Sofi Oksanen

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Sofi Oksanen
Description de cette image, également commentée ci-après
Sofi Oksanen en août 2008.
Nom de naissance Sofi-Elina Oksanen
Naissance (41 ans)
Jyväskylä (Finlande)
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Finnois

Œuvres principales

Sofi Oksanen est une écrivaine finlandaise, née à Jyväskylä le . Son troisième roman, Purge, qui a reçu de nombreux prix en Finlande, l'a fait connaitre en France, où il a également été primé du prix Femina étranger et du prix du roman Fnac.

Sofi Oksanen a également écrit des chroniques dans plusieurs magazines et un article avec Imbi Paju (fi) sur les étapes de l'histoire de l'Estonie durant l'histoire soviétique. Au sujet de l'histoire récente de l'Estonie, elle a également écrit Les vaches de Staline (en) et Quand les colombes disparurent (fi).

Biographie[modifier | modifier le code]

Sofi Oksanen nait d'un père finlandais électricien et d'une mère estonienne ingénieure ayant émigré en Finlande dans les années 1970[1] et grandit à Jyväskylä, en Finlande centrale. Elle achève ses études secondaires, en 1996, au Lycée de Voionmaa (en).

Avant de se consacrer à l'écriture, elle étudie la littérature à l'université de Jyväskylä et à l'université d'Helsinki ainsi que la dramaturgie à l'Académie de Théâtre d'Helsinki.

Sofi Oksanen est ouvertement bisexuelle[1].

En , elle se marie avec Juha Korhonen, un informaticien[2]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Sofi Oksanen s'est fait connaitre en Finlande en 2003 avec la publication de son roman Les Vaches de Staline (Stalinin lehmät)[3], qui conte l'histoire d'une jeune fille souffrant de troubles des conduites alimentaires, tout en décrivant l'image des migrantes estoniennes en Finlande.

Deux ans plus tard, elle publie son second roman Baby Jane[4] qui aborde les thèmes de l'anxiété et de la violence conjugale dans les couples lesbiens.

Sa première pièce de théâtre jouée au Théâtre national de Finlande en 2007 est le point de départ de son roman Purge (Puhdistus) paru en 2008[5] et classé premier dans la liste des ventes de fiction en Finlande dès sa publication[6].

Un film tiré de Purge est sorti en septembre en 2012, réalisé par Antti Jokinen[7].

Sofi Oksanen en 2010.

Engagement politique et social[modifier | modifier le code]

Impliquée dans le débat public en Finlande, Sofi Oksanen écrit dans différentes publications, dans les colonnes de différents périodiques (Sihteeri & Assistentti, Sunnuntaisuomalainen, Metro, Aamulehti) sur des sujets tels que l'identité multinationale, les droits de l'homme, le droit à la libre expression et le droit à l'information face aux défenseurs de la Censure de l'Internet.

Totalitarisme soviétique[modifier | modifier le code]

Sofi Oksanen et Imbi Paju, séminaire à l'ambassade d'Estonie à Helsinki en mars 2009.

Dans ses écrits journalistiques, Sofi Oksanen se montre critique face l'admiration et le soutien portés par certains au totalitarisme, notamment au totalitarisme de gauche. En 2009, elle a ainsi publié avec la journaliste et réalisatrice estonienne, Imbi Paju, une compilation d'articles intitulée Derrière tout cela il y avait la peur : Comment l'Estonie perdit son histoire et comment elle la récupère (Kaiken takana oli pelko: Kuinka Viro menetti historiansa ja miten se saadaan takaisin), sur les crimes du régime communiste en République socialiste soviétique d'Estonie, et réunissant plus de trente écrivains, dont Paju et Sofi Okanen. Sofi Oksanen a justifié cette parution par le besoin d'aborder l'un des phénomènes les plus meurtriers du XIXe siècle, de par leur étendue et de leur longue durée, ayant néanmoins fait l'objet de peu de publications en comparaison aux écrits sur les crimes national-socialistes en Estonie[8].

