Mary Lou Williams

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Mary Lou Williams
Mary Lou Williams (Gottlieb 09231).jpg

Mary Lou Williams, New York, en 1946 (Fonds photographique William P. Gottlieb).

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
DurhamVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière catholique du Calvaire de Pittsburgh (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Mary Elfrieda Williams-ScruggsVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
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Genre artistique
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Distinction

Mary Elfrieda (ou Alfrieda) Winn, dite Mary Lou Williams, est une pianiste, arrangeuse et compositrice américaine de jazz, née le à Atlanta, et décédée le à Durham[1].

Devenue professionnelle vers ses 10 ans, elle joue avec Andy Kirk ou Duke Ellington, et écrit pour Benny Goodman, Count Basie ou Louis Armstrong, tout en menant une carrière en solo. Elle sera une mentore pour les musiciens de la génération du bebop (Bud Powell, Thelonious Monk, Dizzy Gillespie...) Après sa conversion au catholicisme en 1956, elle se concentre sur la musique sacrée, sans pour autant abandonner le jazz. Son style a suivi l'évolution du jazz au cours du XXe siècle, puisant ses racines dans le blues, le swing ou le boogie-woogie, intégrant et souvent annonçant les formes plus modernes : bebop, Third stream...

Surnommée « la première dame du clavier jazz », c'est une des premières femmes instrumentistes à rencontrer du succès dans le monde du jazz[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Née à Atlanta, Mary Lou Williams grandit entourée de ses 10 frères et sœurs. Sa mère, employée en tant que domestique, est célibataire[3], pauvre, alcoolique et s'occupe peu de ses enfants[4]. Elle prend tout de même la mesure du talent musical de sa fille le jour où, alors qu'elle n'a pas deux ans, Mary Lou parvient à rejouer parfaitement une mélodie que sa mère avait jouée sur un harmonium. Sa mère invite alors des musiciens professionnels à jouer du ragtime, du boogie woogie et du blues à la maison[5].

Vers ses 5 ans, sa famille déménage dans le quartier d'East Liberty à Pittsburgh, où Mary Lou Williams est confrontée au racisme[4] : ce quartier est entièrement « blanc », et les gens jettent des briques à travers les fenêtres de leur maison[6]. Elle continue son apprentissage du piano en autodidacte, puis prend des cours auprès de Sturzio[5], un pianiste classique, puis de madame Alexander, qui formera également Billy Strayhorn et Erroll Garner[7]. Elle écoute James P. Johnson, Willie « The Lion » Smith, Jelly Roll Morton et Earl Hines[3].

Elle commence à gagner de l'argent de poche dès 6 ans en jouant à des fêtes, et fait ses premiers concerts à Pittsburgh à l'âge de 7 ans. Elle devient une célébrité locale, on la surnomme « la petite pianiste d'East Liberty ». Les musiciens d'Earl Hines (qui vivait alors également à Pittsburgh) l'emmènent avec eux pour des jams sessions improvisées[8]. Elle devient rapidement musicienne professionnelle, citant la compositrice et arrangeuse Lovie Austin comme sa plus grande influence[9].

Un soir, elle découvre Lovie Austin : « je n'ai rien écouté du concert, mon attention était totalement focalisée sur la pianiste du groupe. Elle était assise jambes croisées au piano, une cigarette à la bouche, écrivant de la musique de sa main droite et accompagnant le groupe avec sa main gauche pleine de swing ! Impressionnée, je me suis dit : “Mary, tu feras ça un jour”[6]. »

Débuts professionnels[modifier | modifier le code]

En 1922, à l'âge de 12 ans, Mary Lou Williams est embauchée par Orpheum Circuit (en), une chaîne de théâtre populaire. Elle y joue avec Duke Ellington et son petit orchestre, les Washingtonians. Elle joue également avec les McKinney's Cotton Pickers (en) au Harlem's Rhythm Club. Un soir, Louis Armstrong entre dans le club, s'arrête pour l'écouter jouer, et enthousiasmé par son talent, va l'embrasser[10]. Jelly Roll Morton salue également son talent[7]. Alors qu'elle a 17 ans, un ami la présente à Fats Waller en lui disant qu'elle sera capable de rejouer tout ce qu'il choisira de jouer. Fats Waller, alors en pleine composition pour une comédie musicale, joue des morceaux inédits. Mary Lou Williams, nerveuse mais dotée d'une oreille absolue, les rejoue à la perfection, à la stupéfaction enthousiaste de Fats Waller[11],[6].

