Rue Decamps

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

16e arrt
Rue Decamps
Image illustrative de l’article Rue Decamps
Rue Decamps vue de l'avenue Georges-Mandel.
Situation
Arrondissement 16e
Quartier Muette
Début 5, place de Mexico
Fin 110, rue de la Tour et 66, rue de la Pompe
Morphologie
Longueur 550 m
Largeur 10 m
Historique
Création Avant 1730
Dénomination 1864
Ancien nom Rue de Versailles
Rue de la Croix
Géocodification
Ville de Paris 2640
DGI 2632

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Decamps
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue Decamps est une voie du 16e arrondissement de Paris, en France.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Longue de 550 mètres, la rue commence 5, place de Mexico et se termine 110, rue de la Tour et 66, rue de la Pompe. Elle croise l'avenue Georges-Mandel.

Le quartier est desservi par la ligne (M)(9) aux stations Rue de la Pompe et Trocadéro.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Elle est nommée en l'honneur du peintre, aquarelliste, dessinateur et graveur français Alexandre-Gabriel Decamps (1803-1860).

Historique[modifier | modifier le code]

Alexandre-Gabriel Decamps.

Il s'agit d'une voie de l'ancienne commune de Passy. Avec l'actuelle rue Eugène-Delacroix, la partie de la rue Decamps située entre l'avenue Georges-Mandel et le rond-point de Longchamp (devenue place de Mexico), elle porte en 1730 le nom de « chemin de Versailles » et traversait la plaine de Passy. Elle porte ensuite le nom de « chemin de la Croix », à cause d'une croix qui se trouvait autrefois à l'angle avec la rue de la Tour mais qui fut détruite pendant la Révolution française. En 1825, elle prend le nom de « rue du Chemin-de-la-Croix » puis « rue de la Croix ». En 1838, on la fait se terminer rue de la Pompe (de nos jours la partie sud de la rue Decamps). En 1868, la partie comprise entre la rue de la Pompe et le rond-point de Longchamp prend le nom de « rue Decamps » et la partie sud le nom du peintre Eugène Delacroix[1].

En 1979, dans la nuit du 26 au 27 novembre, des cocktails Molotov sont lancés contre deux véhicules diplomatiques soviétiques garés dans la rue et les détruisent. L'attentat est attribué à un mouvement nationaliste ukrainien[2].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • La rue borde le lycée Janson-de-Sailly.
  • No 2 : l'aviateur Maurice de Seynes (1914-1944) vécut dans cet immeuble. Une plaque lui rend hommage.
  • No 2 : Charles Gide (1847-1932), théoricien de l'économie sociale et oncle d'André Gide, est décédé ici le 12 mars 1932[3].
  • No 2 : Gustave Worms (1836-1910), acteur et sociétaire de la Comédie-Française, est décédé à cet endroit le 19 novembre 1910[4].
  • No 5 : immeuble d’influence néo-gothique, abritant des ateliers d’artistes[5].
  • No 10 : le journaliste, essayiste et historien Philippe Ariès (1914-1984) habite à cette adresse du début des années 1920 à 1949[6].
  • No 37 : Alimardan bey Toptchibachi, président du parlement de la République démocratique d'Azerbaïdjan (1918-1920), vivait ici en 1920. Une plaque lui rend hommage.
  • No 42 : hôtel particulier construit par l’architecte Louis Salvan de 1881 à 1882[5].
  • No 45 : Marc Bonnehée (1828-1886), baryton et professeur au Conservatoire de musique, est décédé dans cet immeuble le 28 février 1886[7],[8].

Bâtiment détruit[modifier | modifier le code]

  • No 10 : le zouave Jacob reçoit ses patients à cette adresse de 1868 à 1870[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, septième édition, 1963, tome 1, « Rue Eugène-Delacroix » (« A-K »), p. 487.
  2. « Trois attentats contre des véhicules diplomatiques soviétiques », Le Monde, 28 novembre 1979.
  3. Acte état-civil no 513, Paris 16e.
  4. Acte état-civil no 1618, Paris 16e.
  5. a et b Protections patrimoniales, 16e arrondissement, Ville de Paris, Règlement du PLU, tome 2, annexe VI, p. 370 à 432.
  6. Guillaume Gros, Philippe Ariès. Un traditionaliste non-conformiste, Presses universitaires du Septentrion, coll. « Histoire et civilisations », Villeneuve-d'Ascq, 2008, 346 p. (ISBN 978-2-7574-0041-8).
  7. « Obsèques de Marc Bonnehée », Le Figaro 1er mars 1886, p. 3, 3e colonne.
  8. Acte état-civil no 204, Paris 16e.
  9. J.-J. Lefre et P. Berche, « Le zouave Jacob ou la thaumaturgie par le magnétisme », Annales médico-psychologiques, no 169,‎ (DOI 10.1016/j.amp.2011.08.001).

Voir aussi[modifier | modifier le code]