The Royal Hamilton Light Infantry (Wentworth Regiment)

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The Royal Hamilton Light Infantry (Wentworth Regiment)
Photographie en couleur de la façade d'un édifice en briques rouges
Le manège militaire John Weir Foote V.C.

Création 1862
Dissolution Toujours actif
Pays Drapeau du Canada Canada
Allégeance Forces armées canadiennes
Branche Armée canadienne
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie légère
Fait partie de 31e Groupe-brigade du Canada
Garnison Hamilton (Drapeau de l'Ontario Ontario)
Surnom The Rileys
Devise Semper Paratus (« Toujours prêt »)
Commandant Lieutenant-colonel J.P. Hoekstra
Colonel en chef Le duc d'Édimbourg, le prince Philip
Emblème Insigne militaire

The Royal Hamilton Light Infantry (Wenworth Regiment), abrégé en RHLI, littéralement « L'Infanterie légère royale de Hamilton (Régiment de Wenworth) », est un régiment d'infanterie de la Première réserve de l'Armée canadienne. Il fait partie du 31e Groupe-brigade du Canada au sein de la 4e Division du Canada. Les soldats de ce régiment sont surnommés les « Rileys » à cause de l'abréviation « RHLI » du nom du régiment.

Le régiment tire ses origines du 13th Battalion Volunteer Militia (Infantry), Canada (littéralement, le « 13e Bataillon de la Milice volontaire (Infanterie), Canada ») fondé en 1862 à Hamilton en Ontario qui devint The Royal Hamilton Regiment (« Le Régiment royal de Hamilton ») en 1920, puis, The Royal Hamilton Light Infantry (« L'Infanterie légère royale de Hamilton ») en 1927. En 1936, ce dernier fusionna avec The Wentworth Regiment (« Le Régiment de Wentworth »). Celui-ci tire ses origines du 77th "Wentworth" Battalion of Infantry (« 77e "Wentworth" Bataillon d'infanterie ») fondé en 1872 à Dundas en Ontario qui devint The Wentworth Regiment en 1920.

En plus de l'histoire de sa propre lignée, le RHLI perpétue l'héritage de cinq bataillons du Corps expéditionnaire canadien (CEC) de la Première Guerre mondiale, les 4e, 86e, 120e, 129e et 205e Bataillon "outremers", CEC.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines et création[modifier | modifier le code]

Le gouvernement du Canada avait établi des unités de la Milice canadienne dans la plupart des grandes villes et comtés pendant les années 1860 à cause d'inquiétudes par rapport à l'instabilité de la situation aux États-Unis avec la Guerre de Sécession et le départ de l'armée britannique durant cette période. C'est ainsi que le 13th Battalion Volunteer Militia (Infantry) (le « 13e Bataillon de la Milice volontaire (Infanterie) ») a été créé le au centre-ville de Hamilton en Ontario. Dans la foulée des raids féniens, il fut mobilisé et servit à la frontière à Niagara du 8 au et du 1er au [1].

Le , le 77th "Wenworth" Battalion of Infantry" (le « 77e Bataillon d'infanterie "Wenworth" ») a été créé dans le comté de Wenworth en périphée de Hamilton. Le , ces deux bataillons devinrent des régiments et firent respectivement renommés en « 13th Regiment » (« 13e Régiment ») et « 77th Wenworth Regiment » (« 77e Régiment de Wenworth »). Le , le 13th Regiment obtint le droit de se nommer « royal » et fut alors renommé en « 13th "Royal Regiment" » (« 13e "Régiment royal" »)[1].

Dans la foulée de la Première Guerre mondiale, le , des détachements du 77th Wenworth Regiment furent mobilisés pour le service actif afin de fournir des services de protection dans la région locale[1].

Le , le 13th "Royal Regiment" fut renommé en « The Royal Hamilton Regiment » (« Le Régiment royal de Hamilton ») et le 77th Wenworth Regiment en « The Wenworth Regiment » (« Le Régiment de Wenworth »). Le , The Royal Hamilton Regiment fut renommé en « The Royal Hamilton Light Infantry » (« L'Infanterie légère royale de Hamilton »). Le , les deux régiments fusionnèrent pour devenir The Royal Hamilton Light Infantry (Wentworth Regiment)[1].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , The Royal Hamilton Light Infantry (Wentworth Regiment) mobilisa une unité appelée « The Royal Hamilton Light Infantry, CASF » pour le service actif. Le , cette dernière devint le 1er Bataillon du régiment tandis que l'unité de réserve devint le 2e Bataillon. Le de la même année, le 1er Bataillon s'embarqua pour la Grande-Bretagne[1].

