Tarō Okamoto

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Tarō Okamoto
Tarō Okamoto.jpg

Tarō Okamoto en 1953

Naissance
Décès
(à 84 ans)
TokyoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
岡本太郎Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Peintre, sculpture, töpfer
Formation
Mouvement
Père
Mère

Tarō Okamoto (岡本 太郎, Okamoto Tarō?) est un artiste japonais né le et mort le . On lui doit la citation « L'art, c'est l'explosion » (芸術は爆発だ, geijutsu wa bakuhatsu da?).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il arrive à Paris en décembre 1929. Il expose pour la première fois au Salon des surindépendants en 1932. Il étudie à la Sorbonne de 1930 à 1940. Son but premier était de faire de la peinture, mais il s'est également intéressé à l'ethnologie, la philosophie et la sociologie. Pendant son séjour en France, il rencontre Pablo Picasso, Georges Bataille, Max Ernst, Marcel Mauss, etc. Durant cette période, il aurait d'ailleurs été membre de la société secrète Acéphale, fondée par Bataille, en parallèle de la revue du même nom.[1] En 1937, Pierre Courthion lui consacre une petite monographie illustrée en noir et blanc dans la collection Peintres d'aujourd'hui aux éditions G.L.M. Après avoir pratiqué l'abstraction dans le groupe Abstraction-Création en 1933-1934, il se tourne vers une figuration surréalisante dont les motifs majeurs sont les papillons et les rubans.

À la suite de son expérience en France, il réalise plusieurs œuvres d'art majeures après guerre. Son œuvre la plus connue au Japon est probablement la Tour du Soleil (太陽の塔, Taiyō no tō?), totem symbole de l'exposition universelle d'Osaka en 1970. Il a également écrit beaucoup d'ouvrages dans lesquels il explique sa conception de l'art.

Postérité[modifier | modifier le code]

Kawasaki, sa ville natale, lui a dédié un musée en 1999, le Taro Okamoto Museum of Art (en) (岡本太郎美術館, Okamoto Tarō bijutsukan?), dans l'arrondissement de Tama au nord-ouest de la ville, à côté du Nihon Minka-en, musée en plein air des maisons traditionnelles.

Sa maison, et atelier, à Aoyama (Tokyo), est également ouverte à la visite.

En 2008, une fresque murale peignant une explosion nucléaire a été exposée dans la station de métro de Shibuya à Tokyo. Le Mythe de demain (明日の神話, Asu no shinwa?) est une fresque de 5,5 mètres de haut sur 30 de long retrouvée au Mexique en 2003.

Passants au pied du Mythe de demain, à Shibuya.

Tarō Okamoto a servi de source d'inspiration pour la création du personnage Deidara dans Naruto. Ses techniques sont inspirées d'une de ses phrases, qui déclarait que « L'art est explosion » (« Geijutsu wa bakuhatsu da » en japonais) . Cette fois, les explosions sont néanmoins bien réelles. À sa mort, Deidara se transforme d'ailleurs en une gigantesque déflagration similaire à l'œuvre La Tour du Soleil de l'artiste Okamoto[réf. souhaitée].

La Tour du soleil a inspiré Naoki Urasawa pour son célèbre manga 20th century boys. Naoki Urasawa s'est également inspiré de Tarō Okamoto pour créer le logo emblématique de la série[réf. nécessaire].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tarō Okamoto, L'Esthétique et le sacré, trad. du japonais, préface de Pierre Klossowski, Paris, Seghers, 1976.
  • Pierre Courthion, Okamoto, Paris, G.L.M., coll. « Peintres d'aujourd'hui », 1937.
  • Patrick Waldberg, Tarō Okamoto, le baladin des antipodes, La Différence, coll. « L'Apparence », Paris, 1976.
  • (en) Okamoto Taro - The 100th anniversary of his birth, The National Museum of Modern Art, 2001.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir Vincent Teixeira, « Bataille et les mangeurs de fromages. Entretien avec Olivier Meunier », dans Georges Bataille en Auvergne, Mairie de Riom-ès-Montagnes et Drac d'Auvergne, 2012, p. 44. Des années plus tard, dans une lettre à Patrick Waldberg, Bataille fait part de son désir d'écrire à Okamoto : « je veux le remercier et lui dire tout le prix que j'attache à la possibilité d'une correspondance active avec lui. », lettre du 12 août 1958, dans Georges Bataille, Choix de lettres 1917-1962, édition établie, présentée et annotée par Michel Surya, Gallimard, 1997, p. 497.

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