Paul-Antoine Pichard

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Paul-Antoine Pichard
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Naissance
(46 ans)
Autres noms
Peace 2 Peace
Nationalité
Francaise
Activité

Paul-Antoine Pichard ( - ) est un photographe et plasticien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

C'est dans la tradition de la photographie humaniste "politiquement enragée" que se place le travail de Paul-Antoine Pichard.

Il grandit avec des images de guerres, de famines plein la tête. Viêt Nam, Cambodge, Afghanistan, Tchad, Éthiopie, Iran, Irak, Liban… Des images de tortures découpées dans « Chroniques » le mensuel d'Amnesty International qui traînait sur la table de la cuisine de ses parents, le Chili, l'Argentine, les années noires.

Après avoir étudié les arts décoratifs à l'ENSAD, Paris, c'est en 1994 qu'il se tourne vers la photographie. Il présente son travail à Gökşin Sipahioğlu, personnage mythique du monde de la photographie, fondateur de l'agence Sipa Press qui lui propose de partir à Kétama, dans le Rif Marocain, au cœur de la première région productrice de haschich au monde. Pendant près d'un an il partagera le quotidien de ces paysans clandestins. Une révélation. Il y fera ses classes, apprendra à se faire accepter, se fondre, à jongler avec les autorités, les trafiquants.

Il parcourra le monde, on le retrouvera dans les Balkans, en Asie en Afrique, Amériques et partout où le vent le porte.

C'est à Dakar, en 1997, qu'il découvre l'univers effroyable des décharges, point de départ d'un long projet qu'il intitulera "Mines d'ordures". Pendant près de 7 ans, soutenu par différents mécènats privés comme publics, il vivra sur les décharges de la planète, un FM2 autour du cou dans les mêmes conditions que les gens qu'il photographie.

"La rencontre avec les recycleurs a été l'expérience humaine la plus forte de ma vie, la plus éprouvante aussi…" En 2010, Un livre intitulé "Mines d'Ordures" est alors édité, 144 pages couleurs, publié aux Editions Alternatives (Gallimard), avec une préface de l'acteur et grand voyageur Bernard Giraudeau. Une exposition éponyme fera le tour du monde.

En 2012, il expose son dernier travail photographique intitulé "Poussières de vies" sur la condition des enfants des rues à travers le monde. On y retrouvera les prisons pour enfants à Manille, Philippines, les petits talibés d'Afrique de l'ouest, les jeunes adolescents toxicomanes de Phnom Penh, Cambodge, les enfants Roms en région parisienne, les enfants des rues de Bucarest, Roumanie, de Katmandou, Népal, etc. Un véritable constat d'urgence, humaniste et nécessaire.

Militant libertaire et altermondialiste, Paul-Antoine Pichard a pour Parrain "de cœur" Lucio Urtubia, (grand ami d'Henri Cartier-Bresson et Willy Ronis); le premier qui lui ouvrira les portes de l'espace Louise Michel, rue des Cascades, à Paris dans le 20e arrondissement pour qu'il puisse y présenter son travail.

Paul-Antoine Pichard souffre de dystymie et d'un passif de poly-addiction, deux pathologies qui influent directement sur son travail, souvent sombre et irrégulier. Il milite pour une reconnaissance de l'addiction comme maladie reconnu par l'OMS, et pour une généralisation des TSO, il soutient activement le mouvement ''Support ! Don't punish.''

Paul-Antoine Pichard est un artiste plasticien tout autant qu’un photographe. Il se définit lui même comme un humaniste "misanthrope". Humaniste car si l’humain est au centre de sa réflexion, il éprouve d’autant plus une haine profonde du genre humain.

Il évolue en tant que Street Artist sous le nom de de PEACE 2 PEACE (P A P comme ses initiales) où il détourne son travail photographique en affiches publicitaires cyniques ou pochoirs qu'il colle sur les murs ou trottoirs de nos villes.

Il prépare un livre de photographies sur l'Ile de Ré où il réside une partie de l'année, et rédige en parallèle un roman "autobiographique" : Hôtel Ketama: l'histoire d'un jeune photographe qui a grandi dans un quartier populaire de banlieue parisienne, envoyé dans le Rif marocain pour y réaliser un reportage sur le trafic du cannabis durant les années Hassan II...

Son nouveau travail photographique en cours s'intitule "Subway of life"... ou comment décrire une société à travers les usagers du métro de nos mégalopole, Tokyo, New York, Rio, Moscou, Le Caire, Paris, Téhéran...

Il se consacre également à la réalisation de fresque en morsure de zinc, une technique nouvelle qu'il met au point où il mélange la photographie et la gravure sur un support en zinc, ce qui lui permet de retrouver l'esprit de la photographie argentique.

Paul-Antoine Pichard est aussi l'initiateur du Comput'@rt Project : "Because your screen is my wall..."

Exposition[modifier | modifier le code]

  • Mines d'ordures, 2007 : "La vie sur les décharges de nos mégalopoles" Exposition en location, conditionnée normes internationales
  • Poussières de vies, 2012 : "Histoires d'enfants des rues" Exposition en location, conditionnée normes internationales

Reportages[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de médias[modifier | modifier le code]

  • Laurence Gex et Jean-Michel Masqué, Cergy-Pontoise, terre des possibles, Autrement, ,
  • Marie-Joêlle Parent, « Une vie aux poubelles », Canoë,‎ (lire en ligne),
  • « Le poids des images, le choc de la pauvreté », Canoë,‎ (lire en ligne).
  • « Rencontrez le photographe des enfants des rues », Le Parisien,‎ (lire en ligne),
  • Josée Blanchette, « L’enfance volée dans la rue - Poussières de vies », Le Devoir,‎ (lire en ligne).

http://www.raconterlavie.fr/paul-antoine-pichard.

Lien externe[modifier | modifier le code]