Le , le 1er Bataillon du RHLI participa aux débarquement de Dieppe[1]. Cette opération a tourné au désastre et, sur les 582 hommes du RHLI débarqués, seuls 102 échappèrent à la mort, aux blessures et à la capture. Le , il débarqua à nouveau en France en tant que composante de la 4e Brigade d'infanterie canadienne au sein de la 2e Division d'infanterie canadienne. Il combattit dans le Nord-Ouest de l'Europe jusqu'à la fin du conflit. Le , le bataillon outre-mer fut dissous et le bataillon de réserve au Canada abandonna alors sa désignation de 2e Bataillon[1].

Histoire récente (depuis 1945)[modifier | modifier le code]

Après la Seconde guerre mondiale, l'armée canadienne s'est réduite. Le RHLI a retrouvé son statut de milice composée de volontaires. Mais les Rileys n'ont jamais oublié leur histoire glorieuse : ils se réunissent au "John Weir Foote VC Armouries", et au 59e anniversaire de débarquement, un parc et un monument militaire sont achevés. Chaque 19 août et 11 novembre, les anciens combattants se remémorent le souvenir des centaines d'hamiltonais restés sur le sol français.

Lignée[modifier | modifier le code]

Lignée du Royal Hamilton Light Infantry (Wentworth Regiment)[1]
Avant la fusion
13th Battalion Volunteer Militia (Infantry), Canada
()
77th "Wentworth" Battalion of Infantry
()
13th Regiment
()
77th Wentworth Regiment
()
13th "Royal Regiment"
()
The Royal Hamilton Regiment
()
The Wentworth Regiment
The Royal Hamilton Light Infantry
()
Après la fusion
The Royal Hamilton Light Infantry (Wentworth Regiment)
()
2nd (Reserve) Battalion, The Royal Hamilton Light Infantry (Wentworth Regiment)
()
The Royal Hamilton Light Infantry (Wentworth Regiment)
()

Honneurs et distinctions[modifier | modifier le code]

Honneurs de bataille[modifier | modifier le code]

Drapeau
Drapeau consacré du Royal Hamilton Light Infantry (Wentworth Regiment) affichant 11 de ses honneurs de bataille
Article détaillé : Honneur de bataille.

Les honneurs de bataille sont le droit donné par la Couronne au régiment d'apposer sur ses couleurs les noms des batailles ou des conflits dans lesquels il s'est illustré.

Honneurs de bataille des Queen's Own Rifles of Canada[1]
Guerre anglo-américaine de 1812
Défense du Canada – 1812-1815 Détroit
Queenston Niagara (en)
Guerre d'Afrique du Sud
Afrique du Sud, 1899-1900 (*)
Première Guerre mondiale
Ypres, 1915, '17 Gravenstafel
Saint-Julien Festubert, 1915
Mont Sorrel Somme, 1916
Pozières Flers-Courcelette
Crête d'Ancre Arras, 1917, '18
Vimy, 1917 Arleux
Scarpe, 1917, '18 (en) Côte 70
Passchendaele (*) Amiens
Drocourt-Quéant (en) Ligne Hindenburg
Canal du Nord (*) Poursuite vers Mons (*)
France et Flandres, 1915-18
Seconde Guerre mondiale
Dieppe Crête de Verrière-Tilly-la-Campagne
Falaise Route de Falaise
Clair Tizon Forêt de la Londe
L'Escaut Woensdrecht
Beveland-Sud La Rhénanie
Route de Goch-Calcar La Hochwald (en)
Xanten (en) Canal Twente
Groningue Nord-Ouest de l'Europe, 1944-1945
Guerre d'Afghanistan[2]
Afghanistan

Croix de Victoria[modifier | modifier le code]

Portrait en noir et blanc d'un homme en uniforme militaire
L'aumônier militaire John Weir Foote (en), récipiendaire de la croix de Victoria, la plus haute récompense des forces du Commonwealth, pour ses actions au cours de la Seconde Guerre mondiale
Article détaillé : Croix de Victoria.

