T. C. Boyle

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T. C. Boyle
Description de cette image, également commentée ci-après

T.C.Boyle à Leipzig en 2009.

Naissance (67 ans)
Peekskill
Activité principale
écrivain, romancier, professeur d'université
Distinctions
bourse Guggenheim, prix PEN/Malamud, Prix Médicis étranger
Auteur
Genres
roman, nouvelle

T. C. Boyle (Tom Coraghessan Boyle, nom de plume de Thomas John Boyle) est un écrivain et romancier américain né le à Peekskill, État de New York.

Auteur picaresque[modifier | modifier le code]

Spécialiste de Dickens, Boyle suit les ateliers d'écriture de l'université de l'Iowa (Iowa Writers' Workshop).

Son œuvre reflète sa spécificité, avec un roman picaresque, Water Music, et partiellement autobiographique avec Au bout du monde qui évoque sa région d'origine et aussi son enfance de manière très romancée avant de passer à la pure fiction, ou La Belle Affaire, récit humoristique tiré d'un épisode authentique.[réf. nécessaire]

C'est, notamment en Allemagne, un « auteur culte ». Cela tient moins à sa visibilité médiatique qu'à ses tournées pour des séances de dédicaces suivies de lectures à haute voix de nouvelles ou de chapitres de ses romans. Il a été aussi l'un des premiers auteurs célèbres à doter son site d'un forum et à converser familièrement avec ses lectrices et lecteurs.[réf. nécessaire]

Sa veine écologiste est fortement marquée dans divers romans dont Un ami de la Terre ou Après la peste.

Son onzième roman, Talk, Talk, est publié en juillet 2006 et traite un thème nouveau pour l'auteur, l'usurpation d'identité.

Sa production abondante (dix-sept romans ou recueils de nouvelles parus entre 1979 et fin 2006) est due à la fois à une forte discipline d'auteur sachant se couper du monde pour écrire avec régularité à heures fixes (soit à domicile, soit dans sa résidence secondaire nichée dans les hauteurs de la forêt californienne) et à la conviction d'écrire une œuvre originale qui se révélera peut-être salutaire car susceptible de favoriser une prise de conscience.

Les États-Unis et la société américaine de la fin ou des débuts des XIXe et XXe siècles (romans historiques sur le fondateur des petits-déjeuners céréaliers, le Dr. Kellogg – dans The Road to Wellville, ou les balbutiements de la psychiatrie, avec Riven Rock), ou les grands problèmes de la société américaine contemporaine (ainsi de l'immigration avec The Tortilla Curtain), forment très souvent la matière de l'inspiration de Tom Coraghessan Boyle.

Il tient à conserver son poste d'enseignant à l'université de la Californie du Sud (USC) même si ses droits d'auteur lui ont permis d'acquérir, sur les hauteurs de Santa Barbara, une vaste demeure historique due au célèbre architecte Frank Lloyd Wright. Il est publié par Viking Press, Penguin Books, Granta Books, Bloomsbury Publishing en langue anglaise, et en France, par les Éditions Grasset & Fasquelle.

Pseudonymes, noms de plume, etc.[modifier | modifier le code]

T. Coraghessan Boyle a été longtemps le pseudonyme le plus usuel de Thomas John Boyle, alias T. C. Boyle, auteur nord-américain. Tom est le prénom usuel de Thomas J. Boyle, lequel a utilisé très tôt le « middle name » Coraghessan, qui lui avait été inspiré par ses ascendances irlandaises. La plupart de ses éditeurs (Viking, Bloomsbury, Granta Books, Penguin, Grasset, Phébus…), qui utilisaient couramment les deux initiales sur la tranche des éditions originales dès la publication de Water Music, ont progressivement cessé, pour la plupart, de mentionner ce pseudonyme en le composant au long (non abrégé) sur les couvertures ou jaquettes des romans et recueils de nouvelles de Tom Coraghessan Boyle.

