Monte là-dessus !

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Monte là-dessus !
Description de cette image, également commentée ci-après

Harold Lloyd pendu à l'horloge.

Titre original Safety last !
Réalisation Fred C. Newmeyer
Sam Taylor
Scénario Hal Roach
Sam Taylor
Tim Whelan
Jean C. Havez
Acteurs principaux
Sociétés de production Hal Roach Studios
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie
Thriller
Durée 70 minutes
Sortie 1923

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Monte là-dessus ! (Safety Last !) est un film américain muet, réalisé par Fred C. Newmeyer et Sam Taylor, sorti en 1923, et demeuré célèbre pour la séquence dans laquelle le héros, interprété par Harold Lloyd, est suspendu aux aiguilles de l'horloge d'un immeuble, au-dessus du vide.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Harold vient à Los Angeles pour faire fortune, il survit grâce à de petits boulots. Il a menti à sa fiancée sur sa situation financière réelle, et, lorsque celle-ci vient le rejoindre en ville, il est dans l'impossibilité de la recevoir dignement mais parvient à le cacher en se faisant passer pour le directeur du magasin où il travaille. Afin de toucher l'argent dont il a besoin pour se marier, il propose à son directeur une opération de promotion pour laquelle il pense utiliser les talents d'un ami capable d'escalader des immeubles. Mais à cause d'un policier, l'ami ne peut tenir son engagement et Harold doit se lancer dans l'ascension de l'immeuble du magasin devant les badauds rassemblés dans la rue, en s'aidant uniquement des aspérités du décor. À chaque étage, Harold espère être enfin remplacé par son ami qui est obligé de lui donner rendez-vous à l'étage supérieur. Au dernier étage, arrivé sur la corniche, Harold est assommé par une girouette et tombe, se raccrochant aux aiguilles de l'horloge. Mais il s'en sortira et fera honneur à sa fiancée.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Et parmi la distribution non créditée :

Tournage[modifier | modifier le code]

Le bâtiment de 10 étages, escaladé par Harold Llyod, est le "12-story Bolton building", construit dans le Spring Street Financial District de Los Angeles en 1907.

La séquence de l'escalade a été permise par un effet spécial très simple : le décor, qui comprend le dernier étage et l'horloge, a été construit directement sur le toit plat d'un immeuble commercial. La caméra filme en légère plongée ce décor, en évitant bien entendu de montrer sa base qui révélerait que le vide sous Harold Lloyd n'existe pas, puisque le personnage surplombe la surface du toit de l'immeuble porteur, située sous lui à quelques mètres. En revanche, la caméra montre bien la rue que l'on pouvait apercevoir tout naturellement du haut de cet immeuble. Le résultat fait croire que la fausse façade se continue jusqu'au sol et que Harold risque une chute mortelle.

Harold Lloyd, comme tous les comédiens du burlesque, n'avait pas froid aux yeux car une chute de quelque 4 ou 5 mètres, la hauteur de l'élément de décor, était possible et pouvait avoir des conséquences graves. D'ailleurs, quatre ans auparavant, il avait perdu deux doigts dans une autre cascade périlleuse.

Hommages et influences[modifier | modifier le code]

Reproduction de la scène sur une façade de l'hôtel InterContinental de Vienne en novembre 2016
  • La scène de l'horloge du film est mythique et a été imitée de nombreuses fois[1].
  • Jackie Chan, célèbre pour effectuer lui-même ses cascades, ne cache pas son admiration pour Lloyd et lui rend hommage dans le film le Marin des mers de Chine, sorti en 1983, lorsqu'il chute d'une tour d'horloge, scène dans laquelle il mit réellement sa vie en danger.
  • Un homonyme du célèbre comédien, Christopher Lloyd, dans le film Retour vers le futur de Robert Zemeckis, sorti en 1985, escalade également au péril de sa vie la façade de l'Hôtel de ville de Hill Valley, que surmonte une horloge.
  • En 2011, dans le film Hugo Cabret de Martin Scorsese, c'est le jeune Asa Butterfield qui se retrouve sur les aiguilles d'une grande horloge.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Harold Lloyd l'intrépide génie comique d'Hollywood, documentaire, réalisation : Andreas Baum, ZDF, Allemagne, 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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