En 1927, à 16 ans, Mary Lou Williams épouse le saxophoniste John Williams, rencontré à un concert à Cleveland. Ils déménagent à Memphis, où John Williams monte un groupe avec Mary Lou au piano. En 1929, il rejoint le groupe d'Andy Kirk à Oklahoma City, les Twelve Clouds of Joy. Mary Lou, âgée de 19 ans, reste à Memphis diriger les dernières dates du groupe. Elle rejoint son mari à Oklahoma City, sans intégrer le groupe de Kirk pour autant. La tournée les amène à Tulsa, puis à Kansas City, où Mary Lou intègre finalement les Twelve Clouds of Joy en tant que pianiste, arrangeuse et compositrice. Comme elle ne sait pas lire la musique, Kirk écrit sous sa dictée. Un jour, lassée, elle demande à Kirk de lui montrer les accords et les registres ; en 15 minutes elle a mémorisé ce qu'elle voulait savoir, et a pu commencer à écrire elle-même[4],[6]. Elle écrit plusieurs morceaux pour Andy Kirk, tels que Walkin' and Swingin', Twinklin', Cloudy et Little Joe from Chicago.

Années 1930[modifier | modifier le code]

Elle est arrangeuse et pianiste pour plusieurs enregistrements à Kansas City (1929), Chicago (1930), New York (1930). Lors d'un voyage à Chicago en 1930[6], elle enregistre Drag 'Em et Night Life en piano solo. Les disques sont publiés sous le nom de « Mary Lou », sur la suggestion de Jack Kapp, producteur de Brunswick Records[12]. Bien qu'elle n'en touche pas un centime[6], les disques se vendent très bien, propulsant Mary Lou Williams au niveau national. Peu après, elle signe avec Andy Kirk en tant que seconde pianiste permanente. C'est alors le seul groupe avec une pianiste féminine. Son jeu, léger et plein de swing, est plébiscité par les musiciens[5].

Elle se produit également en solo, et écrit des arrangements pour Earl Hines, Cab Calloway, Louis Armstrong ou Tommy Dorsey[7]. Elle est régulièrement sous-payée, voire pas du tout rémunérée pour ce travail[4].

En 1937, elle collabore avec Dick Wilson. Elle écrit des blues et des boogie-woogies pour Benny Goodman, dont Camel Hop et Roll 'Em, qui rencontrent un certain succès. Goodman essaye de l'engager pour qu'elle n'écrive que pour lui, mais elle refuse, préférant travailler en tant que « free-lance »[13]. Elle écrit Little Joe From Chicago pour Andy Kirk, le disque de 1938 sera un de leurs succès[6].

Années 1940[modifier | modifier le code]

Jack Teagarden, Dixie Bailey, Mary Lou Williams, Tadd Dameron, Hank Jones, Dizzy Gillespie et Milt Orent, dans l'appartement de Mary Lou Williams en 1947 (photo de William P. Gottlieb)

En 1942, après avoir divorcé, Mary Lou Williams quitte le groupe d'Andy Kirk et retourne à Pittsburgh. Harold « Shorty » Baker la rejoint pour former un sextet, avec Art Blakey à la batterie. Baker rejoint l'orchestre de Duke Ellington, suivie par Williams. Ils jouent à New York puis à Baltimore, où Williams et Baker se marient. Williams voyage avec Ellington et lui arrange plusieurs morceaux, notamment Trumpet No End (1946)[14]. Un an plus tard, elle quitte Baker et le groupe d'Ellington, et retourne à New York.

Mary Lou Williams joue au Café Society et commence une émission de radio hebdomadaire sur WNEW, Mary Lou Williams's Piano Workshop, à laquelle elle convie la nouvelle génération de musiciens bebop[7]. Elle commence à les former et à jouer avec eux, notamment Dizzy Gillespie, Charlie Parker, Tadd Dameron, Bud Powell ou Thelonious Monk (qu'elle avait rencontré dans les années 1930 à Kansas City[11]), ces deux derniers la fréquentant presque quotidiennement[5],[n 1]. Son appartement devient un des repères de ces musiciens, où ils jouent et composent[8].

