Michaël Herman

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Michael Herman
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Directeur de thèse
Harold Rosenberg (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Prix Salem ()
Prix Servant ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Michaël Herman (ou Michael Robert ou Michael R. ou Michel Herman[a]) est un mathématicien franco-américain, né à New York le et mort à Paris le .

Membre de l'Académie des sciences, il a profondément fait évoluer la théorie des systèmes dynamiques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Michaël Herman intègre l'École polytechnique[1],[2] en 1963 en tant qu'« élève étranger ».

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Après ses études, il est attaché de recherche (1967-1969 et 1973-1974) au Centre de mathématiques de l'École polytechnique créé par Laurent Schwartz et assistant à l'Université Paris 13 Nord de 1970 à 1973. Il est ensuite nommé au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) attaché de recherche en 1974. Il poursuit des travaux de Vladimir Arnold initiés par Henri Poincaré et soutient en 1976 sa thèse de doctorat dirigée par Harold Rosenberg « Sur la conjugaison différentiable des difféomorphismes du cercle à des rotations »[3] à l'Université Paris-Sud. Il est ensuite nommé chargé de recherche en 1976 puis maître de recherche en 1979 et enfin directeur de recherche de 1981 à 2000[4],[5].

L'un de ses plus illustres élèves est Jean-Christophe Yoccoz qui a obtenu en 1994 la médaille Fields pour la suite de ces travaux dans le domaine de la théorie des systèmes dynamiques[6] ,[7]

Activité scientifique[modifier | modifier le code]

L'Académie des sciences résume son apport à la science de la façon suivante : « Son œuvre scientifique a fait profondément évoluer la théorie des systèmes dynamiques. Il démontre en 1976 un théorème de conjugaison différentiable pour les difféomorphismes du cercle, qui constitue le premier résultat non perturbatif relatif aux problèmes de petits diviseurs. Il étudie les bords des disques et des anneaux invariants par une fraction rationnelle. Son livre en deux volumes (1983, 1986) constitue aujourd'hui encore la référence définitive sur les courbes invariantes par les difféomorphismes de l'anneau. Il a introduit en 1983 une méthode pour minorer les exposants d'Alexandre Liapounov[8] qui a connu depuis d'importants développements. Il a radicalement transformé, par une suite de travaux, la compréhension des tores invariants de la mécanique hamiltonienne : théorie de George David Birkhoff en dimension supérieure, existence de tores invariants ou translatés de co-dimension 1, contre-exemple au Closing Lemma pour les flots hamiltoniens, et une série d'études profondes sur l'instabilité topologique des systèmes conservatifs »[4].

Il dirige les Annales scientifiques de l'École normale supérieure de 1981 à 1986, la revue de mathématique Astérisque de 1986 à 1991. Il est responsable des Comptes rendus de l'Académie des sciences de 1995 à 1997[4].

Publications[modifier | modifier le code]

Universitaire, Michaël Herman a beaucoup publié[9] : quelques articles sont disponibles en ligne[10],[11].

Reconnaissance et distinctions[modifier | modifier le code]

Michaël Herman est élu membre correspondant de l'Académie des sciences du Brésil en 1984. Il est élu correspondant de l'Académie des Sciences le 19 mars 1990, puis membre le 4 février 1991 où il siège au sein de la section de mathématique.

Il reçoit le prix Salem en 1976, le prix Servant[b] de l'Académie des sciences en 1978[4] et le prix Jaffé[c] de l'Institut de France en 1987[13].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ses anciens collègues français le prénommaient « Michel », mais dans l'annuaire de la société amicale des anciens élèves de l’École polytechnique[1], son prénom est « Michael », sans tréma. En revanche, sur le site de la bibliothèque de l'École polytechnique[2], on y trouve « Michaël » (avec tréma) et son 2e prénom « Robert ». Il est clair qu'il y a eu une erreur de retranscription à un moment donné : néanmoins sauf erreur, a priori, la bibliothèque de l'X utilise les informations issues du concours d’admission ou de l'entrée dans l'École, fondées sur des données administratives officielles, telles que papier d’identité ou passeport.
  2. Le prix Servant est décerné chaque année par l'Académie des sciences alternativement dans le domaine des sciences mathématiques et dans le domaine des sciences physiques.
  3. Le prix Jaffé est décerné chaque année, sur proposition de l'Académie des sciences, pour couronner des travaux ou des expériences destinés au progrès et au bien-être de l'humanité[12].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b De la promotion X1963, cf. le site de l'association des anciens élèves de l'École polytechnique (l'AX) ; la consultation de sa fiche sur ce site de l'AX mentionne aussi : « Ancien élève étranger ». Consulté le 29 mars 2015.
  2. a et b Site de la bibliothèque de l'École polytechnique, onglet « Catalogues de la BCX –> Famille polytechnicienne », recherche « Michael Herman », résultat : « Herman, Michaël Robert (X 1963) ». Consulté le 29 mars 2015.
  3. (en) « Sur la conjugaison différentiable des difféomorphismes du cercle à des rotations », sur le site de "The European Digital Mathematics Library" (consulté le 11 janvier 2014).
  4. a b c et d « Les décès », sur le site de l'Académie des Sciences (consulté le 11 janvier 2014).
  5. « HERMAN Michael Robert, franco-américain, 1942-2000 », sur le site de Serge Mehl (consulté le 11 janvier 2014).
  6. (en) Le site de l'Union mathématique internationale, qui attribue les médailles Fields, fournit en 1994 une biographie sommaire de JCh.Yoccoz : cliquer sur son nom pour en obtenir le détail. Site consulté le 27 mars 2015.
  7. « Les élèves attirés par les mathématiques doivent être rassurés », sur le site VousNousIls.fr, (consulté le 11 janvier 2014).
  8. « Une méthode pour minorer les exposants de Lyapounov et quelques exemples montrant le caractère local d’un théorème d’Arnold et de Moser sur le tore de dimension 2 », sur le site des éditions Springer (consulté le 11 janvier 2014).
  9. « Bibliographie », sur le site books.google (consulté le 11 janvier 2014).
  10. « Recherche et téléchargement d’archives de revues mathématiques numérisées », sur le site NUMDAM (Numérisation de documents anciens mathématiques) (consulté le 11 janvier 2014).
  11. (en) « Michael R. Herman », sur le site de "The European Digital Mathematics Library" (consulté le 11 janvier 2014).
  12. « Prix Jaffé », sur le site de l'Institut de France (consulté le 11 janvier 2014).
  13. Liste des lauréats du prix Jaffé et description de leur apports à la science, site de l'Académie des Sciences, [lire en ligne]