Thomas Borer

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Thomas Borer
Thomas Borer, 2016 (cropped).jpg
Fonctions
Consultant
depuis
Ambassadeur
Département fédéral des affaires étrangères
-
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (61 ans)
BâleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Diplomate, lobbyiste, consultantVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Shawne Fielding (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Site web
Distinction
Orden wider den tierischen Ernst (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Thomas Borer-Fielding, né le à Bâle, est un diplomate qui fut en particulier ambassadeur de Suisse en Allemagne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il suit ses études à l'université de Bâle où il obtient un doctorat en droit en 1985, tout en travaillant pour le Credit Suisse Group à Genève.

Diplomate[modifier | modifier le code]

Il rejoint le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) comme diplomate en 1987 ; il y obtient, entre 1989 et 1993 la position de vice-directeur de la section responsable du droit international. En 1993, il rejoint l'ambassade de Suisse à Washington, puis est nommé secrétaire général suppléant du DFAE en 1994 en Suisse par le Conseil fédéral. À ce titre, il est nommé le comme chef de la task force chargée de travailler sur les avoirs en déshérence des victimes des nazis lors de la Seconde Guerre mondiale[1].

Il est ensuite nommé comme ambassadeur de Suisse à Berlin le et prend ses fonctions le 21 septembre de la même année. À ce poste, et contrairement à la majorité de ses collègues, il est souvent cité dans la presse de boulevard, pour son style volontairement négligé ainsi qu'à la suite de son mariage avec Shawne Borer Fielding, ancienne reine de beauté et actrice. Le couple, très populaire à Berlin, véhicule alors une image de jet-set que cela soit lors de l'organisation de réceptions ou dans les différentes émissions de télévision où ils apparaissent.

En , le magazine de boulevard Blick dévoile, photos à l'appui, une relation que Thomas Borer aurait avec Djamila Rowe, qui aurait été reçue, d'après le journal, à plusieurs reprises à l'ambassade en l'absence de Shawne Borer Fielding[2]. Ces informations ont été confirmées dans un premier temps par Djamila Rowe, avant que celle-ci ne se rétracte.

À la suite de cette affaire et de la publicité qui lui a été donnée dans la presse suisse et allemande, le Conseiller fédéral Joseph Deiss décide de le rappeler en Suisse, où il présente sa démission[3]. L'éditeur ainsi que le rédacteur en chef du Blick ont tous deux, en juillet 2002, présenté leurs excuses au couple Borer pour cette affaire, alors que le magazine est condamné dans le même temps à leur verser des dommages-intérêts pour un montant de 1,7 million de francs suisses[4].

Consultant[modifier | modifier le code]

À la suite de sa démission, Thomas Borer travaille comme consultant, conseiller stratégique et lobbyiste pour des entreprises en Allemagne, en Suisse et aux États-Unis[5], ainsi que pour le gouvernement du Kazakhstan[6].

Publications[modifier | modifier le code]

  • (de) Public Affairs: Bekenntnisse eines Diplomaten, München, Econ, (ISBN 978-3430115674)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Philippe Pfister et Oliver Zihlmann, Der Fall Borer. Fakten und Hintergründe eines Medienskandals, Zürich, Werd,

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Thomas Borer devient le chef du groupe de travail sur les avoirs en déshérence des victimes des nazis », sur admin.ch (consulté le 27 octobre 2008)
  2. « THOMAS BORER Accusé par deux journaux d'avoir reçu une femme chez lui en l'absence de son épouse, l'ambassadeur de Suisse à Berlin s'insurge », sur Le Matin (consulté le 27 octobre 2008)
  3. « Thomas Borer rapatrié à Berne », sur expo-archive.ch (consulté le 27 octobre 2008)
  4. « Deux livres dissèquent l’affaire «Borer/Ringier» », sur swissinfo.ch (consulté le 27 octobre 2008)
  5. « Thomas Borer claque la porte », sur swissinfo.ch (consulté le 27 octobre 2008)
  6. Bernard Wuthrich, « Le Ministère public peut enquêter dans l’affaire kazakhe », Le temps,‎ (lire en ligne, consulté le 28 octobre 2018).