Mary Garden

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Mary Garden
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Mary Garden
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Naissance
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Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
InverurieVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
St Margaret's School for Girls (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Maîtres
Genre artistique

Mary Garden, née à Aberdeen (Écosse) le et morte à Inverurie, près d’Aberdeen, le , est une chanteuse d’opéra (soprano) écossaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mary Garden dans Pelléas et Mélisande en 1908.

Mary Garden étudie le chant avec Mathilde Marchesi, Sarah Robinson-Duff[1] et avec Lucien Fugère et Jules Chevalier. Sibyl Sanderson, sa « marraine artistique » la recommande ensuite à Albert Carré, directeur de l'Opéra-Comique[2]. Elle fait ses débuts dans le rôle de Marie dans la Marseillaise de Lucien Lambert le 14 juillet 1900.

Elle crée ensuite le rôle de Diane dans La Fille de Tabarin de Gabriel Pierné. Malgré le peu de représentation, elle obtint un succès personnel non négligeable.

Elle devient célèbre en remplaçant au pied levé Marthe Rioton dans le rôle de Louise de Gustave Charpentier le à l'Opéra-comique[3]. Très vite, elle élargit son répertoire et Claude Debussy lui confie en 1902 la création de Pelléas et Mélisande[4], quitte à se fâcher avec Maurice Maeterlinck, l’auteur du livret, qui voulait le rôle de Mélisande pour sa compagne Georgette Leblanc.

Elle joue aussi dans La Reine Fiamette de Xavier Leroux, avec Adolphe Maréchal et Hector Dufrane en 1904. La même année, elle se rend à Londres pour jouer une série de quatre opéras à Covent Garden : La Vie de Bohème de Giacomo Puccini, Manon de Jules Massenet et Faust et Roméo et Juliette de Charles Gounod.

Elle ne se laisse pas enfermer dans ce rôle en demi-teinte et incarne avec le même succès la voluptueuse et cruelle Salomé de Richard Strauss le [3] en interprétant la danse des sept voiles jusqu'à la nudité totale[5]. Elle excelle dans le répertoire français dont elle possède parfaitement la langue. Elle joue notamment dans Manon et Thaïs (Jules Massenet), La traviata (Giuseppe Verdi).

En 1915, elle joue Tosca dans l'opéra éponyme de Giacomo Puccini à l'Opéra-Comique. Elle donne la réplique à Jean Périer (Scarpia). L'interprétation de Mary Garden a eu un bon succès, autant pour ses qualités vocales que pour son jeu d'actrice et sa tenue[6].

Elle interprète le rôle-titre lors de la première new-yorkaise de l'opéra de Jules Massenet Cléopâtre le , dont elle avait aussi chanté Thaïs. Elle incarne la pécheresse dans un film muet américain de 1917[7].

En janvier 1921, elle est la directrice artistique du Chicago Opera Association. Elle dépense une fortune pour la création de L'Amour des trois oranges de Prokofiev et impose la version en français. Le rôle de Léandre est interprété par le grand Hector Dufranne.

En 1928, à Boston, elle interprète plusieurs opéras avec la Chicago Civic Opera Company : Sapho (Massenet), Le Jongleur de Notre-Dame (Massenet), Louise (Gustave Charpentier) et Carmen (Georges Bizet)[8].

Elle revint à ses emplois de prima donna et fait ses adieux à la scène en 1931 dans Carmen[3], rôle qui ne lui convenait pas, puis donne des récitals jusqu’en 1934.

Entre 1949 et 1955, elle consacre son temps à des conférences sur Claude Debussy.

Elle a écrit plusieurs livres, dont L'Envers du décor et Souvenirs de Mélisande.

Elle a longtemps habité dans le huitième arrondissement de Paris, au 44 rue Washington, dans l'immeuble où est née Irène Joachim, qu'elle a conseillée pour Pelléas et Mélisande[9].

Ligne de parfums[modifier | modifier le code]

En 1909, la filiale américaine des parfums Rigaud signe avec Mary Garden le lancement d'une ligne de parfums et de soins cosmétiques à son nom. Une vingtaine de produits seront édités et vendus jusqu’à la fin des années 1920.

La cantatrice avait précédemment signé avec la firme McLean Perfumes (Detroit) en 1904, mais choisira de rompre son contrat[10].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Ménestrel », sur Gallica, (consulté le )
  2. « Revue illustrée / F.-G. Dumas, directeur », sur Gallica, (consulté le )
  3. a b et c Dictionnaire de la musique : sous la direction de Marc Vignal, Paris, Larousse, , 1516 p. (ISBN 978-2-03-586059-0), p. 672
  4. François-René Tranchefort, L'Opéra, Paris, Éditions du Seuil, , 634 p. (ISBN 2-02-006574-6), p. 562
  5. André Segond, Divines divas, Gallimard, p.64
  6. « Le Cri de Paris / dir. P. Dollfus », sur Gallica, (consulté le )
  7. « Thaïs (1917 American film) »
  8. « Le Ménestrel : journal de musique », sur Gallica, (consulté le )
  9. « Mémoire Retrouvée Irène Joachim : une archive de 1994 », sur France Musique (consulté le )
  10. (en)« Mary Garden (c. 1904) McLean Perfumes », Perfume Projects, en ligne.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]