Pilier Djed

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Djed
R11
Ḏd

Djed signifie en égyptien « stabilité », « durée ». C'est le nom d'un motif représenté depuis la période thinite (Helwan), dont la signification originelle reste discutée.

On propose souvent qu'il s'agirait de la stylisation d'un arbre en fleurs ou d'un pilier constitué par des faisceaux de gerbes, ayant ultérieurement pris une signification anatomique : au Moyen Empire il est représenté dans les sarcophages à proximité de la colonne vertébrale du défunt, et au Nouvel Empire il est clairement identifié à la colonne vertébrale d'Osiris.

Le pilier djed était souvent offert au pharaon par les dieux. Il jouait un rôle dans les rites agricoles et c’est à Memphis que le pharaon l’érigeait en l’honneur du dieu Ptah.

Il servit également de modèle à de nombreux pendentifs, amulettes, talismans censés protéger les vivants, dont on trouve de nombreux exemplaires dans les musées d'Alexandrie et du Louvre.

Origine[modifier | modifier le code]

Pilier djed

Certains[1] proposent qu'il tirerait son origine d'un ancien culte du bétail et représenterait à l'origine la partie postérieure d'une colonne vertébrale bovine. Il était assimilé à la colonne vertébrale d'Osiris et garantissait la résurrection du mort. L'érection du pilier Djed signifiait aussi la victoire d'Osiris sur ses adversaires et se déroulait lors de certaines cérémonies religieuses[2].

Le pilier djed était rattaché au culte de Sokaris (Sokar), dieu primitif de Thèbes, qui a été identifié à Ptah et à Osiris, et il est devenu un attribut d'Osiris lorsqu'il l'a remplacé dans les cultes Egyptiens[3].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Andrew H. Gordon, Calvin W. Schwabe The Quick And The Dead: Biomedical Theory In Ancient Egypt, Egyptological Memoirs
  2. Philippe Lebaud, Le livre sacré de l'ancienne Egypte, Philippe Lebaud Editeur, (ISBN 2-86594-031-4), page 111
  3. Guy Rachet, Dictionnaire de la civilisation égyptienne, Larousse-Bordas, (ISBN 2-03-720330-6), page 86