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Hassan Ben M’Barek
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Hassan Ben M’Barek le .

Nom de naissance Hassan Ben M’Barek
Naissance (52 ans)
Gennevilliers
Nationalité Drapeau de la France France Drapeau du Maroc Maroc
Pays de résidence France
Profession
Consultant ingénierie sécurité et sociale
Activité principale
Président de plusieurs associations
Formation
Famille
marié 2 enfants
Jacques Chirac,Hassan Ben M'Barek, en 2002.

Hassan Ben M'Barek, né le 27 mai 1965 à Gennevilliers dans les Hauts-de-Seine est un militant politique et entrepreneur. Il milite depuis 1982 dans plusieurs structures autour de diverses thématiques liées aux banlieues ( la citoyenneté, les discriminations, l'emploi, les relations jeunes-police, la délinquance)[1],[2],[3], il est expert en politique de la ville et de l'islam[4],[5],[6]. Par ailleurs, il est l'un des tous premiers responsables associatifs issus d'un quartier sensible à se rapprocher de la droite gaulliste et modérée en soutenant notamment Jacques Chirac et le Rassemblement pour la République (RPR) dès 1993.

Origines, famille et études[modifier | modifier le code]

Hassan Ben M'Barek est de père marocain berbère-sahraoui, peintre en bâtiment, arrivé en France en 1958, issu d'une famille d'artificiers originaire du Sud marocain, de la région de Guelmin-Es-Semara qui s'étend en partie sur le Sahara occidental, et d'une mère, femme au foyer, née dans la même région. Petit-fils d'un mineur marocain ayant travaillé dès 1922 dans les bassins miniers du Nord-Pas-de-Calais pour participer à la reconstruction de la France, après la Première Guerre mondiale,[7] il épouse en 2004 une jeune femme de nationalité algérienne avec qui il a deux enfants. Après des études secondaires à Gennevilliers, il obtient son baccalauréat en construction mécanique en 1985. Il entrepris des études supérieures dans la mise en œuvre des matières plastiques et composites, en mathématiques et en droit des affaires. Il obtient en 1997 un troisième cycle cycle en « gestion d'entreprise et management stratégique » et un troisième cycle « management urbain  » de Essec[8]. Mais aussi il a suivi diverses formations en sociologie, en politique de la ville, en droit des cultes et en laïcité.

Parcours professionnels[modifier | modifier le code]

Il commence le début de sa carrière en travaillant en qualité de technicien dans l'industrie plastique puis après dans un bureau d'études à la conception de véhicules automobiles Renault.

Il crée dès 1990, la société (BHP Music)[9]jusqu'à fin 1992, l'un des premiers label indépendant issus des banlieues à produire des artistes issus des quartiers. Entreprise au sein de laquelle il a été amené à former de nombreux jeunes, qui plus tard, vont créer une série de labels qui produiront des artistes dans le milieu hip-hop et RnB contemporain dont certains deviendront célèbres.

Charles Pasqua, Hassan Ben M'Barek, Conseil général hauts-de-Seine 2001.

En 1994, il créé "Gestio", structure spécialisée dans l'aide à la création et à la gestion d'entreprises d'insertion par des jeunes de banlieue. Cette association créatrice de plusieurs entreprises sera soutenue par le conseil général des Hauts-de-Seine [10], plan précurseur d'harmonisation urbaine et sociale, visant à remodeler des quartiers sensibles, lancée à la même année par Charles Pasqua

En 1997, il devient responsable pour l'organisation et le management d'un club de prévention.

Il est recruté en 2001 par Charles Pasqua alors président du conseil général des Hauts-de-Seine et occupe la fonction de chargé de mission en charge des problématiques dans les quartiers sensibles, à la direction générale des services. Il est placé sous l’autorité directe de Bernard Bled. En octobre 2005, ses fonctions ne sont pas renouvelées au conseil général des Hauts-de-Seine, présidé par Nicolas Sarkozy. Une semaine plus tard éclate les émeutes urbaines de 2005.

Dès 2006, fort de son expérience dans les banlieues et dans les cultures urbaines. Il propose au ministre de la culture, Renaud Donnedieu de Vabres, l'organisation, en partenariat avec le collectif d'associations "Banlieues Respect"[11], d'une manifestation au Grand Palais sur les cultures et les pratiques sportives urbaines. Il sera conseiller artistique[12] de l'évènement Rue au Grand Palais qui attirera plus de 50 000personnes[13]

En 2007, il devient chargé de mission au pôle universitaire Léonard-de-Vinci à Paris la défense en charge des zones d'éducation prioritaire (ZEP).

