Réduit breton

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Le réduit breton est un projet de concentration des forces combattantes et du gouvernement de la France, durant la bataille de France, sur le territoire de la Bretagne, dans le but de conserver la souveraineté nationale sur le territoire métropolitain. Étudié dans l'urgence, ce dispositif n'a pu être mis en place avant la signature de l'armistice.

L'idée[modifier | modifier le code]

Pour permettre de continuer la lutte sur le territoire français, Paul Reynaud envisage la création d'un réduit breton : la forme de péninsule qu'a la Bretagne facilite sa défense et le port de Brest, un des plus grands ports militaires, est proche de l'Angleterre.

L'étude de cette option, jugée irréaliste par Maxime Weygand et Philippe Pétain mais ayant les faveurs de Winston Churchill, est confiée à Charles de Gaulle, sous-secrétaire d'État à la Guerre. Celui-ci se rend les 12 et 15 juin 1940 à Rennes, pour en étudier la mise en place. Celui-ci voit dans le réduit breton l'occasion de « disparaître en beauté, comme la Finlande ».

La forte avancée des Allemands, combinée à la désorganisation des troupes, à plusieurs bombardements et l'impossibilité de construire une véritable ligne de défense en peu de temps, font que le réduit breton ne sera jamais mis en place. L'armistice est signée quelques jours plus tard.

Ligne défensive envisagée[modifier | modifier le code]

La ligne de défense envisagée passe par le Couesnon au nord, puis les villes de Saint-Aubin-du-Cormier, Châteaubourg, Janzé, Bain-de-Bretagne et Redon pour se terminer au sud par le cours de la Vilaine.

Le gouvernement, quant à lui, se réfugierait à Quimper.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Étienne Maignen, Rennes pendant la guerre, chroniques de 1939 à 1945, Éditions Ouest-France, (ISBN 978-2-7373-6173-9), p. 23 & 24