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Salomon August Andrée

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Salomon August Andrée
Image illustrative de l’article Salomon August Andrée

Naissance
Gränna, Suède
Décès
Kvitøya, île de Norvège

Pour le compte de Académie royale des sciences de Suède, Oscar II, Alfred Nobel
Bâtiments « Örnen », (L’Aigle en suédois) le ballon à hydrogène de Andrée
Première expédition Expédition polaire de 1897
(et dernière expédition - lieu de décès)

Salomon August Andrée, né le à Gränna et mort en [1] sur l'île de Kvitøya, dans l'archipel du Svalbard, est un ingénieur et aéronaute suédois. Il est décédé en effectuant une tentative de rejoindre le pôle Nord géographique en ballon à hydrogène.

Il a étudié à l'Institut royal de technologie à Stockholm, et s'est intéressé aux montgolfières en assistant à l'exposition du centenaire en 1876 aux États-Unis. De 1880 à 1882, il travaille comme assistant à l'Institut royal de technologie et participe en 1882-1883 à une expédition scientifique au Spitzberg[2].

L'expédition qui entraîna sa mort fut lancée en grande pompe le de l'île de Danskøya à l'extrémité nord-ouest de l'archipel de Svalbard, au-delà du cercle polaire arctique. L'ingénieur Knut Frænkel[1] et le photographe Nils Strindberg[1] étaient également de la partie. Les aventuriers avaient également emporté une grande quantité de vivres et d’instruments scientifiques. Le ballon utilisé, nommé Le Pôle Nord, jauge 5 400 mètres cubes et a été financé par Alfred Nobel, Oscar Dickson, Otto Nordenskjöld et le roi Oscar II[3].

Le vapeur Virgo dépose les aventuriers le dans l'ouest du Spitzberg en face de l'île des Danois. Le ballon est gonflé le . Le Otto Sverdrup inspecte le ballon et se montre sceptique. Plusieurs essais sont infructueux. Andrée revient un an plus tard à l'île des Danois () à bord du Svenskund. Le nouveau ballon, l' Oern (Aigle) est prêt le [3].

Après plusieurs messages optimistes envoyés par l'intermédiaire de carriers (un type de pigeon voyageur), tout contact avec l'expédition est rompu pendant plus de trente ans[4]. Le , deux pêcheurs trouvent sur une plage au nord de l'Islande une bouée et le , une seconde bouée est découverte au nord de la Norvège. Les recherches expédiées sont infructueuses[3].

En 1930, Strindberg et Andrée furent découverts par hasard sur l'île de Kvitøya par deux trappeurs norvégiens. Ils étaient encore très jeunes et n'avaient jamais entendu parler de l'expédition[5]. Le corps de Frænkel sera retrouvé un mois plus tard par les membres d'expédition norvégienne venue explorer le site sur le navire Bratvag le [1]. Les journaux et les pellicules retrouvés sur place indiquent que le ballon s'est écrasé sur la banquise trois jours seulement après le décollage, et que les membres de l'expédition ont réussi à se frayer un chemin à travers la glace jusqu'à Kvitøya, échouant dans leur tentative de rejoindre l'archipel François-Joseph. Andrée, Frænkel et Strindberg ont réussi à survivre jusqu'en octobre, avant de périr. Peter Wessel Zapffe, qui fait partie de l'équipage de Bratvag en qualité de photographe, décrit le camp de base et la découverte des corps. On ignore tout des circonstances de la mort d'Andrée, Strindberg et Frænkel. Les risques de décès sur Kvitøya étaient innombrables : attaques d'ours polaires, scorbut, intoxication au monoxyde de carbone, chute dans une crevasse, parasites liés à la viande d'ours, surdosage en vitamine A (provenant du foie d'ours), tirs accidentels, meurtre, asphyxie par effondrement de la bâche, folie, saturnisme (lié au sceau des boîtes de conserve) ou surdose de morphine. On trouva un flacon de morphine et deux comprimés à une vingtaine de centimètres du corps d'Andrée. Zapffe évoque la possibilité que Frænkel ou Andrée, à l'insu de l'autre, ait mis de la morphine dans la nourriture, se tuant ainsi que son compagnon (Strindberg est mort en premier). Tous trois sont alors ramenés en Suède pour y être inhumés[5],[6].

Funérailles des trois participants à l'expédition polaire. Octobre 1930 à Stockholm.

Andrée est enterré au Norra begravningsplatsen à Stockholm. Un musée lui est consacré dans sa ville natale. Une île du Svalbard, Örnenøya, a été nommé du nom du ballon qu'Andrée avait utilisé pour son expédition[7].

Littérature

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Le roman de Per Olof Sundman Le Voyage de l'ingénieur Andrée avec pour narrateur Knut Fraenkel relate ses aventures[8].

Notes et références

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  1. a b c et d Salomon August Andrée, sur le site findagrave.com du 9 octobre 2004.
  2. Alexandre Tarrieu, Dictionnaire des personnes citées par Jules Verne, vol.1 : A-E, éditions Paganel, 2019, p. 45
  3. a b et c Paul-Émile Victor, Les Explorations polaires, tome IV de Histoire Universelle des Explorations publiée sous la direction de L.-H. Parias, Paris, Nouvelle Librairie de France, 1957, p. 298
  4. Jules Rouch, Le Pôle Nord, Flammarion, 1923, p. 182.
  5. a et b (en) Erling Kagge, The North Pole : The History of an Obsession, Penguin Books Limited, , 432 p. (ISBN 9780241999622, lire en ligne)
  6. (no) Erling Kagge, Historien om Nordpolen, Svenska Historiska Media Förlag, , 400 p. (ISBN 9789180506465, lire en ligne)
  7. (nb) « Örnenøya », sur data.npolar.no (consulté le ).
  8. Per Olof Sundman, Le Voyage de l'ingénieur Andrée, NRF Gallimard, 1970 (original en suédois publié en 1967)

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Articles connexes

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Liens externes

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