En 1945, elle compose In the Land of Oo-Bla-Dee pour Gillespie, qui est un succès du bebop. La même année, elle écrit la Zodiac Suite, une œuvre en douze parties, chacune correspondant à un signe du Zodiaque. Chaque morceau est joué pendant le Mary Lou Williams's Piano Workshop, au rythme d'un par semaine pendant douze semaines[5].

« J'avais lu un livre sur l'astrologie, et bien que je n'y connaisse pas grand-chose, j'ai décidé d'écrire une suite inspirée par les musiciens que je connaissais qui étaient nés sous ces signes. Je n'avais pas le temps d'écrire, ni d'aller dans un studio pour enregistrer, donc après les trois premiers [signes], je m'installais au piano et je jouais, la musique s'inventant au moment où je jouais. On pourrait appeler ça la composition jazz[5]. »

Elle enregistre cette suite avec Jack Parker (batterie) et Al Lucas (contrebasse). En juin 1946, la suite est donnée au Town Hall de New York dans une version pour big band avec en soliste le saxophoniste Ben Webster[15],[16]. Une version pour orchestre, interprétée par les 70 musiciens du New York Pops Orchestra avec Mary Lou Williams en soliste invitée, est donnée au Carnegie Hall. C'est une des premières rencontres entre le jazz et la musique dite classique[5], qui annonce le Third stream, mené entre autres par Gunther Schuller[17].

Entre 1945 et 1946, elle dirige un orchestre intégralement féminin, le « Mary Lou Williams’ Girl Stars »[18].

Années 1950[modifier | modifier le code]

En 1952, Mary Lou Williams accepte un engagement au Royaume-Uni et reste en Europe pendant deux ans. Elle joue notamment en France avec Don Byas. De retour aux États-Unis, elle arrête les concerts quelque temps.

Elle se convertit au catholicisme en 1956 et consacre son énergie à la Fondation Bel Canto qu'elle a créée afin d'aider les musiciens à surmonter leurs addictions. Deux prêtres, Dizzy Gillespie et sa femme Lorraine la convainquent de retrouver la scène, ce qu'elle fait en 1957 au Newport Jazz Festival dans le big band de Dizzy[18], où elle joue trois extraits de sa Zodiac Suite (Virgo, Libra et Aries)[11].

Années 1960[modifier | modifier le code]

Son ami le prêtre Peter O'Brien devient son manager dans les années 1960. Il trouvent de nouveaux engagements, notamment dans des lycées, à une époque où seul deux clubs dans tout Manhattan programment du jazz à plein temps. Elle est la première femme à créer son label et sa société d'édition[7]. Elle fonde le Pittsburgh Jazz Festival et fait plusieurs apparitions à la télévision.

Au cours des années 1960, elle se concentre sur la musique sacrée, aux accents toujours jazz, comme les pièces brèves Anima Christi et Praise the Lord, ou Black Christ of the Andes (1963), un hymne en hommage à Martin de Porrès, aux accents blues, gospel et jazz, qui reçoit une critique très positive dans Time magazine[8]. Il débute par un chœur a capella, montrant le talent de Mary Lou Williams pour les arrangements vocaux ; la pianiste entre ensuite sur un rythme afro-latin[19]. Black Christ of the Andes est donnée la première fois en novembre 1962 à l'église Saint Francis Xavier de New York et l'enregistrement se fait en octobre 1963[19].

Elle écrit une messe commandée par le Vatican[7] entre 1969 et 1970, Music for Peace. Cette messe est chorégraphiée et interprétée par la compagnie d'Alvin Ailey sous le titre de Mary Lou's Mass en 1971[8]. En 1975, ils sont plus de 7000 personnes à assister à cette messe à Cathédrale Saint-Patrick de New York, pour la première représentation d'une messe jazz dans cet édifice[8]. Selon Williams, un rassemblement de gens venus protester contre cette messe jazz sont repartis ravis, éblouis par la musique[20].

Elle se considère alors comme une joueuse de soul, dans le sens où elle ne s'éloigne pas trop de la mélodie et reste proche du blues et du gospel : « je prie avec mes doigts quand je joue. Je cherche ce bon vieux son “soul”, j'essaye de toucher l'âme des gens[21]. »

N'abandonnant pas le jazz pour autant, elle joue au Monterey Jazz Festival en 1965.

