Primo Mazzolari

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Primo Mazzolari
Image illustrative de l’article Primo Mazzolari
Plaque que la mairie de Crémone
a dédiée à Don Primo.
Biographie
Naissance
Crémone, royaume d'Italie
Ordination sacerdotale
Décès (à 69 ans)
Bozzolo, Italie
Autres fonctions
Fonction religieuse
Curé à Bozzolo
Fonction laïque
Partisan à Crémone

Primo Mazzolari, dit Don Primo, né le à Crémone et mort le à Bozzolo, est un prêtre catholique italien, résistant, puis fondateur en 1949 de la revue Adesso (it) (Maintenant).

Connu comme le curé de Bozzolo, il a été une personnes du catholicisme italien de la première moitié du XXe siècle. Sa pensée anticipait quelques-unes des orientations du concile Vatican II, en particulier en ce qui concerne l'« Église des pauvres », la liberté religieuse, le pluralisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1890 à Santa Maria del Boschetto, hameau rural de Crémone, il écrit, en 1907 dans son journal intime : « J'aime l’Église et le pape, mais mon dévouement et mon amour ne détruisent pas ma conscience de chrétien ». Il est ordonné prêtre en 1912 par Mgr Giacinto Gaggia (it).

En 1915, il est volontaire durant la Première Guerre mondiale et devient aumônier militaire en 1918.

Le , il est nommé curé à Cicognara, un hameau de la commune de Viadana, en Lombardie. En 1925, il est dénoncé par les fascistes pour avoir refusé de chanter le Te Deum après la tentative d'attentat sur Mussolini par Tito Zaniboni.

Le , il est transféré à la paroisse de Bozzolo, où il passe le reste de sa vie[1].

Après le , il est actif dans la lutte pour la Libération et il encourage les jeunes à y participer. En , il est interpellé une première fois par la police avant d'être emprisonné en juillet de la même année, puis libéré[2]

Il est contraint par les fascistes à vivre dans la clandestinité jusqu'au [3].

Après la Seconde Guerre mondiale, l'Association nationale des Partisans d'Italie de Crémone lui accorde le titre de partisan[4].

À partir de 1954, il organise un festival international d'art. Cette manifestation est interrompue après son décès en 1959, pour être reprise, sous forme de biennale, depuis 2003.

Pensée[modifier | modifier le code]

À partir du début des années 1950, Don Primo développe une pensée sociale proche des classes défavorisées (là où personne ne vit hors de la charité) et des valeurs du pacifisme ce qui lui vaudra les critiques et les sanctions des autorités ecclésiastiques et le conduira à une marginalisation dans sa paroisse de Bozzolo.

En 1955, avec la publication anonyme de Tu non uccidere (Tu ne tueras pas), don Primo attaque la doctrine de la guerre juste et l'idéologie de la victoire, au nom d'une préférence pour la non-violence, pour soutenir un mouvement « ... de résistance chrétienne contre la guerre... » et pour la justice et la paix.

L'église San Pietro Apostolo à Bozzolo où se trouve le tombeau de Don Mazzolari.

C'est seulement vers la fin des années 1950, dans les derniers mois de sa vie, que Don Primo commence à recevoir les premières approbations de la hiérarchie ecclésiastique. En novembre 1957, l'archevêque de Milan Mgr Montini, futur pape Paul VI, l’appelle à prêcher dans son diocèse. En février 1959, le pape Jean XXIII le reçoit en audience privée et le salue publiquement comme la « Tromba dello spirito santo nella Bassa Padana » (Trompette du Saint-Esprit en Bassa padana).

Le Vatican annonce en que le pape François ira en pèlerinage le suivant, à titre privé et non officiel, pour prier sur la tombe de Don Primo Mazzolari située à l'église Saint-Pierre-Apôtre (San Pietro Apostolo) à Bozzolo[5].

Lui aveva il passo troppo lungo e noi si stentava a tenergli dietro.
Così ha sofferto lui e abbiamo sofferto anche noi.
Questo è il destino dei profeti.

— Paul VI[6]

« Il avait le pas trop long et nous peinions à le suivre.
C'est pour cela qu'il a souffert, et que nous avons souffert également.
C'est cela le destin des prophètes. »

Procédure en béatification[modifier | modifier le code]

Sa procédure en béatification est en cours. Le postulateur de la cause est don Bruno Bignami, président de la Fondation Don Primo Mazzolari[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Il mio parroco. Confidenze di un povero prete di campagna (1932, Dehoniane)
  • La più bella avventura. Sulla traccia del 'prodigo' (1934, Dehoniane)
  • Lettera sulla parrocchia. Invito alla discussione (1937, Dehoniane)
  • Il samaritano. Elevazioni per gli uomini del nostro tempo (1938, Dehoniane)
  • I lontani. Motivi di apostolato avventuroso (1938, Dehoniane)
  • Tra l'argine e il bosco (1938, Dehoniane)
  • La via crucis del povero (1938, Dehoniane)
  • Tempo di credere (1941, Dehoniane; re-edit. 2010 EDB)
  • Anch'io voglio bene al Papa (1942, Dehoniane)
  • Dietro la Croce (1942, Dehoniane)
  • Impegno con Cristo (1943, Dehoniane)
  • La Samaritana (1944, Dehoniane)
  • Il compagno Cristo. Vangelo del reduce (1945, Dehoniane)
  • La pieve sull'argine (1952, Dehoniane)
  • Il segno dei chiodi (1954, Dehoniane)
  • La parola che non passa (1954, Dehoniane)
  • Tu non uccidere (1955, San Paolo)
  • La parrocchia (1957, La Locusta)
  • I preti sanno morire (1958, Dehoniane)
  • La Carità Del Papa, Pio XII e la ricostruzione dell'Italia, (Edizioni Paoline, 1991)
  • Della Fede (1943; re-edit. 2013 EDB)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Une fiction TV, L'uomo dell'argine a comme thème la vie de don Primo.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) « Profilo biografico di don Primo Mazzolari (1890-1959) », 30giorni.it,‎ (lire en ligne).
  2. (it) « Servo di Dio Primo Mazzolari Sacerdote », santiebeati.it,‎ (lire en ligne)
  3. (it) « Mazzolari: Resistenza è "costruire l'uomo" », Azione Cattolica Italiana,‎ (lire en ligne)
  4. (it) « Donne e uomini della Resistenza - Don Primo Mazzolari », anpi.it,‎ (lire en ligne)
  5. a et b (it) « Papa Francesco a Bozzolo per pregare sulla tomba di don Primo Mazzolari », sur ilgiorno.it, Il Giorno, (consulté le )
  6. (it) « Che fatica star dietro a quel prete », L'Osservatore Romano,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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