Skis Rossignol

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Skis Rossignol SAS
logo de Skis Rossignol SAS
Création 1907
Fondateurs Abel Rossignol
Personnages clés Émile Allais, Laurent Boix-Vives[1]
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan (en) Another best day
Siège social Drapeau de France Saint-Jean-de-Moirans (France)
Direction Bruno Cercley (PDG)
Activité Équipement sportif
Produits Matériel de sports d'hiver, textiles, cycles
Société mère Altor Equity Partners (en)
Effectif 1205[2]
Site web http://www.rossignol.com/
Chiffre d’affaires 241 millions d'euros (2014-2015)[3]

L’entreprise Rossignol, fondée en 1907 par Abel Rossignol, est une entreprise française de fabrication de matériels de sports d’hiver. Elle est la propriété du groupe suédois Altor Equity Partners (en) depuis 2013[4].

La marque a gagné ses lettres de noblesse grâce aux champions et championnes qui se sont succédé générations après générations, comme Émile Allais, Jean Vuarnet, Adrien Duvillard, Annie Famose, Perrine Pelen, Nancy Green, Erika Hess en passant par Alberto Tomba ou plus récemment Jean-Baptiste Grange, Bode Miller, Pernilla Wiberg, Carole Montillet, Ted Ligety, Didier Defago, Lindsey Vonn, Julia Mancuso, Henrik Kristoffersen en ski alpin, Vincent Vittoz, Marie Dorin-Habert et Martin Fourcade en nordique, Doriane Vidal, Mathieu Crepel, Xavier de Le Rue en snowboard et Candide Thovex en freestyle[1].

Elle fait partie du Groupe Rossignol au même titre que les marques Dynastar (matériel de ski), Lange (chaussures de ski), Look (fixations de ski), Kerma (bâtons de ski et protections) Time (cycles) et Raidlight/Vertical (matériel de trail running et de randonnée/alpinisme).

Historique[modifier | modifier le code]

Les débuts (1900-1957)[modifier | modifier le code]

En 1907, Abel Rossignol, menuisier passionné de ski à Voiron, décide de réaliser sa première paire de skis artisanale en bois massif[1].

Les années 1930 marquent la progression du développement des skis avec l’arrivée de la technique des skis "refendus", formés sous presse. Les spatules vont ainsi garder la forme originale qui leur sera donnée.

En 1937, Emile Allais devient champion du monde avec le ski Olympique 41.

En 1941, Abel Rossignol dépose le brevet du ski "olympique" qui pose les bases du ski moderne : celles des skis "contre-collés". Sept ans plus tard en 1948, avec une paire issue de cette technique de fabrication[1], Henri Oreiller est sacré premier champion olympique français de l’histoire.

En 1956, Laurent Boix-Vives reprend les rênes de l’entreprise et va lui donner une dimension internationale[1].

Les années 1960[modifier | modifier le code]

Aux Jeux olympiques de Squaw Valley en 1960, Jean Vuarnet remporte la médaille d'or avec les tout premiers skis métalliques aux pieds[1] : les Allais 60.

Quatre ans plus tard, en 1964, Rossignol connaît un succès international avec le premier ski en fibre de verre, le Strato[1].

Des années 1970 aux années 2000[modifier | modifier le code]

À partir des années 1970, le groupe s’implante aux États-Unis d'Amérique, lance ses premiers skis de fond et devient no 1 mondial du ski[1],[5]. Aux Jeux olympiques de Calgary, elle remporte 6 médailles d’or sur 10 en ski alpin. Après la chaussure de ski alpin en 1990, l'entreprise se lance dans les fixations en rachetant la division « fixations » de la marque Look (1994)[6]. En 1998, Claude Jantet souhaite une diversification et oriente la marque vers le snowboard et le golf[7]. Suit ensuite le textile.

Grand vainqueur des Jeux olympiques d’Albertville et de Lillehammer, elle devient no 1 mondial des sports d’hiver[1]. En effet, la marque équipe 47 % des concurrents olympiques de ski alpin et obtient par leur intermédiaire 36 médailles[8].

