Sesto San Giovanni
| Sesto San Giovanni | |
Armoiries |
Drapeau |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Maire Mandat |
Roberto Di Stefano 2017-2022 |
| Code postal | 20099 |
| Code ISTAT | 015209 |
| Code cadastral | I690 |
| Préfixe tél. | 02 |
| Démographie | |
| Gentilé | sestesi |
| Population | 78 850 hab.[1] (2026) |
| Densité | 6 739 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 32′ 00″ nord, 9° 14′ 00″ est |
| Altitude | Min. 140 m Max. 140 m |
| Superficie | 1 170 ha = 11,7 km2 [2] |
| Divers | |
| Saint patron | San Giovanni |
| Fête patronale | 24 juin |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Milan. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
|
Sesto San Giovanni est une commune italienne située dans la ville métropolitaine de Milan, dans la région de la Lombardie.
La ville abrite de nombreuses sociétés multinationales telles que Davide Campari, Alstom ou encore Engie.
Dom Giorgio De Capitani a été curé à Sesto San Giovanni dans la paroisse de San Giuseppe de 1973 à 1983.
Géographie
[modifier | modifier le code]Sesto San Giovanni est située au nord de Milan. Elle s’étend sur une superficie de 11,7 km² et compte environ 80 000 habitants, ce qui en fait la deuxième commune la plus peuplée de la ville métropolitaine après Milan. Le territoire communal est traversé par le Lambro et est intégré au parco Nord Milano. La commune est historiquement connue pour son développement industriel intense, notamment au XXe siècle, et pour sa proximité avec les principales voies de communication reliant Milan aux autres villes de Lombardie[3].
Histoire
[modifier | modifier le code]Sesto San Giovanni est considérée comme un bastion historique de la gauche et du mouvement ouvrier italien[4].
Au début du XXe siècle, elle est l'une des villes les plus industrialisées d’Italie. Ses nombreuses usines occupent jusqu’à 40 % de sa superficie[4].
Sa population, en grande partie ouvrière, penche pour le Parti communiste italien (PCI) dès le début des années 1920 et forme, pendant la Seconde guerre mondiale, un des points principaux de la résistance antifasciste. En 1971, un décret présidentiel attribue à Sesto San Giovanni la « médaille d’or militaire », décrivant la ville comme ayant été la « citadelle ouvrière de la Résistance »[4].
Après la guerre, elle constitue un bastion de la gauche, en particulier du Parti communiste. Elle est touchée par la désindustrialisation à partir des années 1980, perdant la plupart de ses usines. En conséquence, elle perd progressivement sa population ouvrière et se gentrifie, entrainant une modification des rapports de force politiques, et l’ancien bastion communiste bascule à droite en 2017 avec la victoire de la Ligue du Nord aux élections municipales[4].
Patrimoine
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* Villa Visconti d’Aragona (it) : aujourd’hui siège de la bibliothèque centrale et de la photothèque nationale, elle conserve un fonds d’estampes originales de grands noms de la photographie italienne[5].
* Villa Torretta (it) : ancienne résidence noble, aujourd’hui intégrée au Parc Nord Milano.
* Villa Pelucca (it) : ancienne filature, aujourd’hui utilisée pour des événements culturels.
* Villa Puricelli Guerra (it) : ancienne filature, aujourd’hui siège d’expositions et de manifestations.
* Villa Campari (it) : symbole de l’industrie locale, l’usine Campari, inaugurée en 1904, est l’un des premiers bâtiments en béton armé de la région.
* Basilica di Santo Stefano : église historique de la commune.
Administration
[modifier | modifier le code]5 Circoscrizioni
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Monza, Cinisello Balsamo, Brugherio, Cologno Monzese, Bresso, Milan.
Jumelages
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Saint-Denis, France ;
Zlín, République Tchèque ;
Santo André, Brésil ;
Terlizzi, Italie (depuis le ) ;
Goražde, Bosnie Herzégovine.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ (it) « Sesto San Giovanni: Storia Di Una Città Che Ha Fatto Il Boom! », (consulté le )
- Romaric Godin, « À Sesto San Giovanni, l’ex-« Stalingrad d’Italie » face au défi de la montée de l’extrême droite », sur Mediapart,
- ↑ « SIUSA - Comune di Sesto San Giovanni », sur siusa-archivi.cultura.gov.it (consulté le )
Liens externes
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- (it) Site officiel
- Ressource relative à la géographie :
- Ressource relative à la musique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
