Wendell Marshall

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Wendell Marshall
Naissance
Saint-Louis (Missouri), États-Unis
Décès (à 81 ans)
Saint-Louis (Missouri), États-Unis
Genre musical Jazz
Instruments contrebasse

Wendell Marshall est un contrebassiste de jazz américain né en 1920 et décédé en 2002.

Biographie[modifier | modifier le code]

Wendell Marshall naît le 24 octobre 1920 à Saint-Louis dans l'État du Missouri aux États-Unis et meurt d'un cancer du colon dans la même ville le 6 février 2002[1],[2],[3].

Issu d'une famille très orientée vers la musique[3], il était le cousin du contrebassiste Jimmy Blanton[4],[5], de deux ans son aîné, mort de la tuberculose à l'âge de 23 ans seulement[6],[7], qui jouait dans l'orchestre de Duke Ellington et révolutionna le style de la contrebasse dans le jazz et fut imité à partir de 1941-1942 par tous les jeunes contrebassistes : Charles Mingus, John Levy, Georges Duvivier, Lloyd Trottman, Ray Brown, Curley Russell, Arvel Shaw et Wendell Marshall lui-même[8],[3].

C'est Jimmy Blanton qui, le premier, orienta Wendell Marshall vers la basse[2],[3].

Formation[modifier | modifier le code]

Wendell Marshall fit ses études à la Sumner High School[9] et à la Lincoln University[4],[5], une université traditionnellement noire établie à Jefferson City (Missouri).

En 1942, il fait une interruption pour jouer avec Lionel Hampton, avant de retourner à Lincoln[9],[3].

Carrière musicale[modifier | modifier le code]

Après avoir fréquenté l'Université et servi dans l'armée de 1943 à 1946[9],[3], Wendell Marshall joue avec Jimmy Forrest et Buggs Roberts, et il dirige son propre trio à Saint-Louis en 1947[9],[2].

Il travaille pendant quelques mois avec Stuff Smith[4],[5],[9],[2],[3], un des principaux violonistes jazz de l'époque du swing.

En 1948, il s'installe à New York et rejoint l'ensemble de Mercer Ellington[4],[5],[9],[3], le fils de Duke Ellington[10].

Après quatre mois, Wendell Marshall rejoint Duke en septembre 1948[9],[2]. Il fait ses débuts à Carnegie Hall avec l'ensemble de Duke le 13 novembre 1948[9].

Marshall réalise une série d'enregistrements importants avec Ellington dont deux surtout sortent du lot : Ellington Uptown enregistré en 1951-1952 pour Columbia et Piano Reflections, une série de duo et de trio pour piano enregistrés avec Ellington en 1953[9]. Il apparaît également dans plusieurs films avec l'orchestre[3].

Ses sept années de tournée avec Duke Ellington lui forgent une solide réputation[4],[5]. Dans ses Écrits sur le Jazz, Boris Vian, grand amateur et grand connaisseur de jazz, parle de lui en 1950 comme d'« un jeune bassiste à la puissance et à l'agilité étonnante »[11].

Il quitte Ellington en 1955 pour travailler en freelance à New York, jouant dans des studios et des orchestres de Broadway[9],[2],[3]. Il réalise des enregistrements avec Mary Lou Williams, Art Blakey, Donald Byrd, Milt Jackson et beaucoup d'autres[4],[5].

En 1955-1956, il forme avec Hank Jones et Kenny Clarke la section rythmique attitrée du label Savoy Records[9]. De 1956 à 1963, il est le bassiste maison du label Prestige Records[3].

Wendell Marshall a joué sur plus de 370 albums et a probablement été le contrebassiste le plus actif à New York entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1960[9].

Il n'a réalisé qu'un seul album en tant que leader : Wendell Marshall with the Billy Byers Orchestra, pour RCA en 1955[9],[3].

En 1968, il quitte la musique et se retire à Saint-Louis[4],[5],[9] pour se lancer dans les assurances[3].