Elle délocalise la plupart de ses sites de production.

Années 2000[modifier | modifier le code]

En mars 2005, le groupe australien Quiksilver rachète le groupe Rossignol pour 560,8 millions de dollars (360 millions d'euros)[9]. Rossignol était coté à la Bourse de Paris jusqu'à son retrait en septembre 2005.

En août 2008, après avoir investi des millions de dollars pour le restructurer, Quiksilver annonce la vente de Rossignol à un consortium (Chartreuse et Mont Blanc) appartenant à 77 % au fonds financier australien Macquarie, pour 100 millions d'euros[10], vente qui se fera finalement pour 40 millions d'euros[9]. Il est racheté en 2013 par le groupe suédois Altor Equity Partners (en) qui possède désormais 80 % du capital[4].

Pour son exercice 2013/2014, Rossignol a vendu 900 000 paires de skis et 50 000 snowboards et il a 20,4 % de parts de marché du ski alpin et 15,1 % de parts de marché de la chaussure alpine dans le monde[2]. Son chiffre d'affaires est réalisé à 20 % en France, à 40 % en Europe et Russie, à 30 % en Amérique du Nord, à 5 % au Japon et 5 % en Asie[11].

2015[modifier | modifier le code]

Rossignol devient acteur du sport connecté et annonce le ski connecté avec PIQ[12] et propose un capteur connecté dédié à la mesure de la performance sportive dans le ski.

L'entreprise a reçu le prix Best Ski Manufacturer, à l'occasion de la cérémonie des Worlds Snow Awards[13].

2016[modifier | modifier le code]

En février 2016, Rossignol rachète Time Sport, entreprise spécialisée dans la fabrication de vélos route en carbone et de pédales automatiques. En août 2016, Rossignol fait l'acquisition du spécialiste du matériel de trail Raidlight Vertical afin de compléter son offre outdoor.[14]

Les concurrents[modifier | modifier le code]

Les autres principaux fabricants de skis sont, par ordre alphabétique, Aluflex, Atomic, Blizzard, Dynastar, Elan, Fischer, Head, K2, Nidecker, Nordica, Salomon, Stoeckli et Völkl.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Historique », Groupe Rossignol
  2. a et b « Le groupe Rossignol en quelques chiffres », Groupe Rossignol
  3. « Companies & Cases > Portfolio > Rossignol Group », Altor Equity Partners
  4. a et b (en) « Altor to acquire Rossignol Group »,‎
  5. Jérôme Duhamel, Grand inventaire du génie français en 365 objets, Éditions Albin Michel, , 299 p. (ISBN 978-2-2260-4899-8), p. 260.
  6. Christine Lagoutte, « Le PDG de Look s'intéresse à Rossignol », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  7. Frédéric Tain, Sport : un marché en or, Carnot, , 159 p. (ISBN 978-2-9123-6224-7), p. 10.
  8. « Ski : Les JO des fabricants », Le Point,‎ .
  9. a et b « Rossignol, histoire secrète d'une faillite », Le Point,‎ (lire en ligne)
  10. « Quiksilver vend les skis Rossignol à l'australien Macquarie », Le Figaro Économie,‎ (lire en ligne)
  11. « Un groupe français à l'international », Groupe Rossignol
  12. http://www.skieur.com/actu-rossignol-invente-ski-connecte
  13. « Past winners », sur le site des Worlds Snow Awards - http://www.worldsnowawards.co.uk (consulté le 1er juin 2016).
  14. L'acquisition de Raidlight par Rossignol confirmée

Annexes[modifier | modifier le code]

Biographie[modifier | modifier le code]

  • Régis Boulat, « Les territoires des fabricants alpins français de matériels de sports d’hiver (fin XIXe - début XXIe siècles) », Entreprises et histoire, vol. 1, no 74,‎ , p. 88-103 (lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]