Litoměřice

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Litoměřice
Blason de Litoměřice
Héraldique
Drapeau de Litoměřice
Drapeau
Litoměřice : place de la Paix.
Litoměřice : place de la Paix.
Administration
Pays Drapeau de la République tchèque République tchèque
Région Flag of Usti nad Labem Region.svg Ústí nad Labem
District Litoměřice
Maire Ladislav Chlupáč
Code postal 412 01
Indicatif téléphonique international +(420)
Démographie
Population 24 101 hab. (2015)
Densité 1 340 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 32′ 02″ N 14° 07′ 52″ E / 50.5338588, 14.131222850° 32′ 02″ Nord 14° 07′ 52″ Est / 50.5338588, 14.1312228
Altitude 136 m
Superficie 1 799 ha = 17,99 km2
Localisation

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Litoměřice

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Litoměřice
Liens
Site web www.litomerice.cz

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Litoměřice (en allemand : Leitmeritz) est une ville de la région d'Ústí nad Labem, en République tchèque, et le chef-lieu du district de Litoměřice. Sa population s'élevait à 24 101 habitants en 2015[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Litoměřice est située au confluent de l'Elbe et de l'Ohře, à 15 km au sud-est d'Ústí nad Labem et à 56 km au nord-ouest de Prague[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondée en 1218, et élevée au rang de ville royale en 1229 c'est l'une des plus anciennes villes de Bohême. Elle occupe le rang de capitale et d'évêché de la région du XIIIe au XVIIe siècle.

Jusqu'en 1918, la ville de Leitmeritz - Litoměřice fait partie de l'empire d'Autriche, puis d'Autriche-Hongrie (Cisleithanie après le compromis de 1867), chef-lieu du district de même nom, l'un des 94 Bezirkshauptmannschaften en Bohême[3]. Un deuxième bureau de poste est ouvert à la gare en 1896[4].

C'est une ville majoritairement[5] peuplée d'Allemands des Sudètes jusqu'à leur expulsion en 1945, à la suite des décrets Beneš.

Edifiée au XVIIIème siècle, la petite forteresse avait pour but de constituer un moyen de défense contre les intrusions venues de l’extérieur puis, dès le début du XIXème siècle, elle fut transformée en prison où furent enfermés des prisonniers de guerre, des prisonniers politiques et des opposants au régime des Habsbourg.

Dès juin 1940, la Gestapo de Prague en fit une prison tandis qu’en 1941, la ville de Terezin, abritée par les murs de la grande forteresse fut transformée en ghetto après l’évacuation forcée de tous ces habitants. Ce ghetto, accueillit les juifs du Reich, et servit de façade à l’extermination des juifs tandis que les juifs du protectorat de Bohême-Moravie furent envoyés dans la petite forteresse qui, de prison, devint un camp de transit à destination du camp d’Auschwitz et d’autres camps d’extermination.

C’est ainsi que sur une surface qui accueillait initialement 7 000 Tchèques, 50 000 juifs furent finalement rassemblés.

En 1943, suite au transfert à Terezin de 500 juifs danois, le gouvernement danois insiste pour que la Croix Rouge puisse accéder au site. Les Allemands mirent alors en place une véritable mise en scène, une parfaite tentative d’intoxication à leur égard destinée à faire passer le camp de concentration de Terezin pour un camp modèle : des faux magasins et des faux cafés y furent construits pour donner une illusion de confort, les transferts vers le camp d’Auschwitz-Birkenau se sont accélérés afin de réduire la surpopulation, les prisonniers visités par la Croix Rouge furent installés dans des pièces fraichement repeintes et un opéra pour enfants s’est même tenu. La supercherie fut un succès et la Croix Rouge présenta alors ce camp comme un camp exemplaire. Le tournage d’un film s’y est même tenu, dont les acteur et le réalisateurs furent ensuite déportés à Auschwitz…

Parmi les 144 000 personnes déportées à Terezin :

– 1/4 y moururent, dont le poète français Robert Desnos  et la sœur de Sigmund Freud, Esther Adolphine

– 88 000 furent déportés vers Auschwitz-Birkenau et les autres camps d’extermination

– 19 000 survécurent

En mai 1945, les camps passèrent aux mains de la Croix Rouge pendant 5 jours, avant que l’Armée rouge n’y pénétra. Terezin devint alors un camp de détention à l’égard des Allemands des Sudètes qui y connurent des conditions de détention aussi durent que celles infligées aux juifs précédemment.

Pour finir, en 1947, un mémorial national fut inauguré comprenant la visite de la forteresse, le musée du ghetto, le crematorium ainsi que des monuments commémoratifs.[6]

Administration[modifier | modifier le code]

La commune se compose de quatre quartiers :

  • ville de Litoměřice
  • Předměstí
  • Pokratice
  • Za nemocnicí

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le centre historique de Litoměřice est classé monument historique. Il comprend 44 rues et 9 places.

Litoměřice : cathédrale Saint-Stéphane.
Cathédrale Saint-Stéphane.

Le peinte et pédagogue Franz Cižek est né à Litoměřice le .

Galerie[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (cs) Population des communes de la République tchèque au 1er janvier 2015.
  2. Distances à vol d'oiseau ou distances orthodromiques.
  3. Wilhelm Klein, Die postalischen Abstempelungen und andere Entwertungsarten auf den österreichischen Postwertzeichen-Ausgaben 1867, 1883 und 1890, Vienne, Briefmarken-Kolbe, 1967.
  4. Leitmeritz 2 - Litomerice 2.
  5. À vérifier : nom officiel déjà bilingue avant 1900.
  6. « Litomerice : camps de concentration et de transit de Terezin » (consulté le 10 juillet 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Litoměřice - Czech.cz, Le site web officiel de la République tchèque
  • Alei - Alei.fr, Le site web de l'association Armentières Litomerice Europe Internationale, à Armentières (ville jumelée avec Litoměřice le 1er octobre 2011)