Thespies

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant la Grèce antique
Cet article est une ébauche concernant la Grèce antique.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Thespies (en grec ancien Θεσπιαί / Thespiai) était une cité grecque de Béotie située entre Thèbes et le mont Hélicon. Un festival littéraire s'y tenait tous les quatre ans. Elle était également renommée pour le culte rendu à Éros.

Vénus d'Arles, réputée être la copie romaine d'une Aphrodite de Thespies, par Praxitèle

Mythologie et étymologie[modifier | modifier le code]

La légende de la ville la relie à Thespios (Θέσπιος), fils d'Érechthée ou de Teuthras, père de cinquante filles identiques qu'il envoya Héraclès pour le remercier d'avoir tué un lion qui décimait les troupeaux des bergers du Cithéron : il lui envoya ainsi chaque soir l'une de ses filles, Héraclès croyant retrouver toujours la même jeune fille et devenant ainsi le père de cinquante fils, les Thespiades qui allèrent s'établir en Sardaigne sous la conduite de Iolaos.

Plus simplement, son nom se rapproche du grec ancien θεσπισή signifiant « penché », « pentu », « vers la pente » ou « vers le bas ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Thespies est habité depuis le Néolithique. Quand les Perses envahissent la Grèce en -480, Thespies est la seule cité béotienne, avec Platées, à refuser de leur payer tribut[1] ; elle fournit 700 hommes au contingent mené par Léonidas à la bataille des Thermopyles[2]. En représailles, les Perses rasent les deux cités[3]. Thespies est ensuite reconstruite par Athènes. Elle est rasée une seconde fois entre -373 et -367 par sa voisine Thèbes. Durant la période romaine, Thespies qui, contrairement aux autres cités béotiennes, est restée fidèle à Rome durant la première guerre mithridatique, subit un siège des troupes de Mithridate VI. Selon Strabon[4], la ville ne présentait alors guère d'intérêt, si ce n'est pour la statue d'Éros de Praxitèle, que celui-ci avait sculptée pour la courtisane Glycère, qui l'offrit à Thespies, où elle était née. À la période byzantine, entrecoupée d'invasions comme celles des Goths (IVe siècle), des Slaves (VIIe siècle) et des Francs (XIIIe siècle), le nom de Thespies disparaît des sources, mais une forteresse, le kastro Vlochou (Κάστρο Βλοχού) est mentionnée sur le site[5]

Municipalité moderne[modifier | modifier le code]

Dème d'Aliartos, regroupant les districts municipaux d'Aliartos et Thespies, à la suite de la réforme Kallikratis (2010)

Le village d'Érimokastro, situé à proximité du site antique, est rebaptisé du nom de la cité antique en 1934[6]. Avec le programme Kapodistrias (1987), son nom devient celui d'un dème (municipalité), comprenant notamment ce village et celui d'Ascra. Dans le cadre du programme Kallikratis (2010), le dème fusionne avec celui d'Aliartos dont il devient un district municipal.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne], VII, 132.
  2. Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne], VII, 102.
  3. Histoires, Livre VIII, 50.
  4. Livre IX, 2, 25
  5. La forteresse byzantine de Vlochos s'élève à 688 mètres d'altitude aux pieds de l'Arapocéphale, sur l'acropole de Thespies, lit-on dans l'article grec [1]. Un monastère du même nom s'y dresse aujourd'hui. Le site [2] la qualifie de φρούριο των Θεσπιέων et précise en plus qu'en 1294, la forteresse est devenue propriété de Filippo di Tarento par mariage (dot de son épouse).
  6. http://pandektis.ekt.gr/pandektis/handle/10442/170168

Bibliographie[modifier | modifier le code]