La croix de Victoria est la plus haute récompense des forces du Commonwealth. Le révérend John Weir Foote (en), un prêtre militaire du RHLI, en fut décoré pour ses actions au cours de la Seconde Guerre mondiale. En effet, après le débarquement de Dieppe, il décida de rester alors que les navires repartaient avec les rescapés. Il se rendit volontairement aux allemands afin de fournir une assistance médicale et spirituelle aux hommes de son propre régiment et à ceux de la 2e Division d'infanterie canadienne qui avaient été fait prisonniers. Il s'agit du seul aumônier militaire à être décoré de la croix de Victoria.

Perpétuations[modifier | modifier le code]

angle rouge surmonté d'un carré vert sur fond brun
Insigne distinctif du 4e Bataillon "outremers", CEC
Photographie en noir et blanc en panorama de troupes militaires
Le 86e Bataillon de mitrailleuses à Niagara en Ontario en novembre 1915

The Royal Hamilton Light Infantry (Wentworth Regiment) perpétue l'histoire de cinq bataillons du Corps expéditionnaire canadien (CEC) de la Première Guerre mondiale, les 4e, 86e, 120e, 129e et 205e Bataillon "outremers", CEC[1].

Le 4e Bataillon, CEC a été créé le . Il s'embarqua pour la Grande-Bretagne le et débarqua en France le . Il combattit en France et dans les Flandres en tant que composante de la 1re Brigade d'infanterie canadienne au sein de la 1re Division canadienne jusqu'à la fin du conflit. Il fut officiellement dissous le [1].

Le 86e Bataillon "outremers", CEC a été créé le . Il s'embarqua pour l'Angleterre le où il sevit à fournir des renforts aux troupes canadiennes au front jusqu'au lorsqu'il fut réorganisé pour devenir le Canadian Machine Gun Depot, CEC (le « Dépôt de mitrailleuses canadien, CEC »). Il fut officiellement dissous le [1].

Le 120e et le 129e Bataillon "outremers", CEC ont été créés le . Il s'embarquèrent pour la Grande-Bretagne respectivement le et le où ils servirent à fournir des renforts aux troupes canadiennes au front respectivement jusqu'au et . Le personnel du 120e Bataillon, CEC fut transféré au 2e Bataillon de réserve, CEC tandis que celui du 129e Bataillon, CEC a été transféré aux 123e et 124e Bataillon "outremers", CEC qui servaient aussi à fournir des renforts aux troupes canadiennes au front. Le 120e Bataillon, CEC fut officiellement dissous le et le 129e Bataillon, CEC le fut le de la même année[1]. Par ailleurs, le , The Wenworth Regiment fut réorganisé en tant que régiment à deux bataillons, un de la Milice active non permanente et un de la Réserve. Celui de la Milice active non permanente fut nommé « 1er Bataillon (129th Battalion, CEF) » en mémoire du 129e Bataillon "outremers", CEC. Celui-ci cessa d'exister le lorsque le régiment fusionna avec The Royal Hamilton Light Infantry[1].

Le 205e Bataillon "outremers", CEC a été créé le . Il dépêcha deux contingents pour servir de renforts outremers le et le . Le , il fut réorganisé en tant que dépôt de renforts pour le bataillon de mitrailleuses au Canada. Le , son personnel fut transféré au Corps de mitrailleuses, District militaire No 2 et le bataillon fut officiellement dissous le [1].

Ordre de préséance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o « The Royal Hamilton Light Infantry (Wentworth Regiment) », sur Défense nationale et les Forces canadiennes (consulté le 20 juin 2017).
  2. (en) « Canadian Army Units Receiving the Battle Honour "Afghanistan" », sur The Regimental Rogue (consulté le 29 avril 2017).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Kingsley Brown et Brereton Greenhous, Semper paratus: The History of The Royal Hamilton Light Infantry (Wenworth Regiment), 1862-1977, Hamilton (Ontario), RHLI Historical Association, .
  • (en) Shelagh Whitaker, Terry Copp, M. A. Rehill, David A. Kielstra et Kingsley Brown, The Fighting Rileys: 150 Years Service to Canada: The History of The Royal Hamilton Light Infantry (Wenworth Regiment), 1862-2012, Waterloo (Ontario), Laurier Centre for Military Strategic and Disarmament Studies, .

Liens externes[modifier | modifier le code]