Ordre du Lion de Finlande

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Ordre du Lion de Finlande
Ordre du Lion de Finlande
Cravate de commandeur de l’ordre du Lion de Finlande (sans épées).
Décernée par Drapeau de la Finlande Finlande
Le président de la Finlande
Éligibilité Militaires et civils
Décerné pour Pour mérite rendu à la Finlande
Statut Toujours décernée
Grade(s) Chevalier
Chevalier de 1er classe
Médaille pro Finlandia
Commandeur
Commandeur de 1er classe
Commandeur Grand-croix
Chiffres
Date de création 11 septembre 1942
Importance

Ruban de la médaille
Ruban

L'ordre du Lion de Finlande (finnois : Suomen Leijonan ritarikunta ; suédois : Finlands Lejons orden) est une décoration décernée par le président de la Finlande. Il est le Grand Maître de l’Ordre, qu’il administre avec un vice-chancelier et au moins trois membres. Ce collège décerne aussi l’ordre de la Rose blanche de Finlande.

Fondée en 1942, le pour préserver le prestige de l’ordre de la Rose blanche qui devenait trop remis, l’ordre du Lion de Finlande est décerné aux civils comme aux militaires et pour tout type de mérite.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Ordre du lion de Finlande a été créé le [1], alors que la Finlande menait la Guerre de Continuation. La diplomatie du temps de guerre incluait un besoin accru de décorer particulièrement les étrangers des pays alignés, principalement l'Allemagne. Les ordres finlandais existant : L'Ordre de la Croix de la liberté et l'Ordre de la Rose Blanche ne pouvaient pas suivre le rythme des décorations et leurs plus haut grades risquaient d'être gonflés en raison d'un trop grand nombre de titulaires. L'Ordre du lion de Finlande a donc été créé pour permettre de continuer à décorer les étrangers ayant des grades élevés dans les autres ordres finlandais[2], bien que l'Ordre du lion de Finlande puisse également être décerné à des ressortissants finlandais[1]. Le nouvelle ordre a également permis d'assouplir les décorations, en tenant compte du grade et des réalisations des récipiendaires[3].

En , le président Martti Ahtisaari a été critiqué par certaine ONG, des politiciens et des personnalités culturelles notables parce qu'il a décerné le titre de Commandeur de l'Ordre du lion de Finlande a Djamaludin Suryohadikusumo, le ministre indonésien des forêts, et à Sukanto Tanoto, le principal propriétaire de la société indonésienne RGM, une société mère de la société April. La société April a été critiquée par des organisations non gouvernementales pour avoir détruit des forêts tropicales, et l'Indonésie elle-même a été fortement critiquée pour ses violations des droits de l'homme, notamment au Timor oriental. Le président du parti d'Ahtisaari, Erkki Tuomioja, a déclaré que la remise des médailles était discutable car il craignait que cet acte ne ternisse l'image publique de la politique finlandaise en matière de droits de l'homme. Des étudiants en arts ont manifesté à Helsinki contre la décision de donner des médailles[4],[5]. L'artiste Marjatta Hanhijoki et l'auteur Leena Krohn ont rendu leurs médailles Pro Finlandia pour protester contre les décorations indonésiennes[6].

Grades[modifier | modifier le code]

Bibliographies/Ouvrages[modifier | modifier le code]

(fi) Matikkala, Antti, Kunnian ruletti: Korkeimmat ulkomaalaisille 1941-1944 annetut suomalaiset kunniamerkit, Helsinki, (ISBN 978-952-222-847-5)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fi) Verkkola Tuija, « Kolmen ritarikunnan vuoropuhelu », sur Helsingin Sanomat, (consulté le )
  2. Antti Matikkala, Kunnian ruletti : korkeimmat ulkomaalaisille 1941-1944 annetut suomalaiset kunniamerkit, (ISBN 978-952-222-847-5 et 952-222-847-8, OCLC 1028532284, lire en ligne)
  3. (fi) « Antti Matikkala: Ritarikunnat isänmaan palveluksessa – Kylkirauta » (consulté le )
  4. (fi) Helena Kjellberg, « Mielenosoitus: Kunniamerkit takaisin Indonesiasta », sur Helsingin Sanomat, (consulté le )
  5. (fi) « LYHYESTI | Ahtisaari saanee vastaehdokkaan UPM:n hallitus- vaaliin », sur Helsingin Sanomat, (consulté le )
  6. (fi) Helena Kjellberg, « Ahtisaari: Kunniamerkkien myöntäminen Indonesiaan perusteltua » Accès payant, sur Helsingin Sanomat, (consulté le )