Péritas

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Péritas (grec ancien : Περίτας) fut le chien d’Alexandre le Grand. Les principales sources historiques le concernant sont : Plutarque, dans sa biographie d'Alexandre le Grand, et Pline l'Ancien dans son Histoire Naturelle. Il mourut en 326 avant notre ère en Inde.

Ce chien naquit en Épire : Pline écrit qu’il fut offert au jeune roi macédonien Alexandre le Grand par son oncle (Alexandre Ier d'Épire, dit le Molosse).

Plus tard, le poète romain Virgile vante dans ses Géorgiques les mérites des chiens de cette contrée ; ils y sont décrits comme d’excellents chasseurs, gardiens, et même auxiliaires pour le combat.

Il est difficile de connaître l'apparence physique de Péritas. Néanmoins, le British Museum dispose d'une statue de chien (Jennings Dog) identifiée comme étant la représentation d'un chien de garde molosse dont on peut supposer qu'il ressemble à Péritas.

L'origine du nom est inconnue, il n’apparaît d’ailleurs que dans l’œuvre de Plutarque. On remarque cependant la similitude entre le terme « Περίτιος » (Péritios) qui correspond au mois de janvier du calendrier macédonien et celui de Περίτας.

Éducation[modifier | modifier le code]

Le dressage du chien ne fait pas consensus. Pline dit qu'Alexandre reçoit ce chien adulte, alors qu'il est en Inde, mais Plutarque indique que le roi l’a éduqué lui-même.

Pline relate en détail la façon dont Alexandre entraîna son chien ; il reçut tout d'abord un premier chien qu'il mit en face de gibier traditionnel, la bête resta passive ; Alexandre fut fortement irrité par ce comportement et fit abattre ce premier chien. Son oncle, le roi des Molosses, lui fit alors envoyer un second chien en précisant : « d’éprouver ce chien, non pas contre de petits animaux, mais contre le lion ou l’éléphant ». Ce qu’il fit : « il vit aussitôt le lion mis en pièces ; puis il fit amener un éléphant, et jamais spectacle ne lui causa autant de plaisir. En effet, le poil hérissé sur tout le corps, le chien commença par aboyer d’une manière terrible, puis il vint à l’attaque : se dressant contre le monstre tantôt d’un côté, tantôt d’un autre, l’assaillant et l’évitant avec l’adresse nécessaire en un pareil combat, il le fit tant tourner que l’éléphant tomba, et sa chute ébranla la terre ».

De la même façon qu’Alexandre construisit une ville à la mémoire de son ami Héphaestion ou de son cheval Bucéphale, le roi ordonna selon Plutarque la construction d'une ville sur les bords du fleuve Hydaspe (l'actuel Jhelum), en Inde, en l'honneur de son chien.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]