  • L'édition originale de Water Music[1] mentionnait T. C. Boyle sur la tranche de la jaquette et T. Coraghessan Boyle tant sur la tranche de l'ouvrage que sur la face de la jaquette.
  • L'édition de Granta reprenait l'appellation au long sur la couverture.
  • La traduction française[2] de Water Music ne mentionnait le « prénom » Coraghessan (ce pseudonyme a été créé par Thomas Boyle à l'occasion de la publication de ses premières nouvelles rassemblées dans le recueil Descent of Man paru en 1979) qu'en quatrième de couverture.
  • Ce dernier usage allait progressivement prévaloir tant pour Viking que pour Bloomsbury, éditeur qui, jusqu'à la publication de A Friend of the Earth, conservait la mention « Coraghessan » en couverture.
  • Les deux premières éditions en langue allemande de Water Music[3] conservaient la mention mais la troisième, chez Ro-Ro-Ro, l'a abandonnée au profit d'un C. médian.
  • Música Acuática[4] a marqué, pour les traductions hispanophones, la disparition de la mention non abrégée.

En dépit de l'amicale pression de nombre de ses amis, membres de son Raconteurs Club, de l'un de ses traducteurs français, Jef Tombeur, et de très nombreux lecteurs (s'exprimant sur le forum de son site et en d'autres lieux virtuels ou réels), Tom Coraghessan Boyle s'est (jusqu'à présent) refusé à exiger que ses éditeurs mentionnent son pseudonyme en son entièreté. La Save Coraghessan International Campaign[5] n'a pu, à ce jour, ni le faire fléchir, ni influencer ses éditeurs.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[6][modifier | modifier le code]

  • Water Music, traduction Robert Pépin, Phébus, 1988 (Water Music, 1981)
  • La Belle Affaire, traduction Gérard Piloquet, Phébus, 1991 (Budding Prospects, 1984)
  • Au bout du monde, traduction Jef Tombeur, Grasset, 1991 (World's End, 1987)
  • L'Orient, c'est l'Orient, traduction Robert Pépin, Grasset, 1993 (East is East, 1990)
  • Aux bons soins du docteur Kellogg, traduction Robert Pépin, Grasset 1994 (The Road to Wellville, 1993)
  • América, traduction Robert Pépin, Grasset, 1997 (The Tortilla Curtain, 1995), Prix Médicis étranger
  • Riven Rock, traduction Robert Pépin, Grasset, 1999 (Riven Rock, 1998)
  • Un ami de la Terre, traduction Robert Pépin, Grasset, 2001 (A Friend of the Earth, 2000)
  • D'amour et d'eau fraîche, traduction Bernard Turle, Grasset, 2003 (Drop City, 2003)
  • Le Cercle des initiés, traduction Bernard Turle, Grasset, 2005 (The Inner Circle, 2004)
  • Talk Talk, traduction Bernard Turle, Grasset, 2007 (Talk Talk, 2006)
  • Les Femmes, traduction Bernard Turle, Grasset, 2010 (The Women, 2009)
  • Après le carnage, traduction Bernard Turle, Grasset, 2013 (When the Killing's Done, 2011)
  • San Miguel, traduction Bernard Turle, Grasset, 2014 (San Miguel, 2012)
  • Les Vrais Durs, traduction Bernard Turle, Grasset, 2016 (The Harder They Come, 2015)

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Si le fleuve était whisky, traduction Robert Pépin, Grasset, 1992 (If the River Was Whiskey, 1989)
  • Histoires sans héros, traduction Robert Pépin, Grasset, 1996 (Without a Hero, 1996)
  • 25 histoires d'amour, traduction Robert Pépin et Jef Tombeur, Grasset, 2000
  • 25 histoires de mort, traduction Bernard Leprêtre et Robert Pépin, Grasset, 2002
  • Histoires cruelles, traduction André Zavriew, Grasset, 2008 (Tooth and Claw, 2005)
  • 25 histoires bizarres, traduction Robert Pépin, Jef Tombeur, André Zavriew, Grasset, 2006
  • L’Enfant sauvage, traduction Pierre Demarty, Grasset, 2011 (Wild Child & Other Stories, 2010)
  • Histoires sans issue, traduction Bernard Turle, Grasset, 2012
  • Une mort à Kitchawank, traduction Simone Arous, Grasset, 2015

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Little, Brown and Company, Boston & Toronto, 1980.
  2. Par Robert Pépin.
  3. Wassermusik, trad. de Werner Richter.
  4. 1999, Galaxia Gutenberg, Barcelona, trad. de Manuel Pereira Quinteiro.
  5. Association informelle de lectrices et lecteurs, dont †Sandye Utley, fondatrice de son site dit de référence, aussi initialement dénommée The Restore Coraghessan International Campaign.
  6. Livres édités en français.

Liens externes[modifier | modifier le code]