Terezín

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Theresienstadt (homonymie).
Terezín
Blason de Terezín
Héraldique
Drapeau de Terezín
Drapeau
Image illustrative de l'article Terezín
Administration
Pays Drapeau de la République tchèque République tchèque
Région Flag of Usti nad Labem Region.svg Ústí nad Labem
District Litoměřice
Maire
Mandat
Daniel Trapani
2014
Code postal 411 55
Indicatif téléphonique international +(420)
Démographie
Population 2 916 hab. (2016)
Densité 216 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 30′ 39″ Nord 14° 09′ 02″ Est / 50.5109169, 14.1504386
Altitude 150 m
Superficie 1 352 ha = 13,52 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : République tchèque

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Terezín

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Terezín
Liens
Site web www.terezin.cz

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Plan de la forteresse en 1869

Terezín (en allemand : Theresienstadt) est une ville du district de Litoměřice, dans la région d'Ústí nad Labem, en République tchèque. Sa population s'élevait à 2 916 habitants en 2016[1].

Terezín est une ancienne forteresse militaire et une ville de garnison. Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre de la « Solution finale », les nazis mirent en place à Theresienstadt un camp de concentration, un camp de transit et un ghetto, où furent enfermés principalement des Juifs tchèques, allemands et autrichiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Terezín est arrosée par l'Ohře et l'Elbe et se trouve à 4 km au sud-est de Litoměřice, à 19 km au sud-est d'Ústí nad Labem et à 53 km au nord-ouest de Prague[2].

La commune est limitée par Litoměřice et Křešice au nord, par Travčice à l'est et au sud, par Bohušovice nad Ohří au sud et par Keblice, Lovosice et Mlékojedy à l'ouest[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIIIe siècle, les Habsbourg érigent la forteresse à proximité de la confluence de l'Elbe et de l'Ohře et la baptisent Theresienstadt en l'honneur de l'impératrice Marie-Thérèse.

Sa construction commence en 1780 et dure dix ans. La forteresse couvre une surface totale de 3,89 km2, au centre d'une zone inondable. Les fortifications sont conçues dans la tradition de l'ingénieur d'Argencourt, concepteur de Brouage, en France. En temps de paix, la forteresse accueille une garnison de plus de 5 000 soldats ; en temps de guerre, elle aurait pu accueillir jusqu'à 11 000 soldats. Theresienstadt ne sera cependant jamais utilisée en temps de guerre. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, elle servira de prison.

Pendant la Première Guerre mondiale, la forteresse servit de camp de prisonniers. Gavrilo Princip, l'assassin de l'archiduc François-Ferdinand et de sa femme, y fut emprisonné et y mourut de la tuberculose en 1918.

Theresienstadt pendant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Gestapo transforma Theresienstadt en camp de transit pour les Juifs tchèques et en ghetto pour les Juifs allemands et autrichiens âgés ou célèbres[4]. Environ 144 000 Juifs furent déportés. Trente-trois mille d'entre eux y périrent[5], principalement à cause d'atroces conditions de vie (faim, angoisse, maladies, épidémie de typhus à la fin de la guerre) et 88 000 furent déportés à Auschwitz et dans d'autres camps de concentration. À la fin de la guerre, il y avait seulement 19 000 survivants.

Robert Desnos, poète français, y est mort du typhus le 8 juin 1945.

La pièce de théâtre Pour ne jamais oublier ou le Cabaret Brundibár de Terezín est inspirée de l'Opéra pour Enfants "Brundibár" écrit par Adolf Hoffmeister et le compositeur tchèque-allemand Hans Krása en 1938 et interprété par des enfants captifs à Theresienstadt.

Terezín aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Après la guerre, la ville fut rebaptisée Terezín. Elle conserva une garnison jusqu'en 1996, date à laquelle l'armée quitta la ville, causant un impact négatif sur l'économie locale. Terezín continue d'essayer de se détacher de son passé militaire et de devenir une ville moderne et active. Elle a considérablement souffert des inondations en 2002.

Administration[modifier | modifier le code]

La commune se compose de quatre quartiers :

  • České Kopisty
  • Nové Kopisty
  • Počaply
  • Terezín

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Josef Bor, Le Requiem de Terezin, Éditions du Sonneur

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (cs) Population des communes de la République tchèque au 1er janvier 2016.
  2. Distances à vol d'oiseau ou distances orthodromiques.
  3. D'après geoportal.gov.cz.
  4. Georges Bensoussan (dir.), Jean-Marc Dreyfus (dir.), Édouard Husson (dir.) et al., Dictionnaire de la Shoah, Paris, Larousse, coll. « À présent », , 638 p. (ISBN 978-2-035-83781-3), p. 541
  5. Dictionnaire de la Shoah, p 542.

Liens externes[modifier | modifier le code]