Années 1970[modifier | modifier le code]

Au cours des années 1970, sa carrière est prospère. Elle publie de nombreux albums, dont The History of Jazz, sur lequel elle commente des morceaux joués en solo piano.

Elle retourne au Monterey Jazz Festival en 1971, et joue à The Cookery, dans Greenwich Village, un club tenu par Barney Josephson, qui l'avait déjà engagée au Café Society dans les années 1940. Ces concerts donnent lieu à des enregistrements.

En joue en duo avec Cecil Taylor au Carnegie Hall en 1977.

Elle est artiste en résidence à la prestigieuse Université Duke de 1977 à 1981, où elle enseigne l'histoire du jazz (spirituals, blues, swing, bebop...), dont la connaissance est à son avis indispensable à tout musicien de jazz[8]. Elle y dirige également le Duke Jazz Ensemble (en).

Cet engagement lui laisse tout de même le temps de faire de nombreux concerts et festivals, et de participer à des « masterclass » avec de jeunes musiciens. En 1978, Jimmy Carter l'invite à jouer à la Maison-Blanche et en 1978 elle participe au concert célébrant les 40 ans du premier concert de Benny Goodman à Carnegie Hall.

Son dernier disque, Solo Recital, est enregistré au Montreux Jazz Festival en 1978, trois ans avant sa mort. On y entend des spirituals, des ragtimes, des blues, des morceaux swing, des standards (Tea for Two, Honeysuckle Rose...) ainsi que deux de ses compositions (Little Joe from Chicago, What's Your Story Morning Glory).

Dernières années[modifier | modifier le code]

En 1980, elle crée la Mary Lou Williams Foundation afin de perpétuer son héritage. Elle y lègue plus de 200 boites d'écrits personnels, de partitions, d'enregistrements rares ou inédits, de photographies...

En 1981, Mary Lou Williams meurt d'un cancer de la vessie à Durham, à l'âge de 71 ans. Elle est enterrée à Pittsburgh[22].

« La première dame du clavier jazz »[modifier | modifier le code]

Mary Lou Williams est confrontée aux restrictions de droits auxquelles sont soumis tous les Afro-Américains, notamment à ses débuts dans les années 1920. Elle évolue en plus dans un milieu où les femmes instrumentistes sont rares, et les compositrices/arrangeuses quasiment inexistantes[23]. Pour autant, être une femme dans le monde très masculin du jazz ne lui a jamais vraiment causé de problèmes, comme elle le dit en 1979 :

« Personne se n'attendait à voir une femme assise sur scène avec 12 ou 18 hommes. Quand j'étais avec Andy Kirk, on ne me disait rien, parce tout le monde devenait fou quand je jouais. C'était l'époque où je commençais à jouer avec une main gauche puissante, comme Fats Waller, et on pensait que c'était incroyable qu'une femme fasse ça[8]. »

Style[modifier | modifier le code]

L'œuvre de Mary Lou Williams a peu d'équivalents. Son évolution a suivi celle du jazz, partant du swing à la Louis Armstrong pour aller jusqu'à l'avant-garde, notamment sur sa musique sacrée[24]. Elle l'affirme elle-même en 1978 au micro de Marian McPartland : « je suis la seule musicienne vivante qui ait participé à tous les courants. Les autres musiciens ont traversé les époques sans changer de style[25]. » Duke Ellington dit d'elle qu'« elle est toujours contemporaine. Son écriture et son jeu ont toujours été un peu en avance tout au long de sa carrière[14]. » Ainsi, dans les années 1930, au cours de jam sessions, les musiciens se réunissaient autour de son piano et lui demandaient de jouer Zombie : ses accords modernes et « out » étaient avant-gardistes[5].

C'est une des premières, avec Duke Ellington, à sortir le jazz de la forme courte, notamment avec sa Zodiac Suite[16].

Ses arrangements sont habiles et plein d'esprit. Elle apprécie les harmonies suspendues et les instrumentations inhabituelles, les empilements de riffs nerveux, les longues mélodies[4].

Pour autant, elle a déclaré : « je ne me considère pas comme une arrangeuse-compositrice. Ça fait partie de ce que je fais, mais l'essentiel, c'est le piano ; je peux faire tant de choses au piano - changer, modifier... Ce que je compose et arrange me vient quand je suis au piano. Pour tout ce que j'ai enregistré avec Andy Kirk [...] je me suis simplement assise et j'ai joué, mes compositions et arrangements découlent de mon jeu[11]. »

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Mary Lou Williams a enregistré plus d'une centaine de disques, dont la plupart sont aujourd'hui introuvables.

