Nicolas Jaeger

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Nicolas Jaeger

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Biographie
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance 20 octobre 1946,
Boulogne-Billancourt
Décès avril ou mai 1980 (33 ans),
Lhotse
Carrière
Discipline(s) alpinisme
Plus haut sommet Everest
Profession (s) médecin, guide de haute montagne

Nicolas Jaeger, né en 1946 à Boulogne-Billancourt et mort en 1980 au Lhotse, est un médecin et alpiniste français. Il est l'auteur de plus d'une centaine d'ascensions en solitaire dans le massif du Mont-Blanc et dans les Andes dont de nombreuses « premières solitaires ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de la photographe Janine Niepce[1] et du producteur de cinéma Claude Jaeger, Nicolas Jaeger nait le 20 octobre 1946[2] à Boulogne-Billancourt. Il fait des études de médecine et pratique l'alpinisme : il devient médecin et en 1975 sort major de sa promotion de guide de haute montagne[1].

Médecin et sportif, Nicolas Jaeger est également fumeur : les cigarettes l'accompagnent sur les plus hauts sommets, y compris l'Everest[1].

En 1977, Nicolas Jaeger est chef d'une expédition au Pérou au cours de laquelle il ouvre en solitaire de nouvelles voies sur plusieurs sommets de plus de 6 000 mètres. Il retourne en 1978 au Pérou pour une expédition ultra-légère qui lui permet à nouveau de réaliser des premières ascensions en solitaire[2].

La même année, Nicolas Jaeger participe à la première ascension de l'Everest par une expédition française dirigée par Pierre Mazeaud, avec Jean Afanassieff et Kurt Diemberger. Il atteint le sommet le 15 octobre avec Afanassieff et ils sont les premiers à redescendre un sommet de 8 000 mètres d'altitude à ski[3]. Cette expédition lourde, avec ses nombreux porteurs, des bouteilles d'oxygène, des camps d'altitude, ne correspond pas au style d'alpinisme que pratique Nicolas Jaeger, un alpinisme léger, souvent en solitaire. Mais cette expédition est l'occasion pour lui de monter à l'Everest (montagne encore rarement gravie à l'époque), de bénéficier d'une exposition médiatique qui facilitera ses projets futurs et d'observer le comportement du corps humain à haute altitude[1].

L'année suivante, il part vivre seul du 27 juillet au 27 septembre 1979 à 6 700 mètres d'altitude au Pérou, sous le sommet du Huascarán, pour étudier sur lui-même la physiologie humaine en haute altitude. Il est à la recherche d'« une sorte de super-acclimatement » permis par des séjours prolongés en altitude. Il rédige quotidiennement le journal de son séjour, les Carnets de solitude, qu'il publiera à son retour. N'ayant pas souffert du mal des montagnes au cours de ce long séjour, il constate sa grande capacité d'acclimation à l'altitude[1].

Fort de son expérience de l'altitude et de l'alpinsime en solo, il retourne en Himalaya en 1980 avec comme objectif l'ascension de la face sud du Lhotse, seul, sans oxygène, sans l'aide de porteurs. Le , Jaeger est vu pour la dernière fois à 8 200 mètres d'altitude dans la face sud du Lhotse. Il était marié et père de deux filles[1].

Ascensions solitaires (premières)[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Charlie Buffet, « Nicolas Jaeger au pays de l'oxygène rare », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  2. a et b Site consacré à Nicolas Jaeger
  3. (fr) Jean Afanassieff - Alpiniste aventurier