Night Call

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Night Call
Titre québécois Le Rôdeur
Titre original Nightcrawler
Réalisation Dan Gilroy
Scénario Dan Gilroy
Acteurs principaux
Sociétés de production Bold Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Thriller
Durée 117 minutes
Sortie 2014

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Night Call (Nightcrawler), ou Le Rôdeur au Québec, est un thriller américain écrit et réalisé par Dan Gilroy, sorti en 2014.

Résumé[modifier | modifier le code]

Surpris à voler sur un chantier de construction de Los Angeles, Lou Bloom s'en prend au gardien et lui vole sa montre. Il revend ensuite l'acier volé dans une casse dans laquelle il demande un travail mais le gérant lui répond qu'il n'embauche pas de voleur.

Inspiré par une équipe de tournage indépendante qu'il voit en train de filmer un accident de voiture, Lou décide de se lancer lui aussi dans la réalisation de vidéos. Il se procure un caméscope et un scanner radio pour écouter les messages de la police. Il filme un homme blessé lors du vol de sa voiture et offre son film à une chaine de télévision locale. La directrice de l'information du matin, Nina, achète la vidéo et encourage Lou à continuer son travail. Elle stipule que la chaine est surtout intéressée par des vidéos d'incidents violents dans les quartiers aisés puisqu'ils attirent le plus de téléspectateurs. Lou embauche un assistant, Rick, un jeune homme désespéré à la recherche d'argent.

Pour obtenir de meilleurs images, Lou modifie des scènes de crime, allant jusqu'à déplacer des cadavres. Son travail fait monter sa réputation, il achète un meilleur équipement et une voiture plus rapide. Il refuse une offre d'affaire d'un concurrent et sabote sa camionnette, ce qui provoque plus tard un accident qu'il vient filmer. Il menace Nina de mettre fin à leur relation professionnelle à moins qu'elle ait des relations sexuelles avec lui, sachant que le poste de Nina dépend de ses vidéos.

Lou et Rick arrivent avant la police sur le lieu d'une effraction dans un quartier aisé. Lou enregistre des images de deux hommes armés quittant le lieu ainsi que les victimes du meurtre dans la maison. Le personnel de la chaine de télévision craint que la diffusion des images ne soit pas éthique, mais Nina souhaite marquer le coup. En échange, Lou demande plus d'argent.

La police se méfie de Lou et lui demande de lui donner la vidéo de la violation de domicile. Il leur donne une vidéo montée qui ne comporte pas l'identification des tueurs, qu'il localise lui-même. Avec Rick, Lou prévoit de les suivre jusqu'à un endroit fréquenté, de prévenir la police et de filmer la confrontation. Effrayé, Rick exige la moitié de l'argent issu de la vente de la vidéo, menaçant Lou de dire à la police qu'il détient des preuves qu'il cache. Lou accepte mais demande à Rick de sortir de la voiture pour filmer depuis un autre angle ; Rick s'exécute lorsque Lou menace de s'en prendre à lui physiquement.

Après un appel de Lou, la police arrive au restaurant et échange des coups de feu avec les tueurs. L'un des assassins est tué tandis que l'autre s'échappe en voiture. La police le prend en chasse, avec Lou et Rick les poursuivant tout en filmant. Après l'accident de la voiture du tueur, Lou convainc Rick de filmer le tueur toujours vivant en lui faisant croire que celui-ci est déjà mort. Le tueur tire sur Rick et essaie de s'échapper mais est tué par la police. Alors que Rick est en train de mourir, Lou le filme et lui dit qu'il est viré puisqu'il ne peut pas travailler avec quelqu'un en qui il n'a pas confiance.

