Rivod

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Riwod de Cornouailles [1] connu également sous les noms de Rivodius, Rivod, est un ancien prince celte légendaire de Cornouailles né en 472 et mort en 544.

Famille[modifier | modifier le code]

Selon la généalogie de la « Vie de Saint Mélar » connu par un manuscrit du XIIe siècle; Miliaw et Riwod sont les deux fils d'un certain Budik qui règne sur le Cornouaille. De ce fait Rivod est également l'oncle de Méloir[2].

Riwod a pour soeur aînée Derwela, suit son grand-frère Miliaw puis pour plus jeunes frères, Amwn, Umbrafel & Iawn (Le Juste qui emmena une partie du peuple Cornovii sur les terres de Bretagne armoricaine alors sauvages)

Légende et tradition[modifier | modifier le code]

Vers 531, ne pouvant être l'héritier, il assassine son frère aîné Miliau. Puis il devint régent, comte héréditaire et incommutable de Cornouailles. Sous prétexte que son neveu, Méloir (dit aussi saint Mélar)[3] était trop jeune, il prit le contrôle du royaume celte et essaya d'avoir sa tutelle, mais en vain.

Sa soeur aînée Derwela de Cornouailles, alors Reine de Gwent par alliance, lui voua une haine féroce face non seulement au crime de lèse majesté que Riwod avait fomenté mais surtout pour le meurtre de Miliaw, frère préféré de Derwela.

Sa soif de puissance l'amena à fomenter plusieurs attentats contre son neveu, dont les principaux détaillés par Arthur de la Borderie sont[4]:

  • une tentative d'empoisonnement par certains gouverneurs alliés, qui échoua car un geste de bénédiction du prince sur les aliments empoisonnés éradiqua les poisons ;
  • l'envoi de soldats, à qui on avait ordonné de ramener la tête du prince. Le capitaine ému par la reine, fit couper la main droite et le pied gauche de Méloir (Mélar), ceci pour qu'il ne puisse plus se battre et monter à cheval. De ce fait estropié, le prince dut abdiquer et céder sa place à son oncle Rivod.

Pour ces actes, Rivod fut traité de tyran par ses sujets ; en représailles il fit tuer le capitaine et sa compagnie, demanda sa reconnaissance en tant que roi ainsi que la tutelle de son neveu, mais le Conseil refusa. Malgré tout il réussit à comploter avec Kerialtant, alors tuteur du prince, en échange de tout ce que l'homme verrait du mont Scoci (terres et tout ce qui se trouve dessus). Après la trahison de sa femme Rarisis qui éloigna Méloir, Kerialtant réussit à retrouver la confiance de Méloir puis lors de la fin d'un repas, dans un auberge de Lanmeur, Justan, son fils, tua et décapita le prince[5]

Comme par malédiction Justan mourut pendant sa fuite, Kerialtant devint aveugle et mourut sur le mont Scoci.

Riwod, peu après, pris conscience de ses actes et éprouva des remords tels qu'il tomba malade et mourut trois jours plus tard vers 544[6].

A noter que ces faits, bien que situés en cornouaille (comté armoricain) au fil des récits à travers le millénaire, se sont bien déroulés dans les terres celtes de Cornouailles, peuplés à l'époque par le peuple celtique Cornovii.

La déviance territoriale du récit est due au fait que les faits tragiques furent transmis par un messager à Iawn Reith (le "Juste") de Cornouailles, frère cadet de Riwod et Milliaw, qui les raconta au peuple Cornovii qu'il avait amené sur les terres actuelles de Bretagne Armoricaine deux décennies plus tôt (afin de les peupler, puisqu'elles étaient sauvages alors).

Un voyage ayant été réalisé en 510 avec l'accord et la collaboration de Miliaw de Cornouailles, alors Roi, pour plusieurs raisons, afin d'établir une colonie celte en Armorique, aussi pour étancher la soif d'exploation de Iawn et également pour sauvegarder une partie du peuple Cornovii si l'invasion barbare venait à s'étandre sur les terres de Cornouailles.

Son cousin germain Budik II, lui succède en tant que Roi de Cornouailles, de Bretagne et des dernières terres celtes.

Article lié[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source: Généalogie Dupuis
  2. André Chédeville Hubert Guillotel La Bretagne des Saints et des rois Ve-Xe siècle Ouest-France Université Rennes (1984) (ISBN 2858826137) p. 79
  3. Selon Léon Fleuriot Les origines de la Bretagne Payot Paris 1980, (ISBN 2228127108) p. 282 « il périt victime des luttes sauvages de succession dans la dynastie de Cornouaille. Grégoire de Tours en eut vent. ».
  4. Arthur de la Borderie, Histoire de la Bretagne, tome premier, p.  373-380
  5. Arthur de la Borderie Op.cit p. 401-403.
  6. Source : Saint-Méloir-des-Ondes: légende de St Méloir consultable http://www.saint-meloir-des-ondes.fr/patrimoine/patrimoine-histoire-leg.php et Vie de saint Mélar : récit d'Albert Le Grand publié en 1636 consultable http://chemins-bretagne.com/art/index.php?rep=saint&art=melar

Bibliographie[modifier | modifier le code]