Litoměřice

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Litoměřice
Blason de Litoměřice
Héraldique
Drapeau de Litoměřice
Drapeau
Litoměřice : place de la Paix.
Litoměřice : place de la Paix.
Administration
Pays Drapeau de la République tchèque République tchèque
Région Flag of Usti nad Labem Region.svg Ústí nad Labem
District Litoměřice
Maire Ladislav Chlupáč
Code postal 412 01
Indicatif téléphonique international +(420)
Démographie
Population 24 106 hab. (2016)
Densité 1 340 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 32′ 02″ Nord 14° 07′ 52″ Est / 50.5338588, 14.1312228
Altitude 136 m
Superficie 1 799 ha = 17,99 km2
Localisation

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Litoměřice

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Litoměřice
Liens
Site web www.litomerice.cz

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Litoměřice (en allemand : Leitmeritz) est une ville de la région d'Ústí nad Labem, en République tchèque, et le chef-lieu du district de Litoměřice. Sa population s'élevait à 24 106 habitants en 2016[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Litoměřice est située au confluent de l'Elbe et de l'Ohře, à 15 km au sud-est d'Ústí nad Labem et à 56 km au nord-ouest de Prague[2].

La commune est limitée par Hlinná et Žitenice au nord, par Trnovany au nord-est, par Křešice à l'est, par Terezín et Mlékojedy au sud, par Žalhostice, Michalovice, Malíč et Kamýk à l'ouest, et par Miřejovice au nord-ouest[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondée en 1218, et élevée au rang de ville royale en 1229, Litoměřice est l'une des plus anciennes villes de Bohême. Elle occupa le rang de capitale et d'évêché de la région du XIIIe au XVIIe siècle.

Jusqu'en 1918, la ville de Leitmeritz - Litoměřice fait partie de l'empire d'Autriche, puis d'Autriche-Hongrie (Cisleithanie après le compromis de 1867), chef-lieu du district de même nom, l'un des 94 Bezirkshauptmannschaften en Bohême[4]. Un deuxième bureau de poste est ouvert à la gare en 1896[5].

C'est une ville majoritairement[6] peuplée d'Allemands des Sudètes jusqu'à leur expulsion en 1945, à la suite des décrets Beneš.

Édifiée au XVIIIe siècle, la petite forteresse avait pour but de constituer un moyen de défense contre les intrusions venues de l’extérieur puis, dès le début du XIXe siècle, elle fut transformée en prison où furent enfermés des prisonniers de guerre, des prisonniers politiques et des opposants au régime des Habsbourg.

Dès , la Gestapo de Prague en fit une prison tandis qu’en 1941, la ville de Terezin, abritée par les murs de la grande forteresse fut transformée en ghetto après l’évacuation forcée de tous ses habitants. Ce ghetto accueillit les juifs du Reich et servit de façade à l’extermination des juifs tandis que les juifs du protectorat de Bohême-Moravie furent envoyés dans la petite forteresse qui, de prison, devint un camp de transit à destination du camp d’Auschwitz et d’autres camps d’extermination.

C’est ainsi que sur une surface qui accueillait initialement 7 000 Tchèques, 50 000 juifs furent finalement rassemblés.

En 1943, à la suite du transfert à Terezín de 500 juifs danois, le gouvernement danois insista pour que la Croix-Rouge puisse accéder au site. Les nazis mirent alors en place une véritable mise en scène, une parfaite tentative d’intoxication à leur égard destinée à faire passer le camp de concentration de Terezin pour un camp modèle : de faux magasins et de faux cafés y furent construits pour donner une illusion de confort, les transferts vers le camp d’Auschwitz-Birkenau furent accélérés afin de réduire la surpopulation, les prisonniers visités par la Croix-Rouge furent installés dans des pièces fraîchement repeintes et un opéra pour enfants fut même créé. La supercherie fut un succès et la Croix-Rouge présenta alors ce camp comme un camp exemplaire. Un film y fut même tourné, dont les acteurs et le réalisateur furent ensuite déportés à Auschwitz.

Sur les 144 000 personnes déportées à Terezin :

  • un quart y moururent, dont le poète français Robert Desnos et la sœur de Sigmund Freud, Esther Adolphine
  • 88 000 furent déportés vers Auschwitz-Birkenau et les autres camps d’extermination
  • 19 000 survécurent

En , les camps passèrent aux mains de la Croix-Rouge pendant cinq jours, avant l'entrée de l’Armée rouge. Terezin devint alors un camp de détention pour Allemands des Sudètes, qui y connurent des conditions de détention aussi dures que celles infligées aux juifs précédemment.

En 1947, un mémorial national fut inauguré comprenant la visite de la forteresse, le musée du ghetto, le crematorium ainsi que des monuments commémoratifs[7].

Population[modifier | modifier le code]

Recensements (*) ou estimations de la population[8] :

Évolution démographique
1787 1854 1869* 1880* 1890* 1900* 1910*
2 830 6 068 10 811 11 728 12 203 14 063 16 595
1921* 1930* 1950* 1961* 1970* 1980* 1991*
18 135 19 718 15 126 16 830 19 595 22 869 25 719
2001* 2006 2012 2013 2014 2015 2016
24 879 25 517 24 388 24 316 24 136 24 101 24 106

Administration[modifier | modifier le code]

La commune se compose de quatre quartiers :

  • ville de Litoměřice
  • Předměstí
  • Pokratice
  • Za nemocnicí

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le centre historique de Litoměřice est classé monument historique. Il comprend 44 rues et 9 places.

Litoměřice : cathédrale Saint-Stéphane.
Cathédrale Saint-Stéphane.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Le peintre et pédagogue Franz Cižek est né à Litoměřice le , ainsi que l'écrivain, dessinateur, graveur et illustrateur de livres Alfred Kubin le .

Galerie[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (cs) Population des communes de la République tchèque au 1er janvier 2016.
  2. Distances à vol d'oiseau ou distances orthodromiques.
  3. D'après geoportal.gov.cz.
  4. Wilhelm Klein, Die postalischen Abstempelungen und andere Entwertungsarten auf den österreichischen Postwertzeichen-Ausgaben 1867, 1883 und 1890, Vienne, Briefmarken-Kolbe, 1967.
  5. Leitmeritz 2 - Litomerice 2.
  6. À vérifier : nom officiel déjà bilingue avant 1900.
  7. « Litomerice : camps de concentration et de transit de Terezin » (consulté le 10 juillet 2015)
  8. D'après pop-stat.mashke.org. — De 1869 à 1910, les recensements organisés par l'Empire d'Autriche-Hongrie sont officiellement datés du 31 décembre de l'année indiquée.

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Litoměřice - Czech.cz, Le site web officiel de la République tchèque
  • Alei - Alei.fr, Le site web de l'association Armentières Litomerice Europe Internationale, à Armentières (ville jumelée avec Litoměřice le 1er octobre 2011)