Discographie[modifier | modifier le code]

En tant que leader[modifier | modifier le code]

Wendell Marshall n'a réalisé qu'un seul album en tant que leader : Wendell Marshall with the Billy Byers Orchestra, pour RCA en 1955[9],[3].

En tant que sideman[modifier | modifier le code]

Comme dit plus haut, il a joué sur plus de 370 albums et a probablement été le contrebassiste le plus actif à New York entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1960[9].

Avec Gene Ammons

  • Twisting the Jug (Prestige, 1961), avec Joe Newman et Jack McDuff
  • Soul Summit Vol. 2 (Prestige, 1961)
  • Late Hour Special (Prestige, 1961)
  • Velvet Soul (Prestige, 1961-62)
  • Angel Eyes (Prestige, 1962)
  • Sock! (Prestige, 1962)

Avec Dorothy Ashby

  • The Jazz Harpist (Regent, 1957)

Avec Louis Bellson

  • The Driving Louis Bellson (Norgran, 1955)

Avec Eddie Bert

  • Musician of the Year (Savoy, 1955)

Avec Art Blakey

  • Art Blakey Big Band (Bethlehem, 1957)

Avec Kenny Burrell

  • Weaver of Dreams (Columbia, 1960–61)

Avec Harry Carney

  • Harry Carney With Strings (1955)

Avec Kenny Clarke

  • Kenny Clarke & Ernie Wilkins (Savoy, 1955), avec Ernie Wilkins
  • Klook's Clique (Savoy, 1956)

Avec Arnett Cobb

  • Party Time (Prestige, 1959)

Avec Earl Coleman

  • Earl Coleman Returns (Prestige, 1956)

Avec Eddie Costa

  • Guys and Dolls Like Vibes (Coral/Verve, 1958), avec Bill Evans et Paul Motian
  • The House of Blue Lights (Dot, 1959), avec Paul Motian

Avec Eddie "Lockjaw" Davis

  • Misty (Moodsville, 1960), avec Shirley Scott
  • Trane Whistle (Prestige, 1960)

Avec Jimmy Giuffre

  • The Music Man (Atlantic, 1958)

Avec Dodo Greene

  • My Hour of Need (Blue Note, 1962)

Avec Tiny Grimes

  • Callin' the Blues (Prestige, 1958), avec J. C. Higginbotham
  • Tiny in Swingville (Swingville, 1959), avec Jerome Richardson

Avec Gigi Gryce

  • Jazz Lab (Columbia, 1957), avec Donald Byrd
  • Gigi Gryce and the Jazz Lab Quintet (Riverside, 1957)
  • Modern Jazz Perspective (Columbia, 1957), avec Donald Byrd
  • Doin' the Gigi (Uptown, 2011)

Avec Jimmy Hamilton

  • It's About Time (Swingville, 1961)
  • Can't Help Swinging (Swingville, 1961)

Avec Coleman Hawkins

  • Accent on Tenor Sax (Urania, 1955)
  • Soul (Prestige, 1958)
  • Coleman Hawkins All Stars (Swingville, 1960), avec Joe Thomas et Vic Dickenson
  • At Ease with Coleman Hawkins (Moodsville, 1960)

Avec Johnny Hodges

  • Blue Rabbit (Verve, 1964)

Avec Milt Jackson

  • Meet Milt Jackson (Savoy, 1956)
  • Roll 'Em Bags (Savoy, 1956)
  • The Jazz Skyline (Savoy, 1956)
  • Jackson's Ville (Savoy, 1956)

Avec Willis Jackson

  • Cool "Gator" (Prestige, 1959)
  • Blue Gator (Prestige, 1960)
  • Cookin' Sherry (Prestige, 1959–60)
  • Together Again! (Prestige, 1959-60 [1965]), avec Jack McDuff
  • Really Groovin' (Prestige, 1961)
  • In My Solitude (Moodsville, 1961)
  • Together Again, Again (Prestige, 1960 [1966]), avec Jack McDuff
  • Thunderbird (Prestige, 1962)

