Pois bambara
Vigna subterranea
| Règne | Plantae |
|---|---|
| Sous-règne | Tracheobionta |
| Division | Magnoliophyta |
| Classe | Magnoliopsida |
| Sous-classe | Rosidae |
| Ordre | Fabales |
| Famille | Fabaceae |
| Genre | Vigna |
| Ordre | Fabales |
|---|---|
| Famille | Fabaceae |
| Sous-famille | Faboideae |
Le pois bambara ou pois de terre (Vigna subterranea) est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Fabaceae (ou légumineuses). C'est une plante herbacée originaire d'Afrique occidentale[1], largement cultivée pour ses graines qui se récoltent sous terre à l'instar des arachides.
Au Bénin, on l'appelle voandzou[2] en français courant ou encore azingokouin en fongbé[3]. Au Togo et au Ghana il est appelé azin'kokui par les Guin et les Ewe. À Madagascar, il est nommé Voanjobory et au Gabon et Congo arachide Batéké.
Description
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C'est une espèce annuelle à tiges ramifiée, poilues avec des entrenœuds courts. Au contact du sol, ces tiges forment de nouvelles racines. Les feuilles sont trifoliées avec des folioles de 3 à 8 cm de long. Les fleurs sont jaunes, ou rouges. Après la fécondation elles pénètrent dans le sol. Les gousses de 1,5 à 3 cm contiennent 2 à 3 graines sphériques blanches, rouges, noires ou marbrées[4].
Culture
[modifier | modifier le code]Le pois bambara peut donner une bonne récolte sur des sols pauvres[5]. De plus en tant que légumineuse il est capable de fixer l'azote atmosphérique, ce qui permet de fertiliser les champs pour d'autres cultures ensuite[5].
Utilisation
[modifier | modifier le code]Alimentation humaine
[modifier | modifier le code]Les jeunes graines sont consommées crues. Les grains secs sont consommés grillés ou cuits à l'eau après trempage[4]. Ils peuvent aussi être réduits en farine et servir à diverses recettes sous cette forme[5].
Alimentation animale
[modifier | modifier le code]Les feuilles du pois bambara peuvent être utilisées pour nourrir les animaux d'élevage[5].
Nutrition
[modifier | modifier le code]Le pois bambara a une teneur intéressante en protéines, de l'ordre de 20%[5].
Synonymes
[modifier | modifier le code]- Glycine subterranea L.
- Voandzeia subterranea (L.) Thouars ex DC.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Jean Guillaume, Ils ont domestiqué plantes et animaux : Prélude à la civilisation, Versailles, Éditions Quæ, , 456 p. (ISBN 978-2-7592-0892-0, lire en ligne), « Annexes ».
- ↑ Edith DAK, « Connaissez- vous les vertus du voandzou? », sur myafricainfos.com (consulté le ).
- ↑ Health Mag, « Le voandzou (Vigna subterranea), une culture négligée mais d’avenir … », sur HEALTH MAG BENIN, (consulté le ).
- Henri Zuang, Mémento nouvelles espèces légumières, Paris, CTIFL, , 360 p. (ISBN 2-901002-90-0), p. 230.
- Éric Birlouez, Petite et grande histoire des céréales et légumes secs, Éditions Quæ, coll. « Carnets de sciences », , 191 p. (ISBN 978-2-7592-3476-9), Portraits de céréales et légumes secs, chap. 6 (« L'Afrique et ses nourritures essentielles »), p. 172-173.
Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) Catalogue of Life : Vigna subterranea (L.) Verdc. (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Vigna subterranea (L.) Verdc.
- (en) NCBI : Vigna subterranea (taxons inclus)
- (en) GRIN : espèce Vigna subterranea (L.) Verdc.
- (fr) Prota (Ressources végétales de l'Afrique Tropicale) : Vigna subterranea