Rue Jules-Chaplain

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Rue Jules Chaplain)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Jules Chaplain.
6e arrt
Rue Jules-Chaplain
image illustrative de l’article Rue Jules-Chaplain
Vue de la rue (depuis ses premiers numéros).
Situation
Arrondissement 6e
Quartier Notre-Dame-des-Champs
Début 60, rue Notre-Dame-des-Champs
Fin 21, rue Bréa
Morphologie
Longueur 128 m
Largeur 10 m
Historique
Dénomination 1913
Ancien nom Passage Stanislas
Géocodification
Ville de Paris 4943
DGI 5065

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Jules-Chaplain
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue Jules-Chaplain est une voie située dans le quartier Notre-Dame-des-Champs du 6e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

La rue Jules-Chaplain est desservie à proximité par la ligne (M)(4) à la station Vavin, ainsi que par les lignes de bus RATP 82 89 91.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Elle porte le nom du sculpteur et graveur médailliste Jules Chaplain (1839-1909).

Historique[modifier | modifier le code]

Anciennement dénommée « passage Stanislas », la rue prend son nom actuel en 1913 puis est classée dans la voirie parisienne par un arrêté du 15 juin 1966.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • No 5 : le poète René Char y réside lors de ses séjours à Paris à l'Hôtel Lutèce : c'est à cette adresse qu'Albert Camus lui écrit à partir de janvier 1950. Jusqu'en 1948, René Char avait habité rue Jules-Chaplain chez sa première épouse, Georgette, dont il divorce en 1949, louant aussi une chambre à l'Hôtel Montalembert[1].
  • No 6 : en 1896, le peintre Auguste Allongé (1833-1898) y avait son atelier. C'est à cette même adresse que se trouvait l'Académie scandinave, ateliers de peinture et sculpture.
  • No 11 : dans le lieu de l'actuel cinéma MK2 Parnasse se trouvait une boîte de jazz du nom de L'Aéroport dans laquelle se produisit notamment Django Reinhardt dans les années 1930. Elle devient le Jacky Western Saloon, avant d'être reprise par Lydie Bastien qui crée Le Boucanier, temple de la musique punk.
  • No 11 bis : Hôtel Chaplain Rive Gauche, trois étoiles, boutique, hôtel de charme de 25 chambres.
  • Le sculpteur Jean Gautherin y avait son domicile[Où ?] où il mourut en 1890.
  • L'écrivain Paul Léautaud (1872-1956) y demeura jusqu'en 1911 pour s'installer à Fontenay-aux-Roses.
  • La sculptrice Juana Muller, originaire du Chili, s'installe en 1937 dans un studio de la rue Jules-Chaplain[2].
Vue de la rue depuis ses derniers numéros.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Camus René Char, Correspondance 1946-1959, Gallimard, coll. « Folio », 2017, 304 p. (ISBN 978-2072718489), p. 36 et 57.
  2. Juana Muller, 1911-1952, destin d'une femme sculpteur, Sabrina Dubbeld (dir.), contributions de Lydia Harambourg et Michel-Georges Bernard, Paris, Somogy, 2015, 160 p. (ISBN 978-2757209059), p. 11.