En 2015, il créer la structure "B-Ingénierie" sur l'ingénierie sociale et de sécurité en direction des collectivités territoriales et des entreprises.

Parcours associatifs[modifier | modifier le code]

Son engagement associatif démarre en avril 1982, à l'âge de 17 ans, dans une maison de jeunes d'une cité « sensible » quartier du Luth à Gennevilliers. Il participe en décembre 1983 à la marche pour légalité et contre le racisme en décembre 1983[14]. Il est nommé par arrêté en date du 6 février 2006 [15] par le Premier ministre, Dominique de Villepin, en qualité de personnalité qualifiée au Conseil national des villes [16] (CNV).

Il est un des rares militants historiques issus des quartiers à être toujours actif et avoir une vision globale de l'évolution des quartiers depuis les années 1980.

Il contribue à la création et préside, durant ces 30 dernières années, différentes structures associatives sur différents thèmes liés à la prévention, à la citoyenneté, à l'économie, à la diversité, au culturel, au cultuel (voir liste ci-dessus).

  • Club du luth (1982-1990)
  • Citoyenneté et Démocratie(2000)[17]
  • Collectif Banlieues Respect-CBR (2005)[18],[19]
  • Maghreb sans Frontières-MSF (2008)[20]
  • Front des Banlieues Indépendant-FBI (2010)[21],[22]

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Il se présente aux élections législatives en juin 2007 dans la première circonscription des Hauts-de-Seine avec une étiquette indépendant étiquette « citoyenneté démocratie ». Il réunit 384 soit 1,30% des voix exprimés[23], soit 8e positon sur 18 candidats.

Il se présente aux élections législatives en juin 2012 dans la première circonscription des Hauts-de-Seine avec une étiquette indépendant étiquette « Front des Banlieues Indépendant ». Il réunit 341 soit 1,20 % des voix exprimés[24], soit 8e positon sur 18 candidats.

En 2014, il est directeur de Campagne pour les municipales de la liste UMP "Rassemblement pour Gennevilliers"

Actions et prises de position[modifier | modifier le code]

Contre la guerre en Irak[modifier | modifier le code]

Renaud Donnedieu de Vabres, Hassan Ben M'Barek, Dominique de Villepin, en 2003 à Argenteuil contre la guerre en Irak.

Dès mars 2003, il organise plusieurs rassemblements en banlieue, le soir de l'entrée en guerre des États-Unis à Gennevilliers (92) et le 1er juillet 2003 à Argenteuil avec, Dominique de Villepin, ministre des affaires étrangères et Renaud Donnedieu de Vabres, vice-président de la commission des affaires étrangères. Suite au discours de Villepin à l'Onu et pour soutenir la France dans sa décision de ne pas participer à la coalition menée par les États-Unis contre l’Irak de Saddam. Treize années plus tard il juge que le bilan est catastrophique pour les Irakiens et pour toute la région du Moyen-Orient. L’Irak n’est pas devenu une démocratie.

Pour l'emploi dans les banlieues[modifier | modifier le code]

Dès le début des premières opérations de rénovations urbaines dans les banlieues mise en place suite aux émeutes de 2005, il estime que l’emploi est la première des priorités dans les banlieues et non l’urbain[25] ou le taux de chômage est supérieur à 50% chez les jeunes dans certains quartiers. Dès 2010 il s’engage dans la défense des 200 sociétés appartenant essentiellement au réseau permis-malin.com et pratiquant l’activité de location de voitures à double-commande[26], entreprises que le gouvernement veut fermer[27] et dont les gérants sont issus des quartiers sensibles. Après plusieurs recours devant le Conseil d’État [28] et des manifestations devant les ministères, des transports, de l’intérieur [29],[30] , du travail [31],[32], de délégation à la sécurité et à la circulation routière et à l’interpellation des différents responsables politiques [33] pendant plus de 5 années, ces entrepreneurs de banlieues obtiennent en 2015 gain de cause.

Contre la fermeture de mosquées[modifier | modifier le code]

En 2011, dans le département des Hauts-de-Seine, les pouvoirs publics veulent détruire une mosquée ouverte depuis 31 ans pour y installer une fourrière automobile[34]. Après plusieurs actions, le Front des banlieues indépendant (FBI) qu’il préside empêche la destruction de la mosquée du port de Gennevilliers et propose le rachat du terrain[35] avec l'aide de l'homme d'affaires Rachid Nekkaz. Mais également, il contribue à l’installation d’une mosquée provisoire dans le quartier d’affaires de la Défense[36] après plusieurs semaines de lutte contre les responsables politiques de Puteaux[37] et de Nanterre[38],[39], afin que les milliers de fidèles musulmans puissent pratiquer leur culte.

