Robert Lafont (patron de presse)

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Robert Lafont
Image dans Infobox.
Robert Lafont à Perpignan en 2018.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (64 ans)
TunisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Robert Lafont est un patron de presse né le à Tunis (Tunisie), fondateur du groupe Lafont-Presse Entreprendre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études à l'Institut supérieur de gestion à Paris, Robert Lafont se lance dans la presse en éditant un journal étudiant[réf. nécessaire].

En 1983, à 26 ans, après avoir travaillé à L'Après Bac, Robert Lafont crée sa première entreprise en lançant en kiosques Le guide pour entreprendre. Depuis son domicile dans le XIIe, il vend par téléphone aux annonceurs tout en écrivant ses premiers articles. Un an plus tard, il lance le magazine Entreprendre. Le premier numéro est un magazine de 48 pages en noir et blanc, imprimé sur du papier journal, avec Bernard Tapie en couverture[1]. Au départ, la parution est bimestrielle, et il emploie cinq salariés[réf. nécessaire].

En 1989, il reprend le quotidien Le Sport auprès du Tribunal de Commerce de Paris pour le relancer comme hebdomadaire. Pour lutter contre le monopole de L'Équipe, il convainc Le Crédit agricole et le journaliste Hervé Duthu de TF1, de l'accompagner dans son plan de relance. Avec 60 000 exemplaires diffusés par semaine, Le Sport est un succès et le titre est revendu aux Éditions Mondiales en 1994[réf. nécessaire].

En 1992, il lance le mensuel Le Foot[2], puis L'Essentiel de l'auto en 1994[réf. nécessaire].

En 1996, il crée La Une (qui a depuis cessé de paraître[3]), mensuel d'entretiens avec des personnalités politiques de tous bords comme Philippe Seguin, Jean-Edern Hallier, François Hollande, Michel Rocardetc.[réf. nécessaire]

À partir de 2000, le groupe lance dix titres par an : de Féminin Psycho[4] à Féminin Santé[5], du Journal du rugby[6] à Franchise & Business[7] en passant par Le magazine des Arts[8], Santé revue[9] ou encore Footing magazine[10][réf. nécessaire].

En 2009, Entreprendre Lafont presse reprend le mensuel Stop arnaques à l'animateur télé Julien Courbet[11]. En 2009, il lance le Quotidien du Foot, quotidien national vendu à 15 000 exemplaires qui, par suite de problèmes de distribution, ne dure que six mois[réf. nécessaire][12].

Le , Entreprendre devient le premier groupe de presse français coté à la bourse d'Alternext Paris[réf. nécessaire][13].

En 2019, Entreprendre S.A profite de mouvement des Gilets jaunes pour lancer Le journal des Gilets Jaunes en bimestriel. Les éditoriaux de Robert Lafont et les articles mélangent toutes tendances politiques et points de vue[réf. nécessaire][14].

[Quand ?] Entreprendre Lafont presse est devenu un groupe de presse de 80 publications, vendant 15 millions d'exemplaires par an et peu dépendant des recettes publicitaires, une exception dans le secteur des média en France[réf. nécessaire].

Méthodes[modifier | modifier le code]

Recyclage d'informations[modifier | modifier le code]

En , le journaliste François Krug qualifie Robert Lafont dans Le Monde d'« éditeur version copier-coller » aux « magazines vite faits », notamment pour sa tendance à recycler dans ses titres de presse des articles parus auparavant dans d'autres parutions de son groupe et des magazines concurrents[15].

L'article déclare notamment :

« Ce Citizen Kane-là ne quitte pourtant jamais son sourire mi-poli, mi-amusé, qu’on prononce les mots censés fâcher, comme “low cost” et “plagiat” ou qu’il présente fièrement ses trouvailles – “Intelligence Magazine, c’est pas mal, comme titre…”. “C’est un personnage insaisissable”, avait averti un ex-collaborateur. “On dirait à la fois Pierre Lazareff et M. Hulot”, s’amuse un ami. “Il a eu un trait de génie, faire de la presse sans journalistes”, admire un autre. “Un gros radin”, réplique un ancien de la maison. “Un serial-copieur”, s’étrangle l’avocat d’un concurrent. “Un flibustier”, tranche un patron de presse[15]. »

— Extrait de l’article du Monde du 12 juin 2015.

Plagiat de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Robert Lafont est également épinglé pour ses copies de Wikipédia, puisqu'il reproduit des pans entiers d'articles de l'encyclopédie collaborative dans ses publications, sans en indiquer les auteurs (et en en conservant parfois les coquilles)[16].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Robert Lafont, Devenir riche, les secrets de ceux qui ont démarré de zéro, Paris, 2006.
  • Robert Lafont, Le jour où la France s'éveillera, Paris, 2006.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Entreprendre n°1 décembre 1984 - Page 28 - 29 - Entreprendre n°1 décembre 1984 - Entreprendre - entreprises / commerces - professionnelle - Actualité - 1001mags - Magazines en PDF à 1 € et GRATUITS ! », sur fr.1001mags.com (consulté le 19 mai 2020)
  2. « Le Foot (Paris) », sur data.bnf.fr (consulté le 19 mai 2020)
  3. « La Une (Paris. 1996) », sur data.bnf.fr (consulté le 19 mai 2020)
  4. « Féminin psycho », sur data.bnf.fr (consulté le 19 mai 2020)
  5. « Féminin santé », sur data.bnf.fr (consulté le 19 mai 2020)
  6. « Le Journal du rugby », sur data.bnf.fr (consulté le 19 mai 2020)
  7. « Franchise & business (Boulogne-Billancourt) », sur data.bnf.fr (consulté le 19 mai 2020)
  8. « Le Magazine des arts », sur data.bnf.fr (consulté le 19 mai 2020)
  9. « Santé revue », sur data.bnf.fr (consulté le 19 mai 2020)
  10. « Footing magazine », sur data.bnf.fr (consulté le 19 mai 2020)
  11. Delphine Denuit, « Lafont Presse s'offre Stop Arnaques », sur Le Figaro.fr, (consulté le 19 mai 2020)
  12. « Le Quotidien du foot », sur data.bnf.fr (consulté le 19 mai 2020)
  13. « ENTREPRENDRE transféré du marché libre à Alternext - Sicavonline », sur www.sicavonline.fr (consulté le 19 mai 2020)
  14. Robin Korda, « Qui se cache derrière le Journal des Gilets jaunes ? », sur Le Parisien.fr, .
  15. a et b François Krug, « Robert Lafont, éditeur version copier-coller », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  16. Thierry Noisette, « Copié-collé : quand un magazine pompe Wikipédia sans vergogne », Rue89, 17 juin 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Céline Edwards-Vuillet, « Robert Lafont fait de la résistance », La Tribune de la Vente, , no 290, p. 32-33.
  • Robert Lafont, Devenir riche, Paris, 2006, p. 184-187.
  • François Krug, « Robert Lafont, éditeur version copier-coller », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]