Sofi Oksanen a de plus critiqué l'attitude de certains hommes politiques et journalistes finlandais, et en particulier celle de Matti Vanhanen, qu'elle a qualifié de finlandisation, en réaction à un article publié en 1985 par l'ancien premier ministre et alors journaliste dans le journal Suomenmaa, où il jugeait que les manifestations pour l'indépendance des pays baltes étaient des provocations[9].

Culture finlandaise[modifier | modifier le code]

En 2009, les propos de Sofi Oksanen tenus à la télévision danoise sur la culture finlandaise et en particulier sur la violence et la tendance à la dépression des hommes finlandais ont provoqué de vives réactions en Finlande[10].

Éditeurs[modifier | modifier le code]

WSOY[modifier | modifier le code]

Sofi au festival littéraire « Oslo bokfestival 2011 ».

Le 15 juin 2010, l'éditeur WSOY a annoncé qu'il n'éditerait plus Sofi Oksanen[11], le PDG de la société, Anna Baijars, évoquant alors un manque de confiance mutuelle[12]. En octobre 2009, Sofi Oksanen avait critiqué publiquement le manque de professionnalisme de WSOY. À la suite de cet article, douze écrivains ont écrit une lettre critiquant violemment la direction de WSOY[13]. Le 16 juin 2010, dans une interview pour la revue Apu-lehti, elle a accusé WSOY de rupture de contrat et a taxé d'amateurisme les activités de traduction et de commercialisation de l'éditeur. Elle a également comparé le PDG de WSOY à un singe[14]. Sofi Oksanen annonce que la raison est une rupture de contrat par WSOY, au sujet de laquelle elle a déjà été en contact avec l'Union des écrivains finlandais[15][pas clair]. La solution[Quoi ?] est généralement considérée comme exceptionnelle et préjudiciable à l’image de WSOY car Sofi Oksanen est l'écrivain finlandais le plus primé de ces dernières années[16]

Bazar Forlag[modifier | modifier le code]

En 2013, l'éditeur suédois Bazar Förlag AB a demandé devant le tribunal d’Helsinki des indemnités pour rupture de contrat. Selon lui, Sofi Oksanen aurait signé en 2005 un contrat couvrant un certain nombre d'ouvrages. Le premier aurait dû être Ranskalainen päärynä (La poire française), qui n'a jamais été publié, et le suivant, Purge publié en 2008 par WSOY. Selon Bazar, le contrat couvrait également les droit d'édition en Suède de Stalinin lehmät et de Baby Jane[17].

Silberfeldt[modifier | modifier le code]

À la suite de l'interruption de sa collaboration avec WSOY en 2010[18], Sofi Oksanen a fondé en mars 2011 sa propre maison d'édition Silberfeldt Oy. Sa première publication a été la réédition de la version poche de Baby Jane[19] dont WSOY a cédé les droits. Sofi Oksanen a acheté en 2011 les droits de publication en finnois de l'L'Archipel du Goulag d'Alexandre Soljenitsyne[20], que Silberfeldt a publié en avril 2012[18]. Silberfeldt a aussi publié une carte du système concentrationnaire soviétique réalisé par Niilo Koljonen, suite à quoi Sofi Oksanen a organisé en 2012 un séminaire à ce sujet aux Archives nationales audiovisuelles de Finlande (fi).

Like[modifier | modifier le code]

En décembre 2012, elle est devenue écrivaine des éditions Like du groupe Otavamedia dont Harri Haanpää venait d'être nommé le directeur éditorial[21],[22]. Le 30 août 2012 Like a publié le quatrième roman d'Oksanen Kun kyyhkyset katosivat (Quand les colombes disparurent).

Liste des œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Sofi Oksanen au salon Livre Paris le 18 mars 2011.

