Octave de Rochebrune

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Octave de Rochebrune
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Portrait gravé par Paul Baudry (1871).
Biographie
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Etienne-Octave de Guillaume de Rochebrune
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Étienne-Octave de Guillaume de Rochebrune dit Octave de Rochebrune, né le Fontenay-le-Comte où il est mort le (à 76 ans), est un artiste peintre, aquafortiste et collectionneur d'œuvres d'art français[1]. Il était propriétaire du Château de Terre-Neuve.

Biographie[modifier | modifier le code]

Eau-forte intitulée Auzais, Chêne frappé par la foudre (1868).
Eau-forte représentant le Château de Brissac (1888).

Origines et éducation[modifier | modifier le code]

Fils d'Amédée de Guillaume de Rochebrune, originaire du Limousin, ancien officier de la Grande Armée et de Marie Nélia de Vassé-Tendron[2], dont le père était Claude Tendron de Vassé, le propriétaire du Chateau de Terre-Neuve[3]. Pendant son enfance, de nombreux artistes séjournent dans la demeure familiale, ce qui donne au jeune Octave l'envie de pratiquer le dessin.

Admis au petit petit séminaire des Sables-d'Olonne puis au collège de Fontenay-le-Comte[4], un de ses dessins suscite l'admiration ce qui pousse son père à l'envoyer au collège Stanislas de Paris, où il suit les cours de Jean-Louis Petit (1795-1875)[5].

Il entre par la suite dans l'atelier de Justin Ouvrié, peintre et surtout lithographe spécialisé dans les paysages de villes et de monuments. Il expose pour la première fois au Salon de Paris de 1845[6].

Châtelain à Fontenay-le-Comte[modifier | modifier le code]

Rochebrune quitte Paris en 1846 pour retourner à Fontenay-le-Comte et s'y trouve lors de la proclamation de la Deuxième République et ce en raison de ses idées conservatrices. Il continue d'exposer au Salon cette même année, puis en 1847 et 1848[7], des paysages sous la forme de dessins et d'huiles sur toile.

Il se marie ensuite avec Alix Grelier du Fougeroux, avec qui il a trois enfants : Raoul né en 1849, Henry en 1851 et Élisabeth en 1856.

Il entreprend de grands travaux de modification dans le château de Terre-Neuve, endossant tour à tour les rôles d'architecte, de sculpteur et d'antiquaire dans son acception du XIXe siècle, c'est-à-dire en « prélevant » des éléments d'architecture dans d'autres demeures de la région plus ou moins en déshérence comme le château des d'Estissac à Coulonges-les-Royaux pour les remonter, à l'image du goût historiciste de l'époque.

Il fréquente l'élite intellectuelle vendéenne parmi lesquels figurent le peintre Paul Baudry, le portraitiste Ferdinand Birotheau et entretenait des liens quasi fraternels avec Benjamin Fillon[3].

Aquafortiste[modifier | modifier le code]

C'est sur les conseils de ce dernier que Rochebrune découvre la technique de l'eau-forte ce qui l'a conduit à installer une presse au château de Terre-Neuve où elle se trouve toujours[4]. Octave, après des débuts difficiles, progresse rapidement et affine sa technique au point de passer maître dans l'art de la reproduction. Il est essentiellement autodidacte, apprenant l'art de graver sur cuivre en s'inspirant de l'étude de Charles Jacque et d'Abraham Bosse[8]

Son travail gravé lui rouvre de nouveau les portes du Salon de Paris à partir de 1861, date à laquelle il présente une série de cinq aquatintes, des paysages vendéens[9]. Il reparaît au Salon régulièrement entre 1863 et 1883, présentant uniquement des gravures. Il est récompensé par la médaille d'or du Salon en 1865, 1868 et 1872 ; à l'exposition universel de Vienne en 1873, il reçoit une distinction[2]. Il est nommé le 7 juillet 1874 chevalier de la Légion d'Honneur par le ministère de l'Agriculture et du Commerce[2].

Il produit par ailleurs trois gravures pour l'album L'Eau forte en... (1874-1881) édité par Cadart[10].

Son œuvre gravé comprend plus de 184 planches originales[8].

Collectionneur[modifier | modifier le code]

Rochebrune s'intéresse aussi à l'archéologie et à la préhistoire : il réunit des collections d'objets préhistoriques et des bronzes[11]) ; il illustre d'eaux-fortes la publication un mémoire écrit et publié par son fils Raoul de Rochebrune et rendant compte des travaux de fouilles effectuées dans la grotte des Gottés, située sur les bords de la rivière Gartempe près de Saint-Pierre-de-Maillé, dans la Vienne[12].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En parallèle, Rochebrune se lance localement en politique pour défendre ses idées conservatrices. Il est ainsi élu comme maire de Fontenay-le-Comte par trois fois de 1868 à 1871, de 1874 à 1876 et du au [2].

Fin de vie[modifier | modifier le code]

Son épouse Alix meurt à 43 ans, le .

C'est sous sa direction qu'en 1891 le statuaire Métivier a restitué la série de 18 têtes ou masques ornant la frise de la façade du château de La Villedieu-de-Comblé (79)[13].

En 1898 il se vit confier la restauration la Fontaine des Quatre Tias datant de 1542, que dix ans auparavant il avait représentée dans une eau-forte (coll. pers.), qu'il décore de sculptures représentant les blasons de la noblesse fontenaisienne, des salamandres, animal emblématique de François Ier et la devise que l'on prête à celui-ci Fontanacum felicium ingeniorum fons et scaturigo (« Fontaine et source jaillissante de beaux esprits »).[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice auteur d'autorité, sur le Catalogue général de la BnF.
  2. a b c et d Base Léonore, cote LH/1235/45, Archives nationales de France.
  3. a et b « Personnages célèbres du Château de Terre-Neuve », sur Château de Terre-Neuve.
  4. a et b « Octave de Rochebrune, laboureur du cuivre », sur Ouest-France.
  5. Fiche exposant Salon 1863, base salons du musée d'Orsay.
  6. Fiche exposant Salon 1845, base salons du musée d'Orsay.
  7. Fiche exposant Salon 1848, base salons du musée d'Orsay.
  8. a et b Rochegrosse, in: Henri Beraldi, Les graveurs du Dix-neuvième siècle, tome 11, Conquet, 1889, pp. 214-226
  9. Fiche exposant Salon 1861, base salons du musée d'Orsay.
  10. Notice, du Catalogue général de la BnF.
  11. A.M.B Age, « Le dépôt du Bronze moyen 2 de Mouilleron-en-Pareds (Vendée) et les haches à rebords de type vendéen », dans Revue archéologique de l'Ouest, 2014, 32, p. 83-106.
  12. P. Atgier, « La Vienne aux temps préhistoriques », dans Bulletins et mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, 1905, 6 (1), p. 351-357.
  13. Daniel Courant, Dictionnaire des sculpteurs des Deux-Sèvres, Geste éditions, 2012, p. 360.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alex Brunet, « Notes sur quelques émaux limousins des anciennes collections des comtes de Rochebrune », dans Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, Limoges, Société archéologique et historique du Limousin, 2000, no 128 — (notice en ligne).
  • Christophe Vital, « Octave de Rochebrune 1824-1900 : érudit et graveur », dans Catalogue de l'exposition consacrée à l'œuvre gravé d'Octave de Rochebrune, La Roche-sur-Yon, Conservation départementale des musées de la Vendée, 1997 — (notice en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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