Moquette

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Des rouleaux de moquette.

La moquette, tapis mur à mur (qc) ou tapis-plain (be), était à l'origine une étoffe à trame et chaîne en fil mais veloutée de laine. En 1650 on la nommait "moucade" mot d'origine inconnue qui a évolué en moquette. C'est donc une matière décorative qui a pour but de recouvrir les surfaces (généralement les sols) et qui a pris plus tard le sens de tapis cloué ou collé au sol recouvrant l'ensemble de la pièce.

La moquette a connu un fort engouement dans les années soixante, concurrençant ainsi la fabrication de tapis et participant à son déclin.

La moquette est aujourd'hui fabriquée en diverses matières et en coloris quasi-infinis. Elle offre des qualités d'insonorisation appréciables dans les habitats collectifs. Son entretien se fait au balai mécanique, à l'aspirateur ou au shampoing pour éliminer les poussières et les tâches.

Les acariens[1], et de petits coléoptères de type dermestidés ou ptinidés y trouvent souvent refuge, ce qui a été relevé par des allergologues comme une cause d'allergisation et d'apparition de maladies comme l'asthme chez l'Humain[2].

Lorsqu'elle est en matériau synthétique, il peut se créer des phénomènes d'électricité statique du fait des frottements des pieds sur sa surface[3],[4] susceptibles d'endommager les appareils électroniques à proximité[5].

La moquette désigne aussi un type de surface de jeu pour le tennis, qui a un confort acoustique élevé, mais a été abandonné pour les tournois ATP en 2009, en raison des risques traumatiques que son utilisation entrainait pour les joueurs.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bouton, C., and J. Ducommun. « Allergie aux acariens: mythes et réalités », Revue médicale suisse, 832-6, 15 avril 2009 Lire en ligne [PDF]
  2. Bouchet, F., Lavaud, F. et Deschamps, F. « Coléoptères synanthropes des moquettes et autres textiles domestiques », Revue française d'allergologie et d'immunologie clinique, 36(7), p. 765-770, 1996, DOI:10.1016/S0335-7457(96)80063-3, résumé en ligne
  3. Abdelber Bendaoud « Contribution à l’étude de la modélisation de la décharge électrostatique en vue de l’optimisation de la protection », Thèse de doctorat. Université El Djillali Liabès de Sidi Bel Abbès, présentation en ligne.
  4. Christine Blondel et Bertrand Wolff, « L'électricité de pression de Haüy et l'électricité de frottement font cause commune », sur cnrs.fr, 2010 lire en ligne.
  5. Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, « Fabrication et maintenance des systèmes automatisés de fabrication des cartes électroniques » lire en ligne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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