Opisthochontes

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Les opisthocontes (Opisthokonta) constituent un groupe d'eucaryotes regroupant des organismes très divers en apparence, résultant du rapprochement récent de plusieurs taxons, dont les champignons et les métazoaires. Il est fondé sur l'étude de plusieurs gènes analysés séparément, ce qui confère à l'existence des opisthocontes une certaine fiabilité. À partir de cette mise en évidence moléculaire, d'autres synapomorphies sont apparues comme évidentes, confirmant qu'il s'agit bien d'un groupe monophylétique. Les opisthocontes se seraient séparés des autres eucaryotes il y a un milliard d'années.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Systématique[modifier | modifier le code]

Arbre à « bulles » montrant que les champignons sont plus proches des animaux que des plantes.

Les Opisthokonta regroupent deux grandes lignées d'organismes multicellulaires, les champignons (Fungi) et les animaux (Metazoa), mais aussi toute une série de lignées unicellulaires beaucoup moins connues, comme les choanoflagellés (Choanomonada), les Filasterea et les Mesomycetozoa[4].

Parfois inclus dans le règne des plantes, les champignons sont plus proches des animaux dans la classification phylogénétique actuelle. Ils forment avec eux l'essentiel du super-règne des opisthochontes. Plantes et champignons n'ont en commun, sur le plan phylogénétique, que le fait d'être des eucaryotes, et sur le plan physiologique, que leur immobilité. Les plantes sont des bicontes, êtres vivants dont les organismes unicellulaires ou les cellules ciliées des organismes pluricellulaires possèdent deux flagelles, tandis que les Mycètes sont unicontes, avec un flagelle unique. Les champignons ont des génomes plus proches des animaux, caractéristique qui se retrouve au niveau moléculaire (ils ont par exemple des parois cellulaires à base de chitine, molécule que l'on retrouve dans la cuticule des Arthropodes) et physiologique (animaux et champignons sont hétérotrophes, devant se nourrir de substances organiques qu'ils trouvent dans le milieu environnant et qui sont fabriquées directement ou indirectement par les végétaux autotrophes ; ils stockent leurs réserves carbonées sous forme de glycogène)[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) S.M. Adl et al, « The new higher level classification of eukaryotes with emphasis on the taxonomy of protists », Journal of eukaryotic microbiology, vol. 52, no 5,‎ , p. 399–451 (DOI 10.1111/j.1550-7408.2005.00053.x).
  2. a, b et c Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader, Classification phylogénétique du vivant, t. 1, 4e édition, Belin, (ISBN 978-2-7011-8294-0), p. 176
  3. (en) Matthew S Gentry, M Kathryn Brewer, Craig WVander Kooi, « Structural biology of glucan phosphatases from humans to plants », Curr Opin Struct Biol, vol. 40,‎ , p. 62-69 (DOI 10.1016/j.sbi.2016.07.015).
  4. Thierry Lefevre, Michel Raymond, Frédéric Thomas, Biologie évolutive, De Boeck Supérieur, (lire en ligne), p. 42
  5. Daniel Richard, Biologie, Dunod, (lire en ligne), p. 92

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]