Siège de Saragosse (1808)

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Premier siège de Saragosse
Description de cette image, également commentée ci-après

Qué valor!, (Agustina d'Aragon), gravure de Francisco Goya

Informations générales
Date 15 juin 1808 - 13 août 1808
Lieu Saragosse (Espagne)
Issue Victoire espagnole
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau du Duché de Varsovie Duché de Varsovie
Drapeau de l'Espagne Espagne
Commandants
Charles Lefebvre-Desnouettes
André Bruno de Frévol de Lacoste
Jean Antoine Verdier
José de Palafox y Melzi
Forces en présence
8 500 fantassins
1 000 cavaliers
12 canons
6 500 hommes
Pertes
3 000 à 4 000 morts ou blessés 2 000 morts ou blessés

Guerre d'indépendance espagnole

Batailles

Première invasion du Portugal (1807-1808) et Insurrection espagnole (1808)

Dos de Mayo · Tolède · Bruc · Valdepeñas · Pont d'Alcolea · Port de Cadix · Olhão · Cabezón · Gérone (1er) · Saragosse (1er) · Valence (1er) · Medina del Rio Seco · Bailén · Évora · Roliça · Vimeiro

Convention de Cintra ‎
Coordonnées 41° 39′ 00″ nord, 0° 53′ 00″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Aragon

(Voir situation sur carte : Aragon)
 Différences entre dessin et blasonnement : Siège de Saragosse (1808).

Géolocalisation sur la carte : Espagne

(Voir situation sur carte : Espagne)
 Différences entre dessin et blasonnement : Siège de Saragosse (1808).

Le Premier siège de Saragosse, durant la campagne d’Espagne, dure de juin 1808 à août 1808, et se conclut par la levée du siège par les Français.

Contexte[modifier | modifier le code]

Saragosse est une des premières villes à répondre à l'insurrection espagnole contre l'Empire français lancée à Madrid le 2 mai 1808. Le jeune José de Palafox y Melzi, ancien favori de Ferdinand VII, s'est échappé de Bayonne et est proclamé dans la capitale aragonaise capitaine général de l'armée. Le 7 juin 1808, le général Lefebvre-Desnouettes venant de Pampelune rencontre l'armée aragonaise de Palafox à Tudela, Mallén, Alagón, la battant à chaque fois. Mais une fois réfugiée dans Saragosse, le général de cavalerie doit faire appel au génie pour commencer le siège[1].

Déroulement du siège[modifier | modifier le code]

Carte (1868) du Premier siège de Saragosse

Le général Lacoste, aide de camp de Napoléon, commence les préparatifs, amenant notamment une forte artillerie, que commande le général Dedon-Duclos. Ce dernier a réuni soixante bouches à feu, et fait construire sur le haut Èbre un pont de bateaux destiné à faire communiquer entre eux les différents quartiers de l'armée. Les renforts espagnols sont battus à Épila à 30 km de la ville, mais Saragosse continue de tenir.

Le 26 juin, c'est le général Verdier, à la tête de sa division, qui prend le commandement du siège. Remportant le mont Torrero le 28, Verdier commence à bombarder Saragosse le 1er juillet. La place riposte fortement, et Verdier demande des troupes supplémentaires[1].

Le 11 juillet, les Français passèrent l'Èbre, grâce aux travaux exécutés par Dedon. La ville peut être investie à la fin de juillet. Cependant les effectifs français sont trop faibles pour un encerclement complet et la ville peut accueillir quelques renforts[2]. Dedon établit alors sept batteries contre le couvent de Santa Engracia menaçant le front entre ce couvent et la porte du Carmen, et en flanc le couvent des capucins Trinitaires.

À la suite du nouveau bombardement du 3 août, les Français s'emparent de la moitié de la ville le 4. Verdier blessé, c'est Lefebvre qui reprend le commandement, et qui bat l'armée de secours. Le 7 août, les Espagnols reçurent un renfort de 3 000 hommes et des munitions.

L'assaut de Saragosse par Janvier Suchodolski.

La nuit du 7 août, Lefebvre reçoit une lettre du roi Joseph qui lui ordonne de lever le siège, lui-même évacuant Madrid, après la défaite de Bailén ; le jour suivant, Castaños arrive d'Andalousie avec 25 000 hommes, mais les Français sont déjà partis de Saragosse[3].

Conséquences[modifier | modifier le code]

La levée du siège n'a pas de conséquence militaire fâcheuse pour les Français. Toutefois la victoire des habitants de Saragosse, associée à la victoire de Bailén, donne confiance aux troupes aragonaises, et surtout à leur commandant Palafox.

Mais fin novembre, après la victoire française de Tudela, les maréchaux Moncey et Mortier entament le second siège de Saragosse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Thoumas 1891, p. 241
  2. Morgan Hamard, Le sièges de Sarragosse, dans la revue Champs de Bataille n°44 de févr-mars 2012 pp. 52-71
  3. Thoumas 1891, p. 242

Bibliographie[modifier | modifier le code]

« Siège de Saragosse (1808) », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, [détail de l’édition]

Liens externes[modifier | modifier le code]