Monastère de Saorge

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Monastère de Saorge
Monastère de Saorge -02.JPG
Façade de l'ancien couvent
Présentation
Destination initiale
monastère
Destination actuelle
Centre culturel
Style
Propriétaire
Commune
Patrimonialité
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
Camin de RepentiaVoir et modifier les données sur Wikidata
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Le monastère de Saorge est un ancien monastère catholique située à Saorge, en France[1].

Localisation[modifier | modifier le code]

Le monastère est situé dans le département français des Alpes-Maritimes, sur la commune de Saorge.

Historique[modifier | modifier le code]

Monastère[modifier | modifier le code]

Le Couvent des Franciscains Observantins Réformés ou « Récollets » a été fondé en 1633.

En 1639, la commune de Saorge a mis à disposition des frères la chapelle Saint-Bernard à proximité du village pour célébrer les offices en attendant que le couvent soit construit. En 1648, pour leur permettre de construire le couvent, elle leur concéda un terrain attenant. En 1661, elle leur attribua une aide financière pour terminer l’église dédiée à Notre-Dame-des-Miracles. La construction du couvent s’acheva dans les années qui suivirent.

Les bâtiments furent restaurés entre 1760 et 1762 par le maître-maçon Calderari de Lugano qui apporta un complément de décoration à l’église et au cloître.

En , les Franciscains sont chassés par les soldats français entrés dans Saorge et qui occupent le couvent. Il fut ensuite affecté à l’Hospice communal puis rendu aux Franciscains en 1824. Ils y sont demeurés jusqu’en 1903, date de promulgation de la loi sur les congrégations.

Ensuite le monument a périclité avec des affectations diverses : colonie de vacances, occupation par les soldats italiens et allemands durant la Seconde guerre mondiale

L'État a racheté le bâtiment en 1967 et l'a restauré. À la suite de ce programme, il est réoccupé entre 1969 et 1988 par des frères franciscains.

Après leur départ, l'État a recherché un programme permettant de préserver le monument et de le faire revivre dans un mode proche de sa destination originelle. Il a conçu le projet d’y héberger des écrivains à la place des religieux et en a confié la gestion au Centre des monuments historiques.

Maison des écrivains et de la littérature[modifier | modifier le code]

Depuis 2001, le Monastère est destiné à recevoir des écrivains, traducteurs, scénaristes et compositeurs de musique. La partie résidentielle du monument est désormais ouverte à des retraites d’écriture, ainsi qu’à des séminaires, colloques, ateliers d’écriture ou de traduction.

L'édifice est classé au titre des monuments historiques le [1].

Description[modifier | modifier le code]

Le couvent de Saorge a repris le même plan que le Monastère de Cimiez, celui des couvents construits au XVIIe siècle en Ligurie et dans le sud du Piémont.

Les bâtiments sont disposés autour d'un cloître rectangulaire. L'église est placée sur le côté nord. Les autres bâtiments à deux niveaux sont disposés sur les trois autres côtés. Autour du cloître ont été disposés les quatre galeries à arcades cintrées. Sous chaque galerie, les lunettes des voûtes ont été décorées au XVIIIe siècle de fresques relatant la vie de saint François d'Assise. Des cadrans solaires ont été peints sur les murs au XVIIIe siècle et XIXe siècle.

L'église est rectangulaire, à une seule nef avec quatre chapelles latérales voûtées d'arêtes. La nef est décorée par des peintures de faux marbre et des gypseries. Le chœur qui la prolonge est rectangulaire et plus étroit. Le maître-autel avec ses colonnes-torses est en bois ciré selon la tradition franciscaine. L'église est précédée d'un porche à trois travées surmonté d'une terrasse. Ce porche empêche la perception de la façade à deux niveaux avec la superposition des ordres. Une baie lyriforme a été ajoutée pendant la restauration de l'église au XVIIIe siècle. Elle est entourée d'un décor en gypserie. Une effigie de la Vierge y a été peint à fresque.

À l'extérieur, le jardin conventuel comprend des bassins d'arrosage, des pergolas couvertes de vignes, des plantations d'arbres fuitiers et un potager.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]