]

Article principal : Mort d'Oussama ben Laden.

C'est en que le secrétaire à la Défense Leon Panetta a demandé à McRaven, alors à la tête du Joint Special Operations Command, de préparer un plan d'attaque contre l'enceinte où résidait Ben Laden. Ce dernier a proposé trois options : un assaut mené par des commandos américains depuis un hélicoptère, une frappe faite depuis un bombardier B-2 et visant à détruire complètement la résidence de Ben Laden, ou un attaque dirigée conjointement avec les services de renseignement pakistanais. Après réflexion, le président Obama a choisi la première option et le raid des commandos américains[7].

Le McRaven a donc commandé l'assaut contre la résidence d'Abbottabad du chef d'Al-Qaïda tout en briefant le président Obama tout au long du raid, depuis Jalalabad, grâce à un canal vidéo sécurisé. Michael Leiter, qui était directeur du National Counterterrorism Center, raconte à ce propos qu'il « était presque comme la voix de Walter Cronkite, complètement calme », et ce malgré le crash d'un hélicoptère en plein assaut[5]. Quant à McRaven, il expliquera « nous menons des raids. Nous volons dans des hélicoptères, nous attaquons des camps, [...] nous récupérons le méchant ou tout ce qui est nécessaire, et nous sortons. Alors il est vrai que cette opération exceptionnelle était beaucoup plus sportive, beaucoup plus lointaine, avec beaucoup plus de ramifications politiques, beaucoup plus risquée pour de nombreuses raisons, mais en gros similaire aux choses que nous faisons toutes les nuits »[2].

Grâce à son rôle dans l'organisation de l'opération Neptune's Spear et dans la mort de Ben Laden, McRaven a été sur la liste finale de la personnalité de l'année du Time Magazine[5].

Vie privée[modifier | modifier le code]

McRaven était présent au gala annuel d'association des correspondants de la Maison-Blanche de 2012, où il avait été invité par une camarade de classe de l'école primaire[8].

Dans les médias[modifier | modifier le code]

  • Dirty Wars, un documentaire américain sorti en 2013 dans lequel McRaven fait une apparition, s'excusant auprès des survivants du raid de Khataba à l'occasion duquel les américains avaient tué par erreur cinq civils afghans le 12 février 2010[9].
  • Son discours aux étudiants à l'Université du Texas à Austin le 17 mai 2014 a été visionné plus de 4 millions de fois sur Youtube[10].

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « United States Navy Biography », sur http://www.navy.mil/, (consulté le 11 mars 2014)
  2. a, b et c (en) Gellman 2011, p. 2.
  3. (en) Carol Christian, « Texan headed unit that killed bin Laden », Houston Chronicle,‎ (lire en ligne)
  4. a et b (en)Gellman 2011, p. 3.
  5. a, b et c (en) Gellman 2011, p. 1.
  6. (en) Gellman 2011, p. 4.
  7. (en) Mark Mazzetti, Helene Cooper et Peter Baker, « Behind the Hunt for Bin Laden », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  8. (en) Kathleen Parker, « The unknown celebrity », The Washington Post,‎ (lire en ligne)
  9. (en) « US military offers sheep in apology for Afghanistan deaths », sur The Christian Science Monitor,
  10. http://leblogduleadership.com/voulez-changez-monde-commencez-faire-lit/

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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