Traductions en français[modifier | modifier le code]

Pièces de théâtre[modifier | modifier le code]

Pièces de théâtre et leur première:

Opéras[modifier | modifier le code]

Ouvrages scientifiques[modifier | modifier le code]

  • Kaiken takana oli pelko: Kuinka Viro menetti historiansa ja miten se saadaan takaisin, WSOY, (ISBN 978-951-0-35111-6)

Essais[modifier | modifier le code]

  • Rautaesiriippu repesi ja minä sain koiran (Expressen 7.11.2014)[27]
  • Venäjä vaientaa Nobel-voittajan ääntä (Helsingin Sanomat 9.12.2015)[28]
  • Tätä on kirjoittaa Venäjästä. Sofi Oksasen pysäyttävä kirjoitus infosodasta (Aamulehti 26.5.2016)[29]
  • Venäjä on siirtomaavalta: valheista vaikeneminen ei meitä suojele (Aamulehti 1.4.2017)[30]
  • Pakolaisista, pakkosiirroista ja diasporasta (Helsingin Sanomat 25.9.2016)[30]

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Sofi Oksanen a reçu de nombreux prix littéraires, parmi lesquels :

Récompenses[modifier | modifier le code]

Sur quelques ouvrages[modifier | modifier le code]

Norma (2015)[modifier | modifier le code]

Norma Ross assiste à l'enterrement de sa mère Anita Ross, suicidée à une station de métro d'Helsinki, et se fait aborder par un ancien ami de sa mère, Max Lambert. Elle hérite des problèmes de sa mère, et de son emploi tardif au salon Maxicoiffure, auprès de Marion, spécialisé en mèches de cheveux (surtout des Virgin Remy). Leur origine est multiple ː Ukraine, Russie, Thaïlande, Nigeria, Vietnam, Géorgie. Elle le découvre progressivement, surtout à partir des voyages de sa mère, de ses dettes, de ses révélations. Elle est surtout affectée d'une hypertrichose, relativement héréditaire. Ses cheveux sont doués depuis sa naissance, et grâce aux soins de sa mère, d'une finesse et d'une sensibilité remarquables. L'entreprise maffieuse des Lambert s'est emparée de ce marché et de celui des mères porteuses...

