Politique au Népal

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Le Népal est une république parlementaire de type fédéral depuis l'abolition de la monarchie le . La Constitution provisoire a été adoptée en 2007 ; elle est remplacée par une constitution définitive en 2015. Selon le texte initial de 2007 voté par 560 membres de l'Assemblée constituante (seulement 4 contre), le Népal devient « Un État indépendant, indivisible, souverain, laïque et une république démocratique ». Avec la Constitution de 2015, le Népal devient une fédération de 7 États, chacun d'entre eux ayant sa propre législation et son premier ministre[1].

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Selon la Constitution provisoire, le pouvoir exécutif est confié au président de la République (Bidhya Devi Bhandari, élue le 28 octobre 2015), secondé par un vice-président (Nanda Kishor Pun, élu le 31 octobre 2015), tous deux élus par l'Assemblée constituante. Le Premier ministre dispose de l'essentiel du pouvoir exécutif.

Le vendredi 15 août 2008, au terme de longues tractations avec le Parti communiste du Népal (marxiste-léniniste unifié), Prachanda, chef des maoïstes, est élu Premier ministre par l'Assemblée constituante, avec les voix de 464 députés sur 595 (113 ont voté contre), affirmant avoir une majorité des deux tiers pour conduire le gouvernement[2]. Le Congrès népalais formera la principale formation parlementaire d'opposition au nouveau gouvernement. Les maoïstes doivent cependant quitter le pouvoir dès l'année suivante : une période d'instabilité gouvernementale s'ouvre alors : plusieurs gouvernements de coalition entre le Congrès népalais et le Parti communiste du Népal (marxiste-léniniste unifié) se succèdent ; en 2011, un maoïste redevient premier ministre. En février 2013, un gouvernement intérimaire est chargé de préparer les nouvelles élections. L'assemblée constituante est finalement renouvelée en novembre 2013 : le Congrès népalais arrive en tête, tandis que le Parti communiste unifié du Népal (maoïste) de Prachanda est renvoyé dans l'opposition, perdant près des deux tiers de ses sièges.

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

Le pouvoir législatif népalais est détenu provisoirement par une assemblée constituante de 601 membres. Cette assemblée est chargée de rédiger la constitution définitive du pays. Une première assemblée a été élue le . Devant l'échec de cette assemblée à s'entendre sur un texte, une nouvelle assemblée a été élue le .

En 2008, les sièges étaient répartis comme suit :

Organisation territoriale[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, le pays est divisé administrativement en 5 régions de développement, 14 zones administratives (Anchal) et 75 districts. Mais le nombre d'état fédérés qui doivent remplacer ces subdivisions territoriales n'est pas encore fixé.

Anciennes institutions[modifier | modifier le code]

Depuis 2007, la fonction de roi était héréditaire et ses pouvoirs étaient essentiellement honorifiques.

Le pouvoir exécutif était en réalité entre les mains du Premier ministre, désigné à titre provisoire comme « Chef du pouvoir exécutif », chef du parti majoritaire issu des élections législatives et qui était à la tête d'un gouvernement de 22 membres dont la composition était destinée à assurer une certaine représentativité des divers groupes ethniques ou sociaux : 5 membres de la caste des brahmanes, 2 ministres hors-caste (groupe des « intouchables »), 5 membres de la caste des chettris ou chhettris (correspondant aux Kshatriyas), et 10 représentants de groupes ethniques.

Un Parlement intérimaire monocaméral de 330 membres assurait les pouvoirs législatifs.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Nepal Formally Adopts Constitution Amid Stepped-Up Security, The New_York Times, 20 septembre 2015
  2. « Au Népal, le chef des maoïstes devient premier ministre », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Françoise Chipaux, « Les Népalais entre deux peurs », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • Jean-Luc Racine, « Au Népal, les maoïstes gagnent du terrain », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)
  • (en) Mara Malagodi, Constitutional nationalism and legal exclusion : equality, identity politics, and democracy in Nepal, 1990-2007, Oxford University Press, New Delhi, 2013, 316 p. (ISBN 978-0-19-808291-0) (texte remanié d'une thèse)
  • Gérard Toffin, « Religion et politique au Népal (1951-2010) », in Christophe Jaffrelot et Aminah Mohammad-Arif (dir.), Politique et religions en Asie du Sud : le sécularisme dans tous ses états ?, EHESS, Paris, 2012, p. 117-135 (ISBN 978-2-7132-2323-5)
  • Sur France Diplomatie Ministère des Affaires étrangères et européennes Présentation du Népal

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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