Tsewang Rabtan

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Tsewang Rabtan
Fonction
Khong Tayiji
-
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
ᠼᠧᠸᠠᠩ ᠠᠷᠠᠪᠲᠠᠨVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Fratrie
Enfants
Galdan Tseren
Boitalak (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Tseveen Ravdan (mongol : ᠼᠧᠸᠠᠩ
ᠠᠷᠠᠪᠲᠠᠨ
, cyrillique : Цэвээнравдан, MNS : Tseveen Ravdan), également connu par les Tibétains sous le nom de Tsewang Rabtan tibétain : ཚེ་དབང་རབ་བརྟན།, pinyin tibétain : Cêwang Rabdän, THL : Tsewang Rapten ou encore Cewang Rabdan ; translittération en chinois simplifié : 策妄阿拉布坦 ; pinyin : cèwàng ālābùtǎn), né en 1643 et décédé en 1727, est un prince mongol du groupe choros-oïrat (dzoungars) et Khong Tayiji du Khanat dzoungar de 1697 à 1727.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tsewang Rabtan est le fils de Sengge, ancien Khong taiyiji qui fut assassiné par le demi-frère de celui-ci, Galdan Boshugtu Khan[1]. Il était marié à la sœur de Lhazang Khan, prince Qoshot et roi du Tibet.

Lorsque Galdan Boshugtu Khan assassine son frère en 1688, un lama le prévient qu'il risque en tant que plus ancien fils de Sengge, de connaître le même sort. Il s'enfuit alors avec sept personnes au lac Zaisan (situé dans l'actuel Kazakhstan)[1].

Pendant que Galdan est occupé à lancer des raids contre les Khalkas (Mongols orientaux), il réunit de nombreux Dzoungars sous sa bannière. Au moment de son retour en 1689, Galdan essaie d'écraser la montée de celui-ci, mais dans la victoire qui suit, Rabtan sort victorieux[1].

Rabtan, entre en contact avec l'empereur mandchou Shunzhi et lui dévoile les plans de Galdan[1]. Après la victoire de l'armée Qing lors de la bataille de Jao Modo (60 km à l'ouest de l'actuelle Oulan-Bator), Rabtan bloque Galdan à Khobdo en 1696[1].

Il monte sur le trône en remplacement de Galdan Boshugtu Khan à sa mort, en 1697. Il étend alors son territoire en Sibérie, en Mongolie occidentale et à la totalité de l'Est de l'actuel Xinjiang, à l'exception de Hami[1].

Il a besoin de consolider la situation à Tarbagataï et sur l’Ili. Il met sa capitale à Kouldja et laisse la ville de l’Imil à son frère Tséreng Dondoub[2].

Il marie sa fille, Boitalak (博託洛克), à Danjung (丹衷), le plus ancien fils de Lhazang Khan, en 1714[3].

Son frère Tsewang Dondub, accompagné de 6 000 hommes, conquiert Lhassa et tue Lhazang Khan. Lors de la Bataille de la rivière Salouen en septembre 1718, il défait les Mandchous de la dynastie Qing, mais ces derniers reprennent Lhassa le , sous le règne de Kangxi, et remettent Kelzang Gyatso, le 7e dalaï-lama, sur le trône le 16 octobre[4],[5].

À partir de 1920, les relations commerciales entres le khanat dzoungar et l'Empire russe deviennent florissantes, pendant 30 ans[1].

Tsewang Rabtan meurt en 1727. On dit qu'il a été assassiné par des lamas, qui lui en voulaient pour ses dévastations durant son règne[1].

Son fils aîné, Galdan Tseren, lui succède[1].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h et i (Hummel 1944) (version en ligne, page Tsewang Araptan)
  2. (Grousset 1965, p. 654,655).
  3. Hummel 1944, p. 10.
  4. Glenn H, The Fourteen Dalai Lamas: A Sacred Legacy of Reincarnations, Clear Light Publishers, . (ISBN 1-57416-092-3)
  5. Rahul 1997, p. 42.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]