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Luke Harding, « Sofi Oksanen: ‘We know about British colonialism. Russian colonialism is not well known’ », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  2. (fi) « Sofi Oksanen meni naimisiin » [« Sofi Oksanen mariée »], sur le site Iltalehti.fi, (consulté le 27 novembre 2017).
  3. http://www.livredepoche.com/les-vaches-de-staline-sofi-oksanen-9782253167365
  4. (en)http://www.bazarforlag.se/Books/Books/Baby%20Jane.aspx
  5. (en)http://www.livredepoche.com/purge-sofi-oksanen-9782253161899
  6. (fi)http://www.wsoy.fi/sofioksanen/puhdistus/
  7. (en) Annika Pham, « Love and redemption in Anti Jokkinen's Purge », Trust Nordisk,‎ (lire en ligne)
  8. (fi)http://www.kansanuutiset.fi/uutiset/taistelu_viron_historiasta_siirtyi_p%C3%A4iv%C3%A4ksi_helsinkiin_1820907.html
  9. (fi)http://www.mtv3.fi/uutiset/kotimaa.shtml/arkistot/kotimaa/2009/03/838738
  10. (fi)http://www.hs.fi/kulttuuri/artikkeli/Sofi+Oksanen+oudoksuu+Suomi-puheista+noussutta+kohua/1135250997566
  11. (fi) Esa Mäkinen, WSOY:n mitta tuli täyteen, Helsingin Sanomat, , C 1 p.
  12. (fi) « WSOY antoi Sofi Oksaselle potkut », Helsingin sanomat (consulté le 9 septembre 2012)
  13. (fi) « Sofi Oksanen syyttää WSOY:tä ikärasismista ja välinpitämättömyydestä », Helsingin sanomat (consulté le 9 septembre 2012)
  14. (fi) Petri Koskinen, « Sofi kypsytti Sanoman luopumaan kulttuurista », Kauppalehti,  : « Un singe pourrait répondre au téléphone à la place du PDG que les choses ne se dérouleraient pas plus mal. »
  15. (fi) « Ilmiriita: WSOY:n ja Sofi Oksasen yhteistyö katkesi », MTV3
  16. (fi) Antti Majander, Jo on aikoihin eletty p. C 1, Helsingin Sanomat,
  17. (fi) Janne Sundqvist, « Bazar Kustannus vaatii sofi oksaselta miljoonakorvausta », Yle, (consulté le 10 mai 2013)
  18. a et b (fi) « Sofi Oksanen perusti oman kirjakustantamon », Klaava-fi (consulté le 9 septembre 2012)
  19. (fi) Sakari Nupponen, « Sofi Oksanen perusti oman kustantamon », Taloussanomat, (consulté le 9 septembre 2012)
  20. Paru en finnois dans les années 1970 à un faible nombre d'exemplaires.
  21. (fi) Esa Mäkinen, Sofi Oksanen vaihtaa joukkuetta, osa III, Näkökulma, Helsingin Sanomat, , C 1 p.
  22. (fi) « Sofi Oksanen Like Kustannuksen kirjailijaksi », Hs.fi, (consulté le 9 septembre 2012)
  23. David Caviglioli, « Purge intestinale », sur http://bibliobs.nouvelobs.com, (consulté le 6 septembre 11)
  24. « La star de la littérature finlandaise, Sofi Oksanen, de retour en librairie le 15 mai », sur rtbf.be, (consulté le 18 mai 2013)
  25. « Nazis dans le rétro », sur http://bibliobs.nouvelobs.com, (consulté le 5 juillet 2013)
  26. « Sofi OKSANEN : Baby Jane », sur zone livre.fr (consulté le 27 novembre 2017).
  27. (sv) « Rautaesirippu repesi ja minä sain koiran », Expressen (consulté le 4 juillet 2017)
  28. (fi) « Essee: Venäjä vaientaa uuden Nobel-voittajan ääntä, kirjoittaa Sofi Oksanen esseessään Svetlana Aleksijevitšista », Helsingin Sanomat, (consulté le 4 juillet 2017)
  29. (fi) « Sofi Oksasen pysäyttävä kirjoitus infosodasta – Tätä on kirjoittaa Venäjästä - Aamulehti », Aamulehti, (consulté le 4 juillet 2017)
  30. a et b (fi) « Sofi Oksasen essee: Venäjä on siirtomaavalta – valheista vaikeneminen ei meitä suojele - Aamulehti », Aamulehti, (consulté le 4 juillet 2017)
  31. a et b http://librispolaris.canalblog.com/archives/2010/05/05/17796268.html
  32. a et b http://www.info-finlande.fr/culture/litterature/article/Sofi_Oksanen.html
  33. (fi) (fi) « Sofi Oksaselle Pohjoismaiden neuvoston kirjallisuuspalkinto », Helsingin Sanomat, (consulté le 30 mars 2010)
  34. (en) « Sofi Oksanen's 'Purge' Wins Fnac Prize », ERR News,‎ (lire en ligne)
  35. « Prix du roman Fnac à "Purge" de la Finlandaise Sofi Oksanen », AFP,‎ (lire en ligne)
  36. (fi) Anniina Wallius, « Ruotsin akatemia luovutti Sofi Oksaselle pikkunobelin », Yle, (consulté le 25 avril 2013)
  37. (fi) « Sofi Oksaselle Budapestin Suurpalkinto », mtv.fi (consulté le 29 juin 2017)
  38. (fi) « : Salerno Letteratura :. - Premio Salerno Libro d'Europa 2015, la cinquina », salernoletteratura.com (consulté le 29 juin 2017)
  39. (en) Toomas Hõbemägi, « Postimees names Finnish writer Sofi Oksanen Person of the Year », Baltic Business News,‎ (lire en ligne)
  40. (fi) « SETA a récompensé Sofi Oksanen » (consulté le 18 août 2010)
  41. (en)« Foreign Ministry Coming Events: 14 - 20 June 2010 », Ministère estonien des affaires étrangères, (consulté le 25 avril 2013)
  42. (en)http://www.president.ee/en/media/press_releases.php?gid=134078
  43. (fi)« Sofi Oksaselle Pro Finlandia », Yle, (consulté le 11 juin 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]