Sugar Man

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Sugar Man
Titre original Searching for Sugar Man
Réalisation Malik Bendjelloul
Pays d’origine Drapeau de la Suède Suède, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Documentaire
Durée 86 minutes
Sortie 2012

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Sugar Man (Searching for Sugar Man) est un film suédois et britannique réalisé par Malik Bendjelloul[1], évoquant le parcours du musicien américain Sixto Díaz Rodríguez.

Il a remporté le Prix du public international du Festival de Sundance 2012 ainsi que l'Oscar du meilleur film documentaire en 2013.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1960, Sixto Rodriguez enregistre deux albums de chansons réalistes (édités par Sussex records)[2], proches par l'esprit d'un Bob Dylan[1]. Ces disques, dont le premier, Cold Facts, contient le single Sugar Man, sont reçus favorablement par la critique mais n'obtiennent aucun succès public. Rodriguez est donc contraint de poursuivre son métier d'ouvrier-maçon. Mais, de l'autre côté de l'Atlantique, en Afrique du Sud, sous le régime de l'apartheid, ses disques rencontrent un grand succès auprès de la jeunesse, en particulier blanche[3]. Le paradoxe d'un musicien, point prophète en son pays, et qui, sans le savoir, devient une idole dans une autre contrée. Le film suit l'enquête de deux fans du Cap sur la disparition supposée du chanteur[4]. Toutefois, « loin de dissiper ce mystère, le film l'alimente plutôt »[5].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Commentaire[modifier | modifier le code]

Malik Bendjelloul, spécialiste de films sur la musique, s'est rendu à Détroit dans le Michigan (États-Unis) ainsi qu'au Cap (Afrique du Sud) pour montrer le destin du musicien, guitariste et auteur-compositeur-interprète américain d'origine mexicaine. Il a rencontré des admirateurs de Sixto Díaz Rodríguez et le producteur des albums ayant obtenu des succès commerciaux en Afrique du Sud. Selon Hubert Niogret[8], « Malik Bendjelloul a su garder la bonne distance, enthousiaste sans être complaisant. » Réalisant son film pratiquement seul, le réalisateur, malgré la simplicité des moyens, a su transmettre l'émotion nécessaire pour rendre son film captivant et original.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bernard Loupias, « « Sugar Man » : l'ouvrier était une légende », sur Le Nouvel Observateur, (consulté le 16 janvier 2013)
  2. Thomas Sotinel, « "Sugar Man", le conte de Noël d'un rockeur miraculé », sur Le Monde, (consulté le 16 janvier 2013)
  3. François-Guillaume Lorrain, « Cinéma : le mystère Sixto Rodriguez », sur Le Point, (consulté le 16 janvier 2013)
  4. François Gorin, « Sugar Man (2012) : Documentaire », sur Télérama, (consulté le 16 janvier 2013)
  5. Olivia Cooper Hadjian, « Critique Sugar Man réalisé par Malik Bendjelloul », sur Critikat.com (consulté le 26 décembre 2012)
  6. « "Sugar Man" : un incroyable revival », sur Le Point, (consulté le 16 janvier 2013)
  7. Prix du meilleur film au festival de Carthagène, sur screendaily.com, consulté le 28 février 2013
  8. Positif, janvier 2013, no 623.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]