Pour le débat sur l'identité nationale[modifier | modifier le code]

Depuis plusieurs années, il estime que la question de l’identité et des valeurs qui relient les Français est l'une thématiques les plus importantes [40] pour réussir le vivre ensemble. Par conséquent dès 2010, il décide de soutenir le débat sur l’identité nationale [41] lancée par le ministre de l’immigration, Éric Besson, en organisant son premier débat en banlieue[42] et de leur essaimage dans plusieurs quartiers [43] afin d' éviter les amalgames entre immigration, islam et identité nationale. Une forte opposition d'une partie de la classe politique, de personnalités publiques [44] et de la majorité des associations liées à l’immigration et aux banlieues obligeront le gouvernement Fillon a abandonner ce débat crucial[45], malgré l'opposition des associations du collectif banlieues respect [46].

Contre le débat sur l'islam[modifier | modifier le code]

Il organise, le 10 mars 2011, en qualité de responsable des associations du Collectif Banlieues Respect en partenariat avec la fédération nationale de la mosquée de Paris, présidé par Dalil Boubakeur, et le conseil des démocrates musulmans de France, présidé par Abdelrahmane Dahmane, conseiller de Nicolas Sarkozy, une rencontre à la grande mosquée de Paris contre le débat sur l'islam lancé par l'UMP[47],[48], après ces propos monsieur Dahmane est limogé le lendemain par l’Élysée. Hassan Ben M'Barek décide alors d'organiser une série d'actions[49],[50] avec les responsables des associations du collectif, manifestation devant le siège de l'UMP [51] et lancement des étoiles vertes dans plusieurs quartiers[52] pour s’opposer et demander annulation de ce débat. Quelques jours plus tards l'UMP annule le débat.

Pour l’amélioration des relations jeunes-police et médiation entre quartiers en guerre[modifier | modifier le code]