En tant que leadeure[modifier | modifier le code]

  • 1945 : Zodiac Suite (Folkways)
  • 1946 : Piano Solos (Disc Records)
  • 1951 : Mary Lou Williams (Atlantic)
  • 1953 : Mary Lou Williams Plays In London (Vogue Records)
  • 1953 : The First Lady of the Piano (Vogue)
  • 1954 : Mary Lou (EmArcy)
  • 1954 : Don Carlos Meets Mary Lou (Vogue)
  • 1955 : A Keyboard History (Jazztone)
  • 1956 : Messin' 'Round In Montmartre (Storyville) avec Don Byas, Alvin Banks, Gerard Pochonet
  • 1963 : Black Christ of the Andes (Folkways)
  • 1963 : My blue heaven
  • 1964 : Music for Peace (Mary)
  • 1964 : Mary Lou's Mass (Mary)
  • 1970 : From the Heart (Chiaroscuro)
  • 1970 : The Mary Lou Williams Quartet feat. Don Byas
  • 1971 : Giants (en) (Perception, avec Dizzy Gillespie et Bobby Hackett)
  • 1974 : Zoning (Folkways)
  • 1975 : Free Spirits (en) (SteepleChase)
  • 1976 : Live at the Cookery (Chiaroscuro)
  • 1977 : Embraced (Pablo, en duo avec Cecil Taylor)
  • 1977 : My Mama Pinned a Rose on Me (Pablo)
  • 1978 : Solo Recital (Pablo)
  • 1993 : Town Hall '45: The Zodiac Suite (Vintage Jazz Classics, enregistré en 1945)
  • 1999 : At Rick's Café Americain (Storyville, enregistré en 1979)
  • 2002 : Live at the Keystone Korner (HighNote, enregistré en 1977)
  • 2004 : Marian McPartland's Piano Jazz with Guest Mary Lou Williams (Jazz Alliance, enregistré en 1978)

En tant que sidewoman[modifier | modifier le code]

Avec Andy Kirk
  • 1930 : Mary's idea
  • 1938 : Twinklin'
Avec Dizzy Gillespie

Hommages[modifier | modifier le code]

Instituts
Toponymie
  • Au 328 Lincoln Avenue à Pittsburgh, à proximité de l'école où elle est allée, se trouve une plaque commémorative[27].
Hommages musicaux
  • Depuis 1996 : le Kennedy Center de Washington tient un festival annuel, le Mary Lou Williams Women in Jazz Festival.
  • 2000 : le trompettiste Dave Douglas publie Soul on Soul (en) en hommage à Mary Lou Williams.
  • 2000 : le pianiste John Hicks publie Impressions of Mary Lou (en).
  • 2005 : le Dutch Jazz Orchestra publie Lady Who Swings the Band, sur lequel se trouvent des compositions rares de Mary Lou Williams.
  • 2006 : Geri Allen publie Zodiac Suite: Revisited, sous le nom de Mary Lou Williams Collective.
Publications
  • 2010 : Jazz Girl de Sarah Bruce Kelly, un roman historique sur la vie de Mary Lou Williams.
  • 2010 : The Little Piano Girl de Ann Ingalls et Maryann MacDonald avec des illustrations de Giselle Potter, un album jeunesse inspiré par la pianiste.
  • 2013 : Hemming the Water de Yona Harvey, un recueil de poème inspiré par Williams, sur lequel on trouve notamment Communion with Mary Lou Williams.
  • 2013 : la Société Américaine de Musicologie publie une sélection de 11 œuvres pour big band de Mary Lou Williams.
Film
  • 1990 : Mary Lou Williams, Music on My Mind, un documentaire de Joanne Burke[28].
  • 2015 : Mary Lou Williams: The Lady Who Swings the Band, un documentaire produit et réalisé par Carol Bash[29].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Linda Dahl, Morning Glory : A Biography of Mary Lou Williams, Berkeley, University of California Press, , 465 p. (ISBN 978-0520228726), p. 29

