Raymond Burki

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Burki.
Raymond Burki
Raymond Burki img 3579.jpg

Raymond Burki en 2009.

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
Nationalité
Activités

Raymond Burki, né le à Épalinges (canton de Vaud) et mort dans la nuit du 28 au [1], est un dessinateur, dessinateur de presse, caricaturiste et illustrateur suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Raymond Burki effectue un apprentissage de retoucheur photographique en héliogravure à Lausanne, au Imprimeries Populaires du 20 Avril 1965 à Avril 1969 avant de travailler un an à Paris.

De retour en Suisse, Raymond Burki est employé chez son ancien patron de 1971 à 1979. Son premier dessin paraît dans la Tribune Le Matin en juillet 1976. Marcel A. Pasche remarque Raymond Burki et le fait entrer peu après au quotidien 24 heures. À partir de 1978, Raymond Burki se consacre uniquement au dessin de presse. Il publie aussi ses traits (d'esprit) dans la revue Bilan ou dans Die Sonntagszeitung.

En 1979 il épouse Catherine avec qui il a deux enfants, Stanislas et Quentin, nés dans les années 80.

Raymond Burki obtient de nombreux prix : Prix du meilleur dessin étranger à Epinal (1988), Prix du public à Morges-sous-Rire (1989), Prix Jean Dumur (1990). Il est également lauréat du Prix de la Fondation vaudoise pour la promotion et la création artistiques en 2003.

Raymond Burki réalise son ultime dessin pour 24 heures en août 2014[2].

Parvenu à sa retraite, il s'occupe davantage de son autre passion, la pêche à la mouche, dans les rivières tels que la Venoge, le Talent, la Broye, et plus particulièrement la Menthue. L'attentat contre Charlie Hebdo lui redonne par la suite l'envie de redessiner, où il publie ses dessins sur sa page facebook[3], qui aboutiront à un nouvel album, «Burki remet ça», sorti en novembre 2016[4].

Néanmoins, malgré cette retraite active, atteint d'un cancer, il meurt le 29 décembre 2016. Ses obsèques ont eu lieu à l'Abbaye de Montheron, le 2 janvier 2017, là même où il s'était marié. Lors des hommages, il a été salué par la profession, par sa capacité à exprimer un message uniquement pas le dessin, en ayant rarement recourt à des textes. Barrigue, avec qui il a partagé le même bureau, le qualifiait de Buster Keaton du dessin, le génie du muet[5],[6],[7].

Livres[modifier | modifier le code]

  • Burki 00
  • Burki 01
  • Burki 02
  • Burki 03, édition 24 heures
  • Burki 04
  • Burki 05
  • Burki 06
  • Burki 07
  • Burki 08
  • Burki 09
  • Burki 10
  • Burki 11
  • Burki 12
  • Burki remet ça
  • Couleur Burki
  • Signé Burki
  • Sketches, François Silvant, Raymond Burki
  • Dessinez, c'est Facile

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Dubath, « Raymond Burki est décédé », sur 24heures.ch, (consulté le 29 décembre 2016).
  2. Philippe Dubath, « Burki, 8000 dessins, 38 ans d’humour fou dans 24 heures », sur 24heures.ch, (consulté le 29 décembre 2016).
  3. Page Facebook officielle, Raymond-Burki
  4. Federico Camponovo, « Raymond Burki accepte de remettre ça », sur 24heures.ch, (consulté le 3 janvier 2017).
  5. Philippe Dubath, « Burki, l’artiste qui n’appartenait à personne », sur 24heures.newsnetz.ch, (consulté le 3 janvier 2017).
  6. Stéphane Gobbo, « Burki, disparition d’une institution du dessin de presse », sur letemps.ch, (consulté le 3 janvier 2017).
  7. Patrick Chuard, «Adieu Raymond, ton talent éclairait nos existences», sur 24heures.ch, (consulté le 3 janvier 2017).

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Burki le franc-rire, argent du pouvoir, pouvoir de l'argent, p. 7-23
  • 200 têtes vaudoises "who is who?" du canton de Vaud, p. 17-18, p. 17
  • L'Hebdo, 13 mai 2004, cahier spécial « les 80 qui font Vaud », p. VIII
  • Fondation vaudoise pour la promotion et la création artistiques, remise du Prix 2003

Liens externes[modifier | modifier le code]