Matrone (Rome antique)

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Statue de femme romaine, v. 105 ap. J.-C., Glyptothèque de Munich.

Matrone est un nom commun qui est issu du latin matrona, dérivé de mater « mère » avec un suffixe augmentatif, selon une dérivation similaire à pater / patronus (père, patron).

Rome antique[modifier | modifier le code]

Le pilentum (ici sur un monument funéraire) était un char à quatre roues utilisé pour transporter les matrones lors des processions sacrées ainsi que pour aller aux jeux.

Dans la société antique romaine, la matrone était la mère de famille, digne et respectable, chargée du bon maintien de la maison et de l'éducation des enfants. Elles sont dispensées de tout travail domestique ou agricole, sauf du filage de la laine, selon une tradition que les Romains font remonter à l'enlèvement des Sabines. La mère de famille dispose d'un certain pouvoir à l'intérieur de la maison, elle dirige les servantes et les esclaves. On l'appelle la « domina ».

Les matrones romaines avaient leur fête, célébrées à Rome, aux calendes de Mars (Matronalia).

Parmi les matrones admirées des Romains, on peut citer Véturia (mère de Coriolan), Cornélia (mère des Gracques), Aurelia Cotta (mère de Jules César), et Atia (mère d'Auguste)[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pour les trois dernières, voir Tacite, Dialogue des orateurs, 28, 6

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicole Boëls-Janssen, La vie religieuse des matrones dans la Rome archaïque, Rome, 1993, 524 p., Publications de l'École française de Rome, 176, lire en ligne

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]