Symphonie nº 6 de Bruckner

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La symphonie no 6 en la majeur d'Anton Bruckner est composée à partir de septembre 1879 et elle ne fait l'objet d'aucune retouche, d'aucun remords, d'aucune altération ou remaniement. Très fier de ses audaces d'écriture, il la surnomme : Die Keckste (la plus hardie ou la plus effrontée). En fait, cette symphonie conserve un ton très intime. Bruckner déroule les thèmes et les combinaisons qu'il a eu le loisir d'improviser sur le grand orgue de Linz. Le , la symphonie est achevée à l'Abbaye de Saint-Florian.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Composition : septembre 1879 - septembre 1881

Elle est composée en quatre mouvements :

  1. - Majestoso
  2. - Adagio : sehr feierlich
  3. - Scherzo : nicht zu schnell
  4. - Finale : bewegt, doch nicht zu schnell

Première audition : à Vienne sous la direction de Gustav Mahler

Éditions[modifier | modifier le code]

  • Édition Doblinger (Cyrill Hynais) (1891)
  • Édition Haas (1935)
  • Réédition par Nowak (1952), avec quelques changements mineurs

Mouvements[modifier | modifier le code]

La tonalité du premier mouvement peut être comparée à une lumière rayonnante car à la reprise on y entend une palette de sonorités éclatantes. Les mouvements médians, bien moins lumineux et comportent des couleurs mates. Le Finale, après un début dans les tonalités mineures, il fait ressortir le triomphal la majeur.

I - Majestoso[modifier | modifier le code]

Les violoncelles et les contrebasses introduisent le premier thème impérieux sur fond de rythme ostinato à triolet de croches et croche pointée tandis qu'autour de celui-ci, les violons tracent des figures très décoratives sur un rythme particulièrement heurté. Ce premier thème progresse et est soutenu par des triolets. Le second thème à la flûte molto piu lente est mélancolique. Enfin, le troisième thème est engendré par l'opposition entre deux unissons : celui des cordes et celui des bois et cuivres. Le développement reprend le premier thème en renversement. Il est suivi d'une réexposition qui module de la majeur, son relatif mineur fa diese mineur puis ré majeur. Le mouvement se termine par une coda grandiose avec un dialogue entre les cors et les trompettes, au cours duquel le thème initial traverse les tonalités.

II - Adagio : sehr feierlich (très solennel)[modifier | modifier le code]

À l'opposé des mouvements lents en forme lied (ABA’B’A’’) de la plupart des autres symphonies, l'Adagio est de forme sonate.

Les violons présentent un thème immatériel, auquel vient se greffer au hautbois une contre-mélodie. Le second thème éthéré est exposé aux cordes. L'exposition se termine par un chant funèbre exposé aux cordes et soutenus aux trombones. Après un court développement basé sur le premier thème et une reprise des trois thèmes, le mouvement se termine par une coda dans laquelle le premier thème est joué une dernière fois aux cordes.

III - Scherzo : nicht zu schnell (sans précipitation)[modifier | modifier le code]

Basé sur plusieurs motifs, le scherzo est suivi par un court Trio qui offre aux cors et aux cordes l'occasion de s'exprimer en des termes quelque peu lyriques et au cours duquel Bruckner fait une citation du thème principal de la précédente 5e symphonie.

IV - Finale : bewegt, doch nicht zu schnell (pas trop rapide)[modifier | modifier le code]

Le premier thème confié aux violons se dresse face aux trémolos des violoncelles et des contrebasses et est suivi par des fanfares menaçantes aux trompettes et aux cors. Un second thème plus passionné est répété aux violons. La fin reprend le thème principal de la première partie.

Instrumentation[modifier | modifier le code]

Instrumentation de la symphonie no 6
Cordes
premiers violons, seconds violons, altos,

violoncelles, contrebasses

Bois
2 flûtes, 2 hautbois, deux clarinettes (la), 2 bassons
Cuivres
4 cors (en fa), 3 trompettes (en fa), 3 trombones (alto, ténor, basse), un tuba basse
Percussion
timbales (en la, mi)

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Édition Doblinger (1896)[modifier | modifier le code]

  • F. Charles Adler avec l’Orchestre symphonique de Vienne, Tahra CD 239-40, 1952
  • Ira Levin avec l'Orchestre symphonique de l'opéra de Norrland, Lindoro AA-0105, 2008

Édition Haas (1935)[modifier | modifier le code]

Édition critique de Nowak (1952)[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • Sommets de la Musique par C. Howeler, version française (Édition Flammarion en France).

Liens externes[modifier | modifier le code]