Robert Guinan

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Robert Guinan
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Biographie
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Robert Guinan, né le à Watertown (État de New York)[1] et mort le [2], est un peintre américain. Il est connu pour ses portraits de l'Amérique du jazz, des bars enfumés, des noirs et des exclus.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa mère, Esther Marcellus, professeur de piano à New York, rencontre James Stewart, immigrant écossais, venu prendre des cours de chant et le couple s'installe à Watertown où Robert Guinan naît le 14 mars 1934[1].

En 1947 Guinan remporte un prix de dessin ; sa mère l'inscrit à des cours du soir de dessin et il expose à la bibliothèque Roswell P. Memorial de Watertown. Après ses études secondaires, Robert Guinan trouve un emploi de prothésiste dans un laboratoire dentaire à Rochester. Admirateur de Toulouse-Lautrec, il dessine prostituées et habitués du Green Mill. En 1953 il s'enrôle dans les forces aériennes. Il lit des livres d'art, photographie et dessine pendant son temps libre à la Nouvelle-Orléans, mais aussi en Libye et en Turquie. À son retour aux États-Unis en 1957 il ne trouve pas de travail et se consacre à la peinture[3]. En 1959 il s'inscrit à l'Institut d'art de Chicago et épouse en 1961 une camarade de cette école, Mary Beth Junge. En 1962 ils ont un fils, Paul Guinan, futur dessinateur de bande dessinée et créateur du personnage Boilerplate (en). Robert Guinan est diplômé en 1963 et enseigne dans des écoles secondaires. Il s'éloigne de la peinture pure et réalise des tableaux objets comme l'Hommage à Genet, des collages et participe à des expositions. En 1968 il rencontre et se marie avec Birthe Svensson, dont il a deux fils, Sean et David[4].

En 1970 Georges Mc Guire, marchand américain installé à Vienne lui achète des tableaux et expose dans sa galerie une série de Robert Guinan sur la Première Guerre mondiale et des lithographies mais à partir de 1973, un couple marchand-artiste se forme avec Albert Loeb[5]. S'ensuivent des expositions à la galerie Loeb, mais aussi au château d'Ancy-le-Franc, à la galerie Le Lutrin à Lyon, au palais des Beaux-arts de Bruxelles[6]. 1982 est l'année de la consécration : une vaste rétrospective de 50 tableaux, 49 dessins et 18 lithographies est organisée au musée de peinture et de sculpture de Grenoble et Robert Guinan est invité à l'exposition du Pavillon International de la Biennale de Venise[7].

Il compte Johnny Depp mais aussi Lionel Jospin[8] et François Mitterrand[9] parmi ses admirateurs.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Dessins, estampes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Agnès de Maistre, Guinan, Paris, éd. du Cercle d'art, , 284 p.

Films documentaires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (de Maistre 1991, p. 261)
  2. (en) Maureen O'Donnell, « Robert Guinan, painter of gritty and lovely Chicago, dead at 82 », Chicago Sun-Times,‎ (lire en ligne)
  3. (de Maistre 1991, p. 262)
  4. (de Maistre 1991, p. 263)
  5. (de Maistre 1991, p. 264)
  6. (de Maistre 1991, p. 265)
  7. (de Maistre 1991, p. 267)
  8. (en) « Watertown native Robert Guinan, artist of Chicago’s street scenes, dies », Watertown Daily Times,‎ (lire en ligne)
  9. « Mort de Robert Guinan, peintre des laissés-pour-compte », Connaissance des Arts,‎ (lire en ligne)
  10. Inv. 1987.374, sur le site du Metropolitan Museum of Art
  11. Notice no M000PE029012, base Joconde, ministère français de la Culture
  12. Inv. AM1982-DEP17, sur le site de la RMN
  13. Notice no M09940000100, base Joconde, ministère français de la Culture
  14. Inv. AM1987-517, sur le site de la RMN
  15. Notice no 05660001273, base Joconde, ministère français de la Culture
  16. Notice no 05660001272, base Joconde, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]