Avec Illinois Jacquet

  • Desert Winds (Argo, 1964)

Avec Bill Jennings

  • Enough Said! (Prestige, 1959)
  • Glide On (Prestige, 1960)

Avec J. J. Johnson et Kai Winding

  • K + J.J. (Bethlehem, 1955)

Avec Lonnie Johnson

  • Blues by Lonnie Johnson (Bluesville, 1960)

Avec Hank Jones

  • The Trio (Savoy, 1955)
  • Bluebird (Savoy, 1955)

Avec Herbie Mann

  • Flute Flight (Prestige, 1957), avec Bobby Jaspar
  • Flute Soufflé (Prestige, 1957), avec Bobby Jaspar
  • Yardbird Suite (Savoy, 1957)

Avec Jack McDuff

  • Brother Jack (Prestige, 1960)

Avec Carmen McRae

  • Carmen McRae (Bethlehem, 1954)

Avec Gerry Mulligan

Avec Oliver Nelson

  • Meet Oliver Nelson (New Jazz, 1959)

Avec Joe Newman

  • Joe's Hap'nin's (Swingville, 1961)

Avec Ike Quebec

Avec Betty Roche

  • Singin' & Swingin (Prestige, 1960)

Avec Charlie Rouse et Paul Quinichette

  • The Chase Is On (Bethlehem, 1958)
avec Pee Wee Russell

Avec A. K. Salim

Avec Shirley Scott

  • Soul Searching (Prestige, 1959)

Avec Al Sears

  • Swing's the Thing (Swingsville, 1960)

Avec Hal Singer

Avec Al Smith

  • Hear My Blues (Bluesville, 1959)

Avec Johnny "Hammond" Smith

  • Gettin' the Message (Prestige, 1960)
  • Stimulation (Prestige, 1961)
  • Opus De Funk (Prestige, 1961])

Avec Sonny Stitt

  • Sonny Stitt Plays (Roost, 1955)
  • Sonny Stitt with the New Yorkers (Roost, 1957)
avec Buddy Tate
  • Tate's Date (Swingville, 1960)

Avec Clark Terry:

  • Clark Terry (EmArcy, 1955)

Avec Lucky Thompson

  • Lucky Thompson Plays Jerome Kern and No More (Moodsville, 1963)

Avec Joe Wilder

  • Wilder 'n' Wilder (Savoy, 1956)

Avec Ernie Wilkins

  • Top Brass (Savoy, 1955)

Avec Lem Winchester

  • Winchester Special (New Jazz, 1959)
  • Lem's Beat (New Jazz, 1960)

Avec John Wright

  • Makin' Out (Prestige, 1961)
  • Mr. Soul (Prestige, 1962)

Avec Larry Young

  • Young Blues (New Jazz, 1960)

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Discogs : Wendell Marshall
  2. a b c d e et f Boris Vian, Derrière la zizique, Christian Bourgeois Éditeur.
  3. a b c d e f g h i j k l m et n (en) « Bass Player with Prodigious Musical Associates », sur The Last Post,
  4. a b c d e f et g (en) Scott Yanow, « Wendell Marshall - Biography by Scott Yanow », sur allmusic.com
  5. a b c d e f et g (en) Scott Yanow, « Artists - Wendell Marshall », sur Blue Note
  6. (en) Frederick J. Spencer, Jazz and Death, University Press of Mississippi, 2002.
  7. (en) Richard S. Ginell, « Jimmy Blanton - Biography by Richard S. Ginell », sur allmusic.com
  8. Hugues Panassié, Histoire du vrai jazz, Robert Laffont.
  9. a b c d e f g h i j k l m n o et p (en) Dennis Owsley, City of Gabriels: The History of Jazz in St. Louis, 1895-1973, Reedy Press, 2006, p. 102.
  10. (en) Scott Yanow, « Mercer Ellington - Biography by Scott Yanow », sur allmusic.com
  11. Boris Vian, Écrits sur le Jazz, Christian Bourgeois Éditeur.