Tout au long de son parcours de militant, Il s’est clairement positionner contre des politiques publiques centrée exclusivement sur le tout sécuritaire[53]. Plus particulièrement lors des émeutes urbaines de 2005, au moment de la création du collectif banlieues respect, il demande aux policiers de vouvoyer les jeunes lors des contrôles, marque de respect essentiel pour l'amélioration des relations jeunes-police. En 2009, il soutient les milliers de policiers qui manifestent contre le gouvernement pour dénoncer la «  culture du résultat » dans les quartiers[54].Il organise plusieurs opérations de médiation entre jeunes de différents quartiers en Guerre[55]. En 2010 pour lutter contre la dégradation des rapports entre jeunes, habitants des quartiers et forces de l'ordre, il décide d’organiser avec les responsables d'associations du collectif Banlieues Respect plusieurs rencontres avec les représentants du syndicat majoritaire dans la police[56].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Hassan Ben M'Barek La priorité dans les banlieues est l'emploi », sur metronews.fr,
  2. « Dans les faits, il n'y a pas de plan banlieues », sur lexpress.fr,
  3. (en) « Sarkozy pledges aid, police for slums », sur usatoday30.usatoday.com,
  4. « Hassan Ben M'Barek : "Les 100 millions d’euros promis par l’Etat ont surtout profité aux grands réseaux" », sur 20minutes.fr/,
  5. « Hassan Ben M'Barek reçu sur nouvelobs.com », sur tempsreel.nouvelobs.com/,
  6. (en) « French riots point to race divisions ... », sur nbcnews.com,
  7. « Fondateur Bibliographie », sur frontieressanskif.org,
  8. « Annuaire diplomé ESSEC », sur www.essecalumni.com (consulté le 6 avril 2016)
  9. « Société Ben M'Barek Hassan », sur www.societe.com,
  10. « Pacte 92: plan départemental d'harmonisation urbaine et sociale », sur www.liberation.fr,
  11. « Présentation Collectif Banlieues Respect », sur Banlieues Respect,
  12. « Conférence de presse de présentation de Rue au Grand Palais », sur www.culture.gouv.fr,
  13. « Le hip hop couronné au grand palais », sur www.liberation.fr,
  14. « La Marche contre le raciste 1983 », sur www.saphirnews.com,
  15. « Arrêté portant nomination au Conseil national des villes et du développement social urbain. », sur www.légifrance.gouv.fr,
  16. « Avis du conseil national des villes: ARS », sur www.ville.gouv.fr/,
  17. « Hassan Ben m'Barek président de Citoyenneté et Démocratie organisateur d'une manifestation contre Arlette Chabot », sur http://www.marianne.net,
  18. Site Banlieues Respect.
  19. Serge Raffy, La Guerre des Trois, Hôtel Matignon , Paris, Fayard, , 282 p. (lire en ligne), p. Chapitre 6
  20. Site MSF.
  21. Site fbi-france
  22. « Saint-Denis : manif contre l’attribution du label Diversité au département », sur www.leparisien.fr,
  23. « Elections législatives 2007 », sur www.interieur.gouv.fr,
  24. « Elections législatives 2012 », sur www.interieur.gouv.fr,
  25. « La priortié dans les banlieues est l'emploi », sur www.metronews.fr,
  26. « La banlieue défend sa voiture double commande. », sur www.rue89.nouvelobs.com,
  27. « Qui veut la-mort de la voiture à double commande. », sur www.largus.fr,
  28. « Les loueurs de voitures à double commande ont perdu. », sur www.leparisien.fr,
  29. « Des loueurs de voitures à double commande interpellés place Beauvau », sur www.leparisien.fr,
  30. « Interpellation musclée devant le ministère de l'intérieur », sur www.youtube.com/banlieuesrespect,
  31. « Manifestation bruyante des loueurs de voitures à double commande. », sur www.leparisien.fr,
  32. « Manifestation contre destruction d'emplois en Banlieue », sur www.youtube.com/banlieuesrespect,
  33. « Valls interpellé par les loueurs de voitures à double commande », sur www.leparisien.fr,
  34. « Gennevilliers : prière de 200 musulmans », sur http://www.lefigaro.fr,
  35. « Contre destruction mosquée à Gennevilliers », sur www.dailymotion /nouvel observateur,
  36. « Mosquée à la Défense », sur http://defense-92.fr,
  37. « Mosquée de Puteaux », sur www.monputeaux.com,
  38. « 400 fidèles devant l'hôtel de ville de Nanterre pour protester contre l'avis défavorable de la municipalité de légaliser leur lieu de culte. », sur www.leparisen.fr,
  39. « Devant l’hôtel de ville de Nanterre pour une "mosquée" », sur www.bladi.net,
  40. « Hassan Ben M'Barek, l'identité nationale est une question extrêmement lourde. », sur www.lefigaro.fr,
  41. « Identité nationale », sur www.leparisien.fr,
  42. « Le ministre de l'immigration, Éric Besson, au 4000 à la Courneuve pour parler d'identité nationale. », sur www.liberation.fr,
  43. « Eric Besson annonce des débats sur l'identité dans les quartiers », sur www.fr.reuters.com,
  44. « Appel à refuser le"grand débat sur l'identité nationale" », sur www.mediapart.fr,
  45. « Identité nationale Fillon à conclu les débats », sur www.leparisien.fr,
  46. « Banlieues Respect interdit à Matignon de réunion sur l'identité nationale », sur www.archives-lepost.huffingtonpost.fr,
  47. « Débat à la mosquée de Paris contre le débat sur l'Islam lancé par l'UMP », sur Banlieues Respect,
  48. « Débat laïcité et islam: les musulmans réclament son annulation - Vidéo AFP », sur AFP/ Dailymotion,
  49. « Les musulmans appelés à porter une « étoile verte » », sur SaphirNews.com,
  50. « Hassan Ben M’Barek de "Banlieues Respect" : Nous allons manifester devant le siège de l’UMP - Radio Africa N°1 », sur www.africa1.com,
  51. « Manifestation devant UMP: Vidéo Politis. », sur www.youtube.com/Politis,
  52. « Une étoile verte contre le débat sur la laïcité et l’islam », sur 20minutes.fr,
  53. « L'escalade de la politique sécuritaire ne fait qu'augmenter les tensions dans les quartiers », sur www.capital.fr,
  54. « Des policiers manifestent pour dénoncer la "religion du chiffre" », sur ww.fr.reuters.com,
  55. Luc Bronner, La loi du ghetto: enquête sur les banlieues françaises, Gennevilliers, Calmann-Lévy, , 262 p. (lire en ligne), p. Introduction
  56. « La cité rencontre des policiers », sur www.metronews.fr

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