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. La composition Rhythm-a-Ning (en) de Thelonious Monk s'inspire d'ailleurs d'un riff de Mary Lou Williams qui se trouve dans son arrangement de Walking and Swinging (avec Andy Kirk, 1936).
Références
  1. Philippe Carles, André Clergeat et Jean-Louis Comolli, Dictionnaire du Jazz, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », .
  2. « First Lady of the Jazz Keyboard on JSTOR » (JSTOR 1214051)
  3. a et b (en) « Biographie de Mary Lou Williams », sur allaboutjazz.com (consulté le 5 février 2018).
  4. a, b, c, d et e (en) Gene Santoro, « Playing It Like a Man: A life of the unsung jazz heroine Mary Lou Williams », sur nytimes.com (consulté le 6 février 2018).
  5. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Dave Ratcliffe, « Mary Lou Williams - Pianist, Composer Arranger And Innovator Extraordinaire », sur ratical.org (consulté le 3 février 2018).
  6. a, b, c, d, e, f et g (en) « In her own words... Mary Lou Williams interview », Melody Maker, sur ratical.org, avril-juin 1954 (consulté le 8 mars 2018).
  7. a, b, c, d, e et f « Mary Lou Williams, la première dame du jazz », sur pianoweb.fr (consulté le 2 février 2018).
  8. a, b, c, d, e, f et g (en) Catherine O'Neill, « Swinger with a Mission », sur ratical.org, (consulté le 2 mars 2018).
  9. (en) Linda Dahl, Morning Glory : A Biography of Mary Lou Williams, Berkeley, University of California Press, , 465 p. (ISBN 978-0520228726), p. 29.
  10. (en) « Music: No Kitten on the Keys », (consulté le 1er février 2018).
  11. a, b, c et d Dan Morgenstern, Introduction, notes de pochettes de l'album Zodiac Suite, 1975.
  12. (en) Max Jones, Jazz Talking : Profiles, Interviews, and Other Riffs on Jazz Musicians, Da Capo Press, (ISBN 0-306-80948-6), p. 190.
  13. (en) Karin Pendle (dir.), American Women Composers, 1997, coll. « Contemporary Music Review », , 128 p. (ISBN 978-9057021459), p. 117.
  14. a et b Duke Ellington, Music is my mistress : Mémoires inédits, Slatkine Et Cie, , 592 p. (ISBN 978-2889440078).
  15. (en) Scott Yanow, Swing, Hal Leonard Corporation (ISBN 9781617744761).
  16. a et b (en) « Introduction aux archives Mary Lou Williams (3) », sur newarkwww.rutgers.edu (consulté le 2 février 2018).
  17. (en) David Johnson, « Mary Lou Williams’ Zodiac Suite », sur indianapublicmedia.org, (consulté le 22 février 2018).
  18. a et b Jacques Aboucaya, « Mary Lou Williams, the First Lady in Jazz 1927-1957 : Rien à jeter ! », sur salon-litteraire.linternaute.com, (consulté le 5 février 2018).
  19. a et b (en) Jenny Gathright, « Shocking Omissions: Mary Lou Williams' Choral Masterpiece », sur npr.org, (consulté le 6 février 2018).
  20. (en) « Excerpt from interview with Mary Lou Williams between sets at Keystone Korner, S.F. », sur ratical.org, (consulté le 13 février 2018).
  21. (en) « Jazz: The Prayerful One », sur time.com, (consulté le 1er février 2018).
  22. (en) « Mary Lou Williams », sur Find a Grave
  23. (en) « Introduction aux archives Mary Lou Williams (2) », sur newarkwww.rutgers.edu (consulté le 2 février 2018).
  24. a et b (en) « Mary Lou Williams Online Exhibit », sur newarkwww.rutgers.edu (consulté le 2 février 2018).
  25. (en) « Mary Lou Williams On Piano Jazz », Marian McPartland's Piano Jazz, sur npr.org, (consulté le 2 février 2018).
  26. (en) « Mary Lou Williams Center for Black Culture », sur studentaffairs.duke.edu (consulté le 2 février 2018).
  27. (en) « Mary Lou Williams - Pennsylvania Historical Markers », sur waymarking.com (consulté le 2 février 2018).
  28. (en) « Mary Lou Williams, Music on My Mind », sur wmm.com (consulté le 5 février 2018).
  29. (en) « Mary Lou Williams: The Lady Who Swings the Band », sur itvs.org (consulté le 2 février 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]