Saint Riware

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Riware
Image illustrative de l’article Saint Riware
Vitrail représentant le saint en l'église Notre-Dame-de-Liesse de Saint-Renan.
Saint
Naissance Ve siècle
Décès VIe siècle 
Autres noms Rivoaré, Riwall
Fête 19 septembre

Saint Riwall ou Riware ou Rivoal ou Rioual ou Rivoaré fait partie des saints bretons plus ou moins mythiques non reconnus par l'église catholique et serait d'origine royale. Fête le 19 septembre.

Sa vie semi-légendaire[modifier | modifier le code]

Riware ou Riwal dont le nom est composé des termes Ri (roi) et Gwal (valeur) serait un prêtre breton du VIe siècle frère de Riwanon la mère de Saint Hervé. Il est le patron de la paroisse de Trelezan en Bégard ainsi que de Lanrivoare et Saint-Rivoal dans le Finistère [1]

Du fait de son nom il est cependant souvent assimilé à un personnage important, désigné comme fils de Deroch, duc de Domnonée, prince en Bretagne, possédant la Petite Bretagne au temps de Clotaire et de Childebert. « Roi » en Bretagne insulaire, il débarque en Armorique avec une imposante flotte, à peu près à la même époque que son cousin Fragan, père de Guenolé. Il aurait régné sur toute la partie côtière baignée par la Manche. Dans la « Vita » de Guenaël, il est le « roi d’une noblesse et d’une droiture fort remarquables, dont la conduite et la législation ont donné de l’éclat » à son royaume. La « Vita » de saint Mélar évoque un «  Regula » à la source de la dynastie. Dans le Cartulaire de Landévennec il pourrait être le Rivelen Mar Marthou, et dans la Chronique de Saint-Brieuc le premier prince de Domnonée Riwall Meur Marzou - « Riwall aux grandes merveilles ». La « Vita » de saint Lunaire rapporte que « il y eut en Bretagne, de l’autre côté de la mer, un homme nommé Riwal qui, le premier, vint habiter dans notre province, de ce côté-ci de la mer, et qui fut le chef des Bretons des deux côtés de la mer ». Plusieurs érudits voient en lui Rivalon Mucmaczon, vainqueur des Barbares occupant le Léon, s’établissant au château de Brest vers 499 ou 511. Il aurait eu à combattre des pirates saxons du côté de Carantec et de l’Île Callot vers 515/520.

Riwall est par ailleurs présenté comme « le premier prêtre émigré sur le continent ». Ce titre est rarement attribué ; il l’est pour Riagat, proche de Fauste de Riez et de la famille royale de Vortigern. Le terme latin qui le désigne – « antistes », sous-entend un ecclésiastique porteur de pouvoir. Ce ne serait qu’après son arrivée en Armorique que se seraient établis monastères et évêchés. Les précédents évêques ou abbés ayant évangélisé la région étaient souvent désignés comme itinérants, venant des îles bretonnes sans être fixés sur le continent.

C’est Riwall que saint Brieuc aurait rencontré. Ayant guéri le prince, il aurait obtenu de lui les terres où il s’est établi avec sa communauté. Lui laissant sa résidence, Riwall se serait retiré près des ruines romaines de Vieille Etable (Hillion).

Riwall ou Riware, oncle maternel d’Hervé, apparaît dans les récits concernant les parents de celui-ci sous le nom de Riou Rigur. Le manoir de Lanrioul, à Plouzévédé, où accoucha Riwanon, fut « Lanna Rigurii ». L’ancienne chapelle voisine de Saint-Irvoal lui était dédiée, et Lanrivoaré rappelle le Riware cité dans le Missel de Saint-Vougay comme saint fondateur. Saint-Thégonnec s'est d'abord appelé Pleyber-Riwall ou Ploeyber Riual (vers 1330) à la suite du démembrement de la paroisse primitive de Ploe-Iber[2].

Saint Riware aurait donc été le chef d'une tribu d'émigrés bretons qui aurait, été immolée par des païens en haine de leur foi, et c'est en souvenir de ce massacre qu'on aurait conservé leurs restes à Lanrivoaré dans le "cimetière des Saints", entièrement dallé, dans lequel on ne pénètre qu'en se déchaussant. On y voit une croix au pied de laquelle se trouvent sept pierres rondes ayant quelque analogie avec la forme de pains de ménage. On dit que ces pains furent changés en pierre par saint Riware (dit aussi saint Rivoaré), à l'étalage d'un boulanger qui lui aurait refusé l'aumône. Ce cimetière est dénommé "cimetière des 7777 Saints martyrs", mais en breton, l'on dit 7 mille, 7 cents 7 vingts et 7 (c'est-à-dire 7847) auxquels, si on ajoute les 7 pierres de la croix, on trouve le chiffre 7854[3].

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Ses traces dans la Bretagne actuelle[modifier | modifier le code]

Le cimetière de Lanrivoaré contiendrait les restes de « sept mille sept cent sept sept vingt et sept saints qui, dit un dicton, « sont descendus de Kersaint (sur la côte) et tous sont allés à Lanrivoaré (à l’intérieur des terres)». Une tradition locale raconte que, tous convertis au christianisme, ils auraient été massacrés par des voisins restés païens.

Deux légendes tentent de répondre à la question de l’identité de ces victimes : l’une affirme qu'il s’agit des corps échoués des compagnes d’Ursule ; l’autre qu'il s’agit de la population massacrée lors d’un raid normand au Xe siècle. La création du cimetière reste toutefois attribuée au prêtre saint Riware.

Le culte de Riwall[modifier | modifier le code]

dans l’évêché de Léon[modifier | modifier le code]

dans l’évêché de Quimper[modifier | modifier le code]

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dans l’évêché de Tréguier[modifier | modifier le code]

  • Bégard patron de l’ancienne église de Trézelan

dans l’évêché de Saint-Brieuc[modifier | modifier le code]

dans l’évêché de Vannes[modifier | modifier le code]

Article lié[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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