Skis Rossignol

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Skis Rossignol SAS

Description de l'image Rossignol logo.png.
Création 1907
Fondateurs Abel Rossignol
Personnages clés Émile Allais, Laurent Boix-Vives[1]
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan (en) Another best day
Siège social Drapeau de France Saint-Jean-de-Moirans (France)
Direction Bruno Cercley (PDG)
Activité Équipement sportif
Produits Matériel de sports d'hiver, matériel de tennis, textiles, rollers
Société mère Altor Equity Partners
Effectif environ 1600 personnes
Site web http://www.rossignol.com/
Chiffre d’affaires 208 millions d'euros (2013)

Skis Rossignol est une entreprise de fabrication de matériels de sports d'hiver. Elle n'est plus cotée à la Bourse de Paris depuis l'OPA du groupe australien Quiksilver et son retrait de la cote en septembre 2005.

Ils ont gagné leurs lettres de noblesse grâce aux champions qui se sont succédé génération après génération, comme Émile Allais, Jean Vuarnet, Adrien Duvillard, Annie Famose, Perrine Pelen, Nancy Green, Erika Hess en passant par Alberto Tomba ou plus récemment Jean-Baptiste Grange, Bode Miller, Pernilla Wiberg, Carole Montillet, Ted Ligety, Didier Defago, Lindsey Vonn, Julia Mancuso, Christof Innerhofer en ski alpin, Vincent Vittoz en nordique, Doriane Vidal, Mathieu Crepel, Xavier de Le Rue en snowboard et Candide Thovex en freestyle[2].

Rossignol est racheté en 2013 par le groupe suédois Altor Equity Partners qui possède désormais 80% du capital[3].

Historique[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

En 1907, Abel Rossignol, menuisier passionné de ski, réalise sa première paire de skis artisanale en bois massif[2].

En 1937, Émile Allais devient champion du monde. Avec le ski Olympique 41, Henri Oreiller est sacré premier champion olympique français de l’histoire, en 1948[2]. Laurent Boix-Vives reprend l’entreprise en 1956 et va lui donner une dimension internationale[2].

Années 1960[modifier | modifier le code]

Chaussé du premier ski métallique[2], Jean Vuarnet remporte les Jeux olympiques de Squaw Valley en 1960 avec l'Allais 60.

En 1964, Rossignol connaît un succès international avec le premier ski en fibre de verre, le Strato[2].

1970 - 2000[modifier | modifier le code]

À partir des années 1970, elle s’implante aux États-Unis d'Amérique, lance ses premiers skis de fond et devient no 1 mondial du ski[2],[4]. Aux Jeux olympiques de Calgary, elle remporte 6 médailles d’or sur 10 en ski alpin. Après la chaussure de ski alpin en 1990, l'entreprise se lance dans les fixations en rachetant la marque Look (1994)[5]. En 1998, Claude Jantet souhaite une diversification et oriente la marque vers le snowboard et le golf[6]. Suit ensuite le textile.

Grand vainqueur des Jeux olympiques d’Albertville et de Lillehammer, elle devient no 1 mondial des sports d’hiver[2]. En effet, la marque équipe 47 % des concurrents olympiques de ski alpin et obtient par leur intermédiaire 36 médailles[7].

Elle délocalise la plupart de ses sites de production..

Années 2000[modifier | modifier le code]

En mars 2005, le groupe australien Quiksilver rachète le groupe Rossignol pour 560,8 millions de dollars[8],[9].

En 2006, Skis Rossignol est le no 1 mondial de la conception, de la fabrication et de la commercialisation de matériel de sports d'hiver. Son chiffre d'affaires est réparti à 70,6 % pour du matériel de sports d'hiver, puis à 21,4 % avec du matériel de golf (clubs, balles, accessoires avec la marque Cleveland), 7 % avec du textiles (marques Rossignol, Dynastar et Cleveland), 1 % avec des rollers (Rossignol). La répartition géographique du chiffre d'affaires est la suivante : Europe (47,2 %), Amérique du Nord (39,4 %), Asie (7,7 %), autre (5,7 %). Le chiffre d'affaires sur l'équipement de sports d'hiver est réparti autour des skis alpins (85,5 % du CA ; skis, chaussures, fixations, bâtons ; marques Rossignol, Dynastar, Lange, Look, Kerma), de snowboard (10,3 % ; planches, fixations, chaussures ; Rossignol, Hammer, Dynastar), de ski nordique (4,2 % ; skis, planches, chaussures, fixations, patins à glace ; Rossignol et Risport).

En août 2008, après avoir investi des millions de dollars pour le restructurer, Quiksilver annonce la vente de Rossignol à un consortium (Chartreuse et Mont Blanc) appartenant à 77% au fonds financier australien Macquarie, pour 100 millions d'euros[10],[9].

Il est racheté en 2013 par le groupe suédois Altor Equity Partners qui possède désormais 80% du capital[3].

Les compétiteurs[modifier | modifier le code]

Les autres principaux fabricants de skis sont, par ordre alphabétique, Aluflex, Atomic, Blizzard, Dynastar, Elan, Fischer, Head, K2, Nidecker, Nordica, Salomon, Stoeckli et Völkl.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) site officiel
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Skis Rossignol, Historique
  3. a et b (en) « Altor Equity Partners acquired Rossignol Group »,‎ 15 juillet 2013 (consulté le 14 décembre 2013)
  4. Jérôme Duhamel, Grand inventaire du génie français en 365 objets, Éditions Albin Michel,‎ 1990, 299 p. (ISBN 978-2-2260-4899-8), p. 260.
  5. Christine Lagoutte, « Le PDG de Look s'intéresse à Rossignol », Le Figaro,‎ 26 mars 2008 (lire en ligne).
  6. Frédéric Tain, Sport : un marché en or, Carnot,‎ 1999, 159 p. (ISBN 978-2-9123-6224-7), p. 10.
  7. « Ski : Les JO des fabricants », Le Point,‎ 1992.
  8. Reuters sur « Quiksilver va vendre Rossignol 100 millions d'euros », Le Point,‎ 27 août 2008 (lire en ligne).
  9. a et b « Rossignol, histoire secrète d'une faillite », Le Point,‎ 20 novembre 2008 (lire en ligne).
  10. « Quiksilver vend les skis Rossignol à l'australien Macquarie », Le Figaro.fr,‎ 28 août 2008 (lire en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]