Sadok Mtimet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sadok Mtimet
Naissance
Zarzis, Tunisie
Décès (à 70 ans)
Tunis, Tunisie
Nationalité tunisienne
Profession
Autres activités
Médecin-directeur du Centre national de radioprotection
Président d'honneur de la Société tunisienne de médecine nucléaire
Formation

Sadok Mtimet, né le à Zarzis et décédé le à Tunis, est un médecin tunisien. Il est considéré, avec le docteur Hassen Gharbi, comme le père de la biophysique et de la médecine nucléaire en Tunisie[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Mtimet est le cadet d'une famille de cinq enfants. Son père Ahmed, formé à la Zitouna, occupe les fonctions de notaire qui le conduisent à séjourner avec sa famille dans la ville du Kef. En dehors de cette période, la famille vit à El Mouensa, un bourg de la ville de Zarzis, dans le sud du pays.

En 1965, il épouse Brigitte Boucard, ressortissante haïtienne et future médecin. Ils ont trois enfants.

Formation[modifier | modifier le code]

Il suit les cours de l'école primaire d'El Mouensa. Titulaire d'une bourse d'étude, il est envoyé à Tunis pour continuer ses études secondaires. Il passe quelques mois au Collège Sadiki puis rejoint le lycée Khaznadar nouvellement construit. Il y obtient son baccalauréat en section sciences expérimentales en 1958.

Il part alors pour Montpellier en France, où il s'inscrit à la faculté de médecine où il s'inscrit en physique-chimie-biologie en septembre 1959. En juin 1965, la fin de ses études est sanctionnée par une thèse de médecine. Il devient alors moniteur en biophysique chez le professeur Sucquet.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il est interne à l'hôpital Charles-Nicolle de Tunis de 1964 à 1965, dans le service du professeur Hassouna Ben Ayed. De 1967 à 1970, il est assistant à l'Institut Gustave-Roussy de Paris, dans le service du professeur Maurice Tubiana ; il passe le concours d'assistanat à Tunis, en avril 1968, avant de revenir définitivement en Tunisie en .

Entré à l'Institut Salah-Azaïz en tant qu'assistant, il accède à la fonction de chef du service Isotopes, puis est nommé directeur du Centre national de radioprotection à sa création[2],[3]. Ayant suivi la filière hospitalo-universitaire, il est parallèlement professeur à la faculté de médecine de Tunis et y occupe le poste de chef du département de biophysique[3].

Publications[modifier | modifier le code]

  • (en) Michèle V. El May, Neila Chahed et Sadok Mtimet, « Radon concentrations in some dwellings of Tunisia », Health Physics, vol. 86, no 2,‎ , p. 150-154 (ISSN 0017-9078).
  • (en) Michèle V. El May, Josette Jeusset, Ahmed El May, Sadok Mtimet et Philippe Fragu, « Evidence of iodine storage within thyroid stroma after iodine treatment : imaging by secondary ion mass spectometry (SIMS) microscopy in goitrous tissue », Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism, vol. 81, no 6,‎ , p. 2370-2375 (ISSN 0021-972X).

Honneurs divers[modifier | modifier le code]

  • Colloque consacré au Pr Sadok Mtimet[4] ;
  • Création du Prix Sadok-Mtimet[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Registre des cancers Nord-Tunisie » [PDF], sur insp.rns.tn (consulté le ).
  2. (en) « Annual Meeting of the European Association of Nuclear Medicine 20-24 August 1994, Düsseldorf, Germany », European Journal of Nuclear Medicine and Molecular Imaging (en), vol. 22, no 1,‎ , p. 85-91 (ISSN 1619-7070, lire en ligne, consulté le ).
  3. a et b Ahmed Friaâ, « Pr. Sadok Mtimet, le modèle et l'exemple », sur leaders.com.tn, (consulté le ).
  4. « Un colloque dédié au Pr Sadok Mtimet », sur fr.allafrica.com, (consulté le ).
  5. « Institution du Prix Sadok Mtimet pour le meilleur travail scientifique », sur turess.com, (consulté le ).