Nina est enchantée par la vidéo et exprime sa dévotion à Lou. L'équipe des actualités découvre que la « violation de domicile » était en fait un trafic de drogue qui a mal tourné ; Nina omet cette information afin de maximiser l'impact de l'histoire sur les classes aisées. La police tente de confisquer la vidéo de la poursuite en tant que preuve, mais Nina défend son droit de garder la vidéo. Interrogé par l'inspectrice, Lou invente une histoire dans laquelle les tueurs l'ont suivi ; l'inspectrice suspecte qu'il ment mais ne peut pas le prouver. Lou investit dans deux camionnettes et embauche une équipe de stagiaires en vue d'agrandir son entreprise.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources et légendes : Version française (VF) sur AlloDoublage[3] Version québécoise (VQ) sur Doublage Québec[4]

Accueil[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Le film a été globalement très bien accueilli par les critiques, et ce des deux côtés de l'Atlantique. Rotten Tomatoes le place à 95 % sur la base de 197 critiques anglophones, avec une moyenne de 8,2 sur 10 et le consensus suivant : « Nerveux, doucereux et dynamisé par la l'habile interprétation de Jake Gyllenhaal, Night Call est un film noir à suspense apte à susciter la réflexion[5]. » La base de donnée Metacritic lui donne une moyenne de 76 % d'après 45 avis[6].

Le site francophone Allociné lui donne une moyenne de 3,8 sur 5 d'après 24 critiques presse. La plupart des critiques salue surtout le jeu de Jake Gyllenhaal tout en soulignant le message moral central du film. Stéphanie Pelbêche du Le Journal du dimanche : « Atmosphère sordide, humour noir, audace de chaque instant, cynisme absolu : un thriller puissant, qui vaut pour l’interprétation magistrale de Jake Gyllenhaal. » Pour Laura Meyer de Première, « Dans la peau de Lou Bloom, Jake Gyllenhaal, vautour aux traits émaciés, compose un hybride effrayant de Travis Bickle et de Norman Bates. Et confirme, treize ans après Donnie Darko et dans la foulée d’Enemy, qu’il est fait pour incarner des âmes sombres. »

Cécile Mury de Télérama écrit que le personnage principal est « devenu le meilleur de tous les charognards qui traquent le fait divers après minuit, n'est pas simplement cynique, ou vénal. C'est un authentique sociopathe, un traqueur froid, tout entier dévoré par ses pulsions, et qui vole les images comme d'autres tuent à la chaîne [...] À travers cette figure dérangeante, le film ne s'attaque pas seulement au commerce du voyeurisme ou à l'univers impitoyable du business hollywoodien. Il épingle aussi, cruellement, le discours agressif et aliénant du management. Gloire à ceux qui sont prêts à tout, vraiment tout... Amoralité glaçante, mais drôle aussi, pour qui aime déguster l'humour très noir. » Clément Ghys, à Libération, insiste aussi sur l'aspect moralisateur du film : « Peu importe qu’il soit manipulateur, ou dingue, celui qui maîtrise la technique se doit de produire du contenu, de la supposée information. Mais le libéralisme se nourrit de l’ambition de ses sujets, et, quand le paparazzi 2.0 cherche à prendre le pouvoir, le système télévisuel se mord la queue, perd sa dernière réserve d’humanité. La démonstration, très classique, binaire et implacable, fait de Night Call une affaire de morale, comme tout bon thriller. »

Simon Riaux d'Écran large juge quant à lui qu'« En mesurant son ton et ses effets plutôt qu'en les assénant, le métrage aurait pu passer de thriller habile et engagé à œuvre coup de poing. » Romain Le Verne à TF1 News conclut que « Cette allégorie à la fois cynique et jouissive sur l'arrivisme et les dérives déontologiques des médias s'inspire, comme Drive, des polars urbains atmosphériques des années 80 signés Michael Mann et Walter Hill.»

Elisabeth Lepage-Boily de Cinoche.com écrit « Je crois que ce ne serait pas exagéré d'affirmer à ce moment-ci que Nightcrawler de Dan Gilroy est l'un des meilleurs films de l'année 2014 et que Jake Gyllenhaal aura droit à sa nomination aux Oscars dans la catégorie meilleur acteur pour cette performance époustouflante qui nous donne froid dans le dos. Le personnage principal de ce film est définitivement sa plus grande qualité, et ce qui fait de la production une œuvre exceptionnelle. »

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations et sélections[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]