Sigrid Arnoldson

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Sigrid Arnoldson
Sigrid Arnoldson, Opéra-Comique, Le barbier de Séville, Atelier Nadar, btv1b53152471k.jpg
Sigrid Arnoldson, Opéra-Comique, Le barbier de Séville, photographie Atelier Nadar
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata
Hedvig Eleonora församling (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
StockholmVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Oscar Arnoldson (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Nils Arnoldson (d)
Lotten Arnoldson (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Tessiture
Distinction

Sigrid Arnoldson () est une cantatrice suédoise de la fin du 19e siècle et du début du 20e. Elle possédait une voix de soprano colorature avec une gamme de trois octaves, les critiques musicaux ont dit qu'elle était la successeure de Jenny Lind et l'ont  surnommée « le nouveau rossignol suédois »[1]. Sa voix est conservée sur plusieurs enregistrements réalisés à Berlin pour la Gramophone Company entre 1906 et 1910 et dans la compilation The Record of Singing Volume 1 (1899–1919) EMI.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Stockholm, Arnoldson a été formé par son père Oscar Arnoldson (sv), ténor respecté, et par Fritz Arlberg (sv), un célèbre baryton suédois. Plus tard, elle étudiât à Paris avec Mme Artot de Padilla[2]. Elle a fait ses débuts à l'opéra en 1885, au Théâtre National de Prague comme Rosine dans Le Barbier de Séville. Cet ouvrage est devenu sa carte de visite sur un nombre important de scène d'opéra, y compris sa première et très réussie, apparition au Théâtre du Bolchoï à Moscou, en 1886[1],[2]. Cette même année, The Musical Times a écrit que Franz Liszt avait prédit « une brillante carrière » pour elle[3] et que « depuis la Patti et la Nilsson, il n'avait pas rencontré d'artiste aussi bien douée » selon " Le Ménestrel " avant sa venue à Paris[4].

Arnoldson fait ses débuts à Londres en 1887 dans le rôle de Rosine, dans le Le Barbier de Séville au Théâtre Royal de Drury Lane avec Fernando de Lucia, Mattia Battistini et Edouard de Reszke. Il a été dit dit qu'elle était « Jeune, jolie,  avec une bonne voix, de la méthode, et un immense talent d'actrice et elle a  gagné la faveur du public avec la plus grande facilité »[5] en dehors du rôle de Zerlina (Don Giovanni), qui a été mal reçu, en 1887[6], son succès a été considérable, et elle a été engagée pour chanter à l'Opéra Royal de Covent Garden , en 1888, et de nouveau entre 1892 et 1894[7]. The Musical Times l'a appelée « le charmant Cherubino » dans Les noces de Figaro[8] et son travail en tant que Nydia dans l'opéra éponyme, de George Fox, une « gracieuse interprétation »[9].

Ell épouse Alfred Fischhof, un imprésario viennois en 1889[10].

Elle a été engagée en 1890 par  Max Strakosch (de) pour une tournée américaine de près de 60 concerts pour la somme de 250 000 Francs[11]. Ses débuts à Barcelone au Grand théâtre du Liceu en 1891, ont été signalé comme « ayant suscité le plus d'enthousiasme »[12] Elle fait ses débuts au Metropolitan Opera à New York dans le rôle de Baucis, dans  Philémon et Baucis en 1893, malgré le fait qu'en 1892, il avait été dit que « sa voix était plus faible que jamais »[13].

En 1891, Le roi Oscar de Suède a conféré à Sigrid Arnoldson l'ordre Litteris et Artibus, une des plus rares distinctions en Suède[14].

En 1897, il est reporté qu'elle a chanté deux représentations au Royal Philharmonic Society à Londres, qui ont été « applaudi avec ravissement »[15], plus tôt cette année là , elle est apparue avec un « immense succès » au Théâtre Mariinsky à Saint-Pétersbourg dans un opéra italien[16]. En 1898, elle a donné une série de représentations à la staatsoper de Berlin[17]. Fin 1906, elle a eu un « triomphe » à l'Opéra de Monte-Carlo dans Le Démon de Anton Rubinstein[18].

