Paul-Antoine Pichard

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Paul-Antoine Pichard
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Naissance
(46 ans)
Ermont - Val d'Oise - France
Autres noms
Bhopal - P2P
Nationalité
Française
Activités
Autres activités
Réalisateur
Formation
ENSAD-Paris
Influencé par
Sébastiao Salgado - James Nachtwey - Banksy - Jef Aérosol - Claude Monet - Egon Schiele - Gustav Klimt - Pierre Soulage - Rothko - J-M Basquiat
Œuvres réputées
Mines d'Ordures - N'oublie pas que l'on souffre ici - Poussières de vies
Compléments
Livre "Mines d'Ordures" - Editions Alternatives

Paul-Antoine Pichard ( - ) est un photographe et artiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

C'est dans la tradition de la photographie humaniste que se place le travail de Paul-Antoine Pichard.

Enfant, il se rempli la tête avec des photographies de guerres, de famines. Viêt Nam, Cambodge, Afghanistan, Éthiopie, Iran, Irak, Liban, le Chili, l'Argentine, les années noires… Des photographies qu'il découpait soigneusement dans « Chronique » le mensuel d'Amnesty International qui traînait en permanence sur la table de la cuisine de ses parents militants...

Après avoir étudié les arts décoratifs à l'ENSAD, Paris, c'est en 1994 qu'il se tourne vers la photographie. Il présente son travail à Gökşin Sipahioğlu, personnage mythique du monde de la photographie, fondateur de l'agence Sipa Press, qui lui propose de partir à Kétama, dans le Rif marocain, au cœur de la première région productrice de haschich du monde. Pendant plus d'un an il partagera le quotidien de ces paysans, cultivateurs clandestins. Une révélation pour lui qui a grandit dans une banlieue populaire d'Ile de France. Il y fera ses classes, apprendra à se faire accepter, se fondre, à jongler avec les autorités, les trafiquants, ruser, brouiller les pistes.

Il parcourra le monde son appareil photo à la main en dilettante. On le retrouvera dans les Balkans, en Asie, en Afrique, Amériques, partout où le vent le porte.

Alors qu'il était envoyé à Dakar au Sénégal en 1997 par son agence pour réaliser un sujet sur l'explosion de la consommation de crack en Afrique de l'Ouest, il découvre l'univers effroyable des décharges sur lesquelles survivent hommes, femmes et enfants, point de départ d'un long projet qu'il intitulera "Mines d'ordures". Pendant près de 7 ans, soutenu par différents mécènats privés comme publics, il vivra sur les décharges des mégalopoles de la planète, son FM2 autour du cou et partagera les conditions de vie des êtres qu'il photographie.

"La rencontre avec les recycleurs a été l'expérience humaine la plus forte de ma vie, la plus éprouvante aussi…" En 2010, Un livre intitulé "Mines d'Ordures" est alors édité, 144 pages couleurs, publié aux Editions Alternatives (Gallimard), avec une préface de l'acteur et grand voyageur Bernard Giraudeau. Une exposition éponyme fera le tour du monde.

En 2012, il expose son nouveau sujet photographique intitulé "Poussières de vies" sur la condition des enfants des rues à travers le monde. On y retrouvera les prisons pour enfants à Manille, Philippines, les petits talibés d'Afrique de l'ouest, les jeunes adolescents toxicomanes de Phnom Penh, Cambodge, les enfants Roms en région parisienne, les enfants des égouts de Bucarest, Roumanie, des rues de Katmandou, Népal, etc. Un véritable constat d'urgence nécessaire. Un travail de longue enquête qui lui prendra plus de 4 ans, soutenu à nouveau par différents mécènes.

Paul-Antoine Pichard est un artiste polyvalent qui refuse de s'enfermer dans une discipline unique. Il pratique la peintre, le graphisme, les arts plastiques tout autant que la photographie. Il évolue en tant qu'artiste urbain sous les noms de "Bhopal" ou de "Peace 2 Peace" (P2P) et cela en fonction des différentes techniques qu'il utilise. "Bhopal" pour ses réalisations à la bombe de peinture, et P2P pour ses collages où il détourne avec un cynisme dérangeant ses propres photographies en affiches publicitaires. Il se consacre également à la réalisation de fresque en morsure de zinc, une technique nouvelle qu'il met au point pas à pas, ce qui lui permet de mélanger la photographie et la morsure sur un support en zinc rongé par l'acide, il retrouver l'esprit de la photographie argentique, du "labo photo" et l'utilisation de la matière.

Paul-Antoine Pichard souffre de dysthymie, une pathologie qui influe directement sur son travail, souvent sombre, d'une "douce violence" et qui implique une production irrégulière. Il se définit lui même comme un humaniste "misanthrope". "Because your screen is my wall..."

Exposition[modifier | modifier le code]

  • Mines d'ordures, 2007 : "La vie sur les décharges de nos mégalopoles" Exposition en location, conditionnée normes internationales
  • Poussières de vies, 2012 : "Histoires d'enfants des rues" Exposition en location, conditionnée normes internationales

Reportages[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de médias[modifier | modifier le code]

  • Laurence Gex et Jean-Michel Masqué, Cergy-Pontoise, terre des possibles, Autrement, ,
  • Marie-Joêlle Parent, « Une vie aux poubelles », Canoë,‎ (lire en ligne),
  • « Le poids des images, le choc de la pauvreté », Canoë,‎ (lire en ligne).
  • « Rencontrez le photographe des enfants des rues », Le Parisien,‎ (lire en ligne),
  • Josée Blanchette, « L’enfance volée dans la rue - Poussières de vies », Le Devoir,‎ (lire en ligne).

http://www.raconterlavie.fr/paul-antoine-pichard.

Lien externe[modifier | modifier le code]