Représentation du monde

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En psychologie sociale, la représentation du monde désigne l'image que l'être humain se fait du monde.

Représentation du monde cosmique[modifier | modifier le code]

Représentations successives du monde cosmique dans l'Histoire[modifier | modifier le code]

La représentation du monde découle en partie de l'explication que donne la cosmologie de la structure de l'univers. Celle-ci a beaucoup changé au cours de l'Histoire :

Conséquences[modifier | modifier le code]

Les révolutions scientifiques engendrent en général de nouvelles représentations du monde. Ce fut le cas avec la révolution copernicienne, qui amena la représentation héliocentrique de l'univers. C'est aujourd'hui le cas avec la révolution issue des découvertes scientifiques de la première moitié du XXe siècle, qui décrit l'univers comme un ensemble de galaxies.

Alexandre Koyré expliquait que la révolution copernicienne avait entraîné depuis l'époque de Galilée jusqu'au XXe siècle, le passage d'un monde clos à un univers infini[3].

Représentation du monde terrestre[modifier | modifier le code]

Déjà, dès 1945, Paul Valéry, dans son ouvrage Regards sur le monde actuel, estimait que « le temps du monde fini commence »[4]. Par « monde », il n'entendait pas le monde-univers des Anciens, mais notre monde actuel, c'est-à-dire, la Terre et l'ensemble de ses habitants. Il réfléchit sur la transformation radicale et de plus en plus rapide de la société des hommes. Selon lui, « l’homme moderne est l’esclave de la modernité : il n’est point de progrès qui ne tourne pas à sa plus complète servitude. […] Rien ne se fera plus que le monde entier s’en mêle »[5].

Bertrand de Jouvenel a évoqué la petitesse de la Terre en 1968[6].

Dominique Bourg, philosophe du développement durable, montre que la prise de conscience récente de la finitude écologique de la Terre a entraîné dans nos représentations un changement radical entre l'universel et le particulier. Elle conduit à remettre en cause le paradigme moderne classique en introduisant une interdépendance entre la biosphère (le planétaire) et les biotopes (le local)[7].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir l'article Révolution copernicienne, en particulier la chronologie

Références[modifier | modifier le code]

  1. Colette Le Lay, sous la direction de Jacques Gapaillard, Les articles d’astronomie dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, Mémoire de D.E.A. d’Histoire des Sciences et des Techniques, Faculté des Sciences et des Techniques de Nantes Centre François Viète, 1997, lire en ligne
  2. Laboratoire Univers et Théories, Le débat cosmologique, par Jean-Pierre Luminet, Directeur de Recherches au CNRS, astrophysicien à l'Observatoire de Paris-Meudon
  3. Alexandre Koyré, * 1957 : Du monde clos à l’univers infini, trad. Raïssa Tarr. Paris : Gallimard ; 2003. (Tel ; 129). 350p. (ISBN 2-07-071278-8)
  4. Avant-propos de l'édition de 1945 de Regards sur le monde actuel
  5. http://www.cesa.air.defense.gouv.fr/IMG/pdf/Paul_Valery.pdf
  6. Bertrand de Jouvenel, « La terre est petite », Repr. in Arcadie, essais sur le mieux-vivre. Futuribles 9. Paris 1968
  7. Dominique Bourg, La nature en politique ou l'enjeu philosophique de l'écologie, L'Harmattan, p. 16