Tahra

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Tahra
Fondation 1993
Fondateur René Trémine et Myriam Scherchen
Genre Musique classique (archives)
Pays d'origine Drapeau de la France France
Site web tahra.com

Tahra était un label indépendant français, spécialisé dans la publication d'enregistrements de musique classique d'archives historiques, active de 1993 à 2014.

L'étiquette Thara est distribué mondialement par Harmonia Mundi, sauf certains pays (Allemagne, Angleterre, Autriche, Corée du Nord, Espagne, États-Unis) où il est distribué par d'autres intermédiaires[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La maison d'édition a été fondée en 1993 par Myriam Scherchen, fille du chef d'orchestre Hermann Scherchen (1891–1966), et par le mélomane René Trémine, membre de la Société Furtwängler Française, et responsable de l'idée initiale[2]. La rencontre entre les deux, unis par la passion commune pour la musique, est derrière la création de Tahra, né d'un partenariat culturel qui a tourné à une relation amoureuse qui a duré jusqu'à la mort de René en 2014[2], après vingt-et-une années d'activité.

Le nom du label est dérivé d'une altération de Tara, le nom de la plantation des O'Hara dans le roman Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell[3] : l'ajout d'un « h » au milieu est une allusion à l'initiale du prénom d'Hermann Scherchen[3],[2].

Ses activités, depuis le début, a été consacrée à la publication d'interprétations historique peu connues ou négligées, par grands chefs d'orchestre et des artistes célèbres, des grandes figures telles que Wilhelm Furtwängler, Hermann Scherchen, Hermann Abendroth Hans Knappertsbusch, Karel Ančerl, Pierre Monteux, Eugen Jochum, Willem Mengelberg, Igor Markevitch, Hans Schmidt-Isserstedt, Kirill Kondrachine, et des musiciens solistes comme Youra Guller, Lazare Lévy, Eduard Erdmann, Clara Haskil, Kathleen Ferrier et Kirsten Flagstad[2],[4].

Gravures[modifier | modifier le code]

Les gravures sont le résultat d'un travail de recherche continue effectuée par les deux partenaires dans les archives sonores et radiophoniques et dans les bibliothèques de l'Europe[2], avec l'objectif déclaré de faire « revivre [...] un âge d'or de la direction d'orchestre tout entier[5] ». Ils voulaient, de cette façon, compenser une lacune de l'édition, en raison du manque d'intérêt des majors du disque pour le répertoire historique, de manière à « relancer les noms des artistes qui étaient difficilement trouvables dans les rayons des disquaires », à « écouter le son caractéristique d'un orchestre et celle typique d'un autre » et « faire revivre en quelque sorte la richesse et la diversité qui existaient avant que le processus de normalisation a commencé son lent travail au nivellement »[5].

Chaque enregistrement est accompagné de notes contenant des informations artistiques et biographiques, cela est le résultat d'un projet de recherche qui impliquait aussi le contact avec la famille des artistes disparus depuis longtemps, pour déterrer une mine de renseignements biographiques, parfois négligeables, mais nécessaire toutefois, pour composer l'historique et les éléments biographiques[2]. L'appareil informatif transforme le livret en une véritable monographie miniature[2].

René Trémine résume la ligne éditoriale[6] : « proposer, en restant dans l'absolue légalité, des archives inédites de la meilleure qualité sonore possible, accompagnées d'une documentation irréprochable en matière de texte et d'iconographie, témoignant de l'âge d'or de la direction d'orchestre. »

Cessation d'activité[modifier | modifier le code]

L'activité de publication a cessé en 2014, après la mort du co-fondateur. Sa femme a annoncé la sortie d'un disque épilogue de la maison d'édition, une histoire de Tahra (numéro de catalogue Tah 768)[2].

Notes[modifier | modifier le code]

(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Tahra » (voir la liste des auteurs).

  1. Distributeurs, sur le site officiel.
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Michele Napolitano, Tahra, quanti CD da collezione, PEM-Piazza Elettronica Magazine, Spettacolo, 27 giugno 2014, Istituto dell'Enciclopedia italiana Treccani
  3. a et b Lacavalerie 2004, p. 56
  4. (en)/(fr) TAHRA, ou la légende retrouvée, sur le site officiel.
  5. a et b Les intentions programmatiques sont mentionnées dans: Michele Napolitano, Tahra, quanti CD da collezione, PEM-Piazza Elettronica Magazine, Spettacolo, 27 giugno 2014, Istituto dell'Enciclopedia italiana Treccani
  6. Lacavalerie 2004, p. 57

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien contextuel[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]