Sigrid Arnoldson fut une des plus célèbres Mignon. Elle avait débuté dans le rôle à l'Opéra-Comique en 1887[19] et le chanta dans le monde entier. Elle interprète Mignon et Roméo et Juliette, avec Olimpia Boronat, Giuseppe Anselmi (en), Francesco Navarini (it) et Romolo Dolcibëne ; très acclamés au Petit-Théâtre du conservatoire de Saint-Pétersbourg[20].

En 1907, elle célébra à Dresde la 500e représentation de Mignon. À cette occasion, Madame Ambroise Thomas lui écrivit : « Vous êtes toujours pour moi la Mignon favorite du maître. Combien je vous suis restée reconnaissante d'être restée fidèle à ce rôle poétique, à ce rôle dont vous avez su trouver l'idéal ».

Ses autres rôles comprennent  Elsa dans Lohengrin, Nedda dans Pagliacci, Susanna dans Les Noces de Figaro, Papagena dans La Flûte enchantée, Oscar dans Un bal masqué, Marguerite de Valois dans Les Huguenots, et Sophie dans Werther avec Jean de Reszke. Elle a également tenu à la fois le rôle de Micaëla et le rôle-titre de l'héroïne de Georges Bizet : Carmen. Elle a chanté sa dernière interprétation, en se  substituant à la dernière minutes à Emma Calvé, empêchée, à Covent Garden en 1903. Elle n'avait jamais chanté le rôle avant et n'avait pas l'intention de l'attaquer sur scène. Elle en connaissait par contre, la musique, car elle avait l'habitude d'apprendre tous les ouvrages dans les opéras, qu'elle a chanté. Cette performance a été appelé plus tard par le magazine Gramophone son seul échec ; mais étant donné les circonstances de cette performance, ce jugement semble pas très généreux.

En 1910, Arnoldson est devenu membre de l'Académie royale de musique de Suède, puis cantatrice royale de la Cour[21].Elle se retira de la scène en 1911. Après elle a enseigné le chant à Vienne pendant plus de 25 ans. Elle a déménagé à Stockholm, en 1938, où elle a continué à enseigner jusqu'à sa mort, en 1943.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Biographie de Sigrid Arnoldson sur hbdirect.com
  2. a et b « Nouvelles Diverses - Etranger », Le Ménestrel,‎ , p. 401 (lire en ligne).
  3. The Musical Times, 1er Aout, 1886, p. 488
  4. « Nouvelles Diverses - Paris et départements », Le Ménestrel,‎ , p. 267 (lire en ligne).
  5. The Musical Times, 1er juillet, 1887, p. 407
  6. The Musical Times, 1er aout, 1887, p. 475
  7. Gramophone, Juin 1942, p. 12
  8. The Musical Times, 1er août, 1892, p. 473
  9. The Musical Times 1er août, 1892, p. 474
  10. « Nouvelles diverses - Paris et départements », Le Ménestrel,‎ , p. 206 (lire en ligne).
  11. The Musical Times, 1er février, 1890, p. 107
  12. The Musical Times, 1er février, 1891, p. 108
  13. The Musical Times, 1er juin, 1892, p. 342
  14. « Nouvelles diverses - Etranger », Le Ménestrel,‎ , p. 374 (lire en ligne).
  15. The Musical Times, 1er juin, 1897, p. 385
  16. The Musical Times, 1er mai, 1897, p. 337
  17. The Musical Times, 1er juillet, 1898, p. 484
  18. The Musical Times, 1er mai, 1906, p. 343
  19. « Les débuts de Melle Arnoldson à l'Opéra-Comique », Le Ménestrel,‎ , p. 403 (lire en ligne).
  20. « Nouvelles diverses », Le Ménestrel,‎ , p. 119 (lire en ligne).
  21. « Nouvelles diverses - étranger », Le Ménestrel,‎ , p. 318 (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

icône image Images externes
Portraits de Sigrid Arnoldson par Nadar sur le site de la Bibliothèque nationale de France
Portraits de Sigrid Arnoldson, tirage de démonstration par Nadar sur le site de la Bibliothèque nationale